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Conception et mise en oeuvre d'outils et de services numériques - Accompagnement technique et support du réseau FormaVia

Juillet 2012

[dossier C2i2e] Formations d'agents et élus territoriaux : mise en place d'une plateforme collaborative et formation des utilisateurs et animateurs à son utilisation (Accès: Lecture : Public)

le 6 Juillet 2012 par Florian Daniel   Commentaires (0)

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doc de travail

(en cours de rédaction)

 

Ce projet intitulé "Départements en réseaux" se déroule en plusieurs temps :

  • conception et mise en oeuvre d'une plateforme collaborative interdépartementale,
  • formation des utilisateurs et animateurs de la plateforme

 

Pincipes de conception de la plateforme

La partie conception et mise en oeuvre de la plateforme présente plusieurs particularités, outre sa dimension collaborative qui modifie sensiblement les pratiques des agents et élus qui l'utilisent.

Il s'agit avant tout d'un dispositif qui se veut exemplaire dans la mutualisation et l'ouverture : à ce titre, l'ensemble des développements informatiques réalisés sont publiés sous licence libre (GPL2), et un effort tout particulier a été porté sur l'accessibilité du site, au sens numérique du terme (le site est utilisable via un lecteur vocal et accessible à la navigation au clavier). La plateforme est ainsi mise à libre disposition des acteurs qui souhaitent l'utiliser pour leurs propres besoins.

L'évolution et les discussions qui concernent l'évolution du site sont ouvertes à tous les membres intéressés, à travers des groupes de travail ad hoc : comité de pilotage, comité technique, et groupe des animateurs.

Dans la même optique, l'ensemble des supports de formation sont publiés sur la plateforme, et sous licence Creative Commons, afin de permettre leur réutilisation par d'autres formateurs. L'objectif est avant tout de former d'une manière "virale", en incitant les premiers participants aux formations à former eux-même d'autres personnes à l'utilisation du site et à son animation.

Les formations proposées utilisent la plateforme elle-même comme support de formation. Cette approche vise à favoriser l'appropriation par l'usage, en utilisant dans le cadre des formations les outils qui seront déployés et utilisés par les futurs animateurs de groupes de travail (qui sont des espaces collaboratifs sur lesquels ils disposent de droits d'administration limités à cet espace).

 

Déroulement des formations

(en vrac, à réorganiser)

Formation par l'usage, avec des allers-retours entre pratique et théorie. Ces formations durent une journée et ne sont pas récurrentes (1 session par personne).

 

Les participants viennent généralement avec un objectif : les formations commencent, après un brève introduciton sur le contexte du projet, par un tour de table : "Nom et prénom? Fonction et missions ? Qu'attendez-vous de cette journée ?". La matinée est ensuite consacrée à la présentation de la plateforme et à son utilisation, en alternant présentation formelle et mise en oeuvre, et disgressions sur des questions connexes (identité numérique, autres outils, animation, etc.).

Le déjeuner permet, en passant et sans en donner l'air, de faire la transition avec l'animation de communautés en faisant aborder le lien entre des activités extra-professionnelles et professionnelles, via les outils susceptibles de les supporter : c'est ainsi qu'une discussion sur la course à pied s'est soldée par la création d'un groupe de coureurs. Si celui-ci est clairement hors du champ professionnel du réseau, son animation met en oeuvre les mêmes principes, et permet de découvrir les fonctionnalités dans un cadre de confiance, quasiment ludique, et sans risque "d'erreur" ou de dérapage - ce qui n'aurait pas forcément été le cas d'un groupe "libre expression" ou "le café du commerce" par exemple.

Je pose généralement une autre série de questions pour reprendre la session de l'après-midi : quels outils collaboratifs ou pratiques d'animation utilisez-vous ou souhaiteriez-vous utiliser dans le cadre de vos activités professionnelles - et extra-professsionnelles ? Cela permet de constituer une liste d'outils parfois plus ou moins partagée, et d'en discuter les avantages comparés. Il devient alors plus aisé de partir de ces pratiques pour présenter d'autres outils plus élaborés, des techniques d'utilisation variées, et d'enrichir cette liste en focntion des besoins.

 

Présentation générale, en invitant à poser des questions pour détailler certains points connexes aux sujets abordés. Cette introduction aborde le positionnement des plateformes sociales en ligne : généralistes et grand public, profesionnelles, de niche, etc.

Création d'un groupe de travail, afin d'expérimenter les outils disponibles, et d'aborder les questions d'animation et de confidentialité à travers le rôle de "gestionnaire d'un groupe de travail" et ses droits spécifiques sur les membres et contenus de "son" groupe.

La plateforme est présentée non comme un produit fini, mais comme le support qui permet de référencer et de relier diverses activités en ligne : la notion de portfolio est ainsi abordée à travers le renseignement de son profil professionnel, prétexte à évoquer la confidentialité des informations, le traitement des données personnelles par divers grands acteurs du marché (Facebook, Linedin, Google...), l'indexation de ces données, la responsabilité des éditeurs et les droits des personnes sur leurs données, etc. De nombreux outils externes sont ainsi présentés, en les intégrant aux pages du groupe : visioconférence, prise de note en grand groupe, etc. Etherpad est par exemple utilisé dans ce cadre, dans une approche ludique : la seule consigne est d'expérimenter son utilisation, en écrivant, en modifiant les textes déjà saisis, en échangeant par le biais du "chat" intégré avec les autres participants.

Les "tests" des outils du réseau se font dans un cadre de confiance : dans un groupe réservé (souvent détruit à l'issue de la formation, ou du moins nettotyé des contenus trop visibles ou inappropriés), utilisation de comptes anonymes pour le test d'outils externes comme par exemple des outils de visionconférence gratuits.

Les publications sont prétexte à intégrer des vidéos externes, ou des services de tableau blanc interactif ou permettant de commenter "en direct" et à distance une présentation ou un document bureautique, ce qui offre là encore l'occasion de tester des services en ligne souvent inconnus des participants, ou d'approfondir ceux qu'ils présentent eux-même.

 

Eléments de preuve :

  • La plateforme Départements en réseaux : http://departements-en-reseaux.fr/
  • Présentation du projet (si accord pour rendre la présentaiton publique)
  • Descriptif des formations : présentation des modules de formation
  • Exemples de supports de formation (copies d'écran groupes de test et de formation)

 

[dossier C2i2e] Tutorat et formation à distance : accompagnement à distance et dispositifs mis en oeuvre dans le cadre de FormaVia (Accès: Lecture : Public)

le 6 Juillet 2012 par Florian Daniel   Commentaires (0)

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doc de travail

(en cours de rédaction)

 

Mon rôle au sein du réseau FormaVia revêt plusieurs facettes : animateur, conseil, formateur occasionnel, je participe principalement à l'animation du réseau au niveau de ce que j'appelle les infrastructures numériques.

J'ai été ou suis en charge de l'ensemble des outils du réseau d'un point de vue technique : installation et parfois intégration et développement des outils internes, gestion des listes de contacts et newsltters, des serveurs, création et animation des comptes sur des réseaux tiers comme Twitter, Netvibes, Facebook, testeur de tous les services susceptibles d'être utilisés par le réseau, ou à explorer pour en évaluer le potentiel... Cet axe de mon travail m'a rapidement valu cette étiquette "technique" que je revendique volontiers, à condition qu'elle soit au service des membres du réseau.

Je suis donc devenu, de fait, référent pour toutes les questions "techniques" du réseau, et à ce titre, très régulièrement amené à présenter un service ou un dispositif en ligne, et comment l'utiliser, ou à répondre aux questions des membres -ou futurs membres- concernant la "plateforme FormaVia", ou les divers autres outils que nous utilisons ou explorons dans le cadre des activités du réseau.

En tant qu'animateur, je sais que l'écoute, la reconnaissance des autres et de leur parole sont fondamentales dans les relations -en ligne comme ailleurs-, et qu'à distance en particulier, les notions de présence (ou plus précisément de "co-présence" dans un même espace de repésentation sociale) et de disponibilité (potentielle) qu'elle induit sont des facteurs clefs de la réussite des projets menés collaborativement, et plus encore à distance.

Cette situation m'amène à décrire mon rôle de fait au sein de ce réseau comme étant fréquemment celui d'un tuteur, en charge de l'accompagnement des membres du réseau à l'appropriation des outils numériques propres (plateforme FormaVia) et tiers (outils et services web 2.0 de tous types, autres plateformes en ligne).

Mes activités de "tutorat" relèvent ainsi de plusieurs types de tutorat :

  • astreintes et permanences, concrétisées par une présence en ligne quasi-permanente, et l'invitation faite aux membres de me joindre dès qu'ils pensent avoir un blocage ou constatent un fonctionnement anormal ; cette rpésence en ligne se traduit souvent par de petites demandes d'aide, très courtes et très fréquentes, principalement via une messagerie instantanée (skype), plus rarement par téléphone (numéro personnel), et parfois en partage d'écran (dans un sens ou dans l'autre)
  • activités et pemanences "formelles", réifiées dans les "Conciergeries du Jeudi", dispositif mis en place suite à des échanges avec Mathieu Coste (à qui revient la paternité du terme de "Conciergerie") et Yoann Duriaux, dont les suggestions créatives m'ont incité à formlaliser le concept en un dispositif "officiel" de FormaVia
  • tutorat/formations à distance, dans le cadre de projets précis, et en particulier lors de la mise en place des Microconférences
  • un dispositif de rétroaction (ou en bon franglais de feedback), à visée formative, matérialisé par l'outil "feedback" présent sur chaque page du site, et qui permet d'interpeller l'équipe sur des questions techniques, soit pour demander des explications, soit pour signaler un problème ou suggérer des évolutions.

 

Eléments de preuve associés :

[dossier C2i2e] Des outils pour évaluer : conception et mise en oeuvre d'outils d'évaluation et de positionnement (Accès: Lecture : Public)

le 6 Juillet 2012 par Florian Daniel   Commentaires (0)

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doc de travail

(en cours de rédaction)

 

Un exemple de construction d'un outil d'évaluation de stages étudiants : gestion d'un parcours et d'éléments d'évaluation associés :

Contexte :

Suite à un appel à projet pédagogique, un enseignant de l'université Paris Descartes a obtenu un budget pour la mise en place d'un outil de suivi et d'évaluation des stages étudiants. Après des échanges avec le service TICE, il a été décidé que cet outil serait intégré à la plateforme sociale de l'université (les "Carnets²"). J'interviens comme prestataire pour la conception et le développement de cet outil d'évaluation.

Contraintes techniques et pédagogiques :

Un cahier des charges très détaillé est asssocié au projet, je n'en liste ici que les grandes lignes :

  • Les parties prenantes sont les étudiants, leurs tuteurs, et leurs responsables.
  • L'outil offre des vues diverses selon le rôle des personnes en soi, et leur rôle par rapport à un projet donné.
  • Il est intégré à la plateforme sociale, et s'appuie sur des productions créées par d'autres outils intégrés à cette plateforme.
  • Les informations concernant les rôles des membres sont issues du LDAP, toutefois certains rôles peuvent avoir des rôles différents en fonction du contexte (il doit être possible d'être stagiaires dans un groupe et tuteur dans un autre, ou tuteur et responsable d'un stage).

Objectifs d'utilisation :

L'outil vise à permettre aux tuteurs et responsables pédagogiques de constuire un parcours de stage, composé d'une ou plusieurs étapes. Chacune de ces étapes dispose de consignes propres, et peut être validée par une note ou une appréciation. Un workflow permet de gérer un système d'alertes, et des états de complétion et de validation des étapes. Les étudiants associent des contenus -qui sont des productions qu'ils ont faites par ailleurs sur la plateforme Carnets²- à ces étapes, et peuvent demander l'évaluation, ou simplement les commentaires d'un tuteur. Des vues spécifiques permettent aux tuteurs de gérer leurs tutorés, et aux responsables de superviser l'ensemble. Une fois le dossier de stage terminé et évalué, il devient un dossier "statique", qui constitue dès lors un élément de preuve -non modifiable- et peut être valorisé en tant que tel par l'étudiant. Une copie est archivée pour les besoins de l'université.

Conception de l'outil :

L'intégration au sein d'une plateforme existanteimpose certaines contraintes mais permet aussi de s'appuyer sur des fonctionnalités existantes : la gestion d'une classe ou d'un groupe de stagiaires s'appuie ainsi sur les "groupes", dont ces "portfolios d'évaluation" constitue l'une des fonctionnalités, qui ne peut être activée et configurée que par certains rôles.

 

Les vues et perspectives :

  • la perspective du tuteur : suivi de ses étudiants, validation, demande de compléments, précisions
  • la perspective de l'étudiant : avancement de son dossier, dépôt d'éléments de preuve, interpellations de son tuteur, et dialogue pédagogique associés aux étapes stage
  • la perspective de supervision : définition du parcours (étapes de la constitution du dossier d'évaluation), clôture des stages
  • après le dossier d'évaluation : l'évolution du dossier formalisé et terminé en élément d'un portfolio structuré.

 

Eléments de preuve :

 

 

[dossier C2i2e] Conception de dispositifs web, du point de vue légal : chartes, mentions légales, informations personnelles, fichiers et déclarations CNIL (Accès: Lecture : Public)

le 6 Juillet 2012 par Florian Daniel   Commentaires (0)

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doc de travail

Déclaration CNIL

L'édition, l'administration ou la mise en place d'un site internet pose la question des informations collectées, et de leur traitement. De fait, l'activité d'ITEMS nécessite de se préoccuper des questions de responsabilité éditoriale et de déclaration du site auprès de la CNIL. Cela se limite généralement au niveau du conseil, nos clients faisant habituellement eux-même ces démarches déclaratives - ils disposent d'ailleurs généralement d'une cellule juridique qui se charge de définir qui assume la responsabilité d'éditeur des sites concernés. A ce jour, il ne m'est ainsi arrivé qu'une seule fois de faire une déclaration auprès de la CNIL, concernant un fichier de données contenant des éléments personnels, collectés dans le cadre du fonctionnement d'une plateforme collaborative, et qui ne faisait l'objet d'aucune utilisation ; la question s'était alors posée de devenir correspondant CIL afin de faciliter les démarches futures, mais le nombre de sites concernés que nous gérons en propre ne justifiait pas le temps requis par cette démarche.

 

Gestion des données et informations personnelles

Il arrive plus fréquemment que nous devions gérer des demandes d'accès, de modification, et le plus souvent de suppression des informations personnelles collectées : le préalable est l'information des utilisateurs, généralement via une indication appropriée "informations personnelles" qui indique la marche à suivre, et consiste typiquement à proposer une adresse de contact pour faire part de sa demande. Sur FormaVia, le process-type que j'ai défini -dans le cas particulier d'une demande de suppression de compte- est de s'assurer que les implications de la demande sont bien comprises, la suppression du compte et des informations personnelles associées entrainant également la suppression de toutes les publications de l'auteur, puis d'y accéder en effectuant une vérification via l'adresse d'inscription : le demandeur doit confirmer sa demande en réponse à un mail adressé à son adresse d'inscription. Cette disposition vise à éviter la suppression non souhaitée d'informations, et à vérifier que le demandeur est bien habilité à faire cette demande.

Je me charge également du maintien des liste de contacts : requalification après chaque envoi massif, validation des envois sur des adresses protégées par des services du type MailInBlack, suppression des adresses qui ne sont plus valides, changement d'adresse ou de contact le cas échéant, mais toujours après une prise de contact direct pour confirmer que la nouvelle personne en poste souhaite bien recevoir les mêmes informations que son prédécesseur. De même, lorsque quelqu'un souhaite se désinscrire je vérifie que cela est bien répercuté dans les diverses listes de contacts. Afin de faciliter le droit d'accès et de modification des destinataires aux informations les concernant, chacun des envois comporte un lien de modification ou de suppression de son adhésion à la liste.

L'administration de bases de données contenant des données nominatives ou privatives, notamment dans le cas des intranets qui diposent d'une messagerie interne, ou de l'administration des adresses mail de l'entreprise, ajoute la question de la confidentialité des correspondances privées, et des obligations de réserve vis-à-vis des informations qu'un administrateur est susceptible d'y trouver. Les responsaibilités correspondantes sont décrites dans les guides du Syntec, syndicat professionnel de ces métiers de l'information, notamment le guide n°21 relatif au "contrôle de l'usage par le salarié de l'outil informatique de l'entreprise", qui rappelle les principes de finalité et de proportionalité qui s'appliquent à tous types de données personnelles et à leur surveillance éventuelle. Par principe, un administrateur s'interdit d'accéder à toute information privative et plus encore personnelle, toutefois ses tâches (en cas de "plantage" par exemple) peuvent nécessiter l'accès à certaines de ces informations : ce type de guide décrit dans quelle mesure cela est possible ou non, et avec quel niveau de risque, la jurisprudence étant encore très floue ou variable en ce qui concerne l'accès aux données personnelles, ou pour définir les limites de la responsabilité éditoriale des hébergeurs, éditeurs et contributeurs de sites participatifs.

Lorsque ces questions revêtent une dimension critique pour nos clients, ou portent sur des points précis de jurisprudence, nous faisons appel à un juriste spécialisé avec qui nous travaillons régulièrement et qui apporte un point de vue plus précis.

 

Hadopi : un exemple d'application en entreprise

Les envois de courrier par la haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet (HADOPI) m'offrent un cas d'école pour le respect de la législation sur le lieu de travail : nous avons en effet reçu un tel courriel en février dernier, relatif au constat d'une infraction commise à partir de l'une des adresses IP correspondant à nos locaux. Dans la mesure où nous travaillons en réseau, hébergeons une autre entreprise dans nos locaux, et accueillons régulièrement des visiteurs variés, susceptibles de se connecter à une demi-douzaine de points d'accès différents. Etant donné nos moyens informatiques tout à fait modestes (ce n'est même pas officiellement mon rôle en interne), aucun système de filtrage ou de traçage n'avait été mis en place - cela qui aurait posé d'ailleurs d'autres questions et des cas de conscience sur la surveillance des salariéset visiteurs.

Suite à ce signalement, j'avais donc tenté d'obtenir plus d'informations par téléphone sur l'infraction constatée, celle-ci étant très elliptique, et ne signalant que l'adresse IP, le nom du logiciel utilisé, la date (2 mois plus tôt !) et le nom de l'oeuvre, mais pas celui du fichier si sa taille.

Le central téléphonique de l'autorité redirige les appels "entreprise", qui bénéficient apparemment d'un support spécifique : après quelques questions d'identification de l'entreprise et de l'interlocuteur, l'entretien vise en particulier à décrire l'environnement informatique ambiant, et en particulier estimer le nombre d'accès à internet et leur sécurisation : dans notre cas 6 points d'accès WiFi, tous sécurisés en WAP (sécurité "standard") ou WEP (système plus ancien, maintenant considéré comme facile à casser), et environ 50 personnes différentes par mois, dont les 4/5e extérieures à l'entreprise. Une fois ces renseignements fournis, l'opérateur indique des moyens de sécuriser sa connexion et faire respecter la loi, dans une approche "raisonnable" qui visait principalement à sécuriser les connexions WiFi et à informer les utilisateurs. Sur la base de mes réponses, et réserves sur les possibilité de filtrage des connexions, il signale que cet entretien fera l'objet d'un procès-verbal, qui fait état de la bonne volonté de l'interlocuteur de l'entreprise de faire respecter les dispositions de la loi sur le téléchargement illégal.

Suite à ma demande concernant d'éventuels documents d'information à afficher, ainsi que des informations complémentaires permettant de préciser la nature du fichier incriminé, j'ai eu la surprise d'apprendre que l'autorité n'en prévoyait pas a priori, et le courrier que nous avons reçu par la suite ne contenait finalement aucun des documents ou informations évoqués.

Une brève réunion d'information a suivi cet appel, afin d'informer sur la réception de ce courrier et les risques que des pratiques des téléchargement illégales faisaient courir à l'entreprise. Ce mini-débat a surtout été l'occasion de rappeler le rôle, les moyens et le champ d'application d'Hadopi, ainsi que son positionnement sur les questions de streaming, et tout simplement ce qu'il est légal de télécharger ou non. L'objet n'était pas d'identifier l'auteur de l'infraction, mais plutôt de parvenir à un consensus sur la bonne utilisation des ressources partagées  : en l'occurrence pas de contrôle mais une responsabilisation de chacun.

 

Chartes

Les chartes ne se substituent pas aux lois, aussi n'est-ce pas tant pour des raisons légales que liées au projet que nous sommes amenés à les définir : elles constituent le cadre de fonctionnement du projet, font état de ses valeurs et principes. La charte constitue surtout l'élément clef sur lequel la fonction d'animation va pouvoir s'appuyer pour justifier des actions de modération engagées : il s'agit avant tout d'une charte sociale, idéalement co-construite par les membres qui vont l'accepter. Au même titre que la défintion d'une association, elle définit l'objet du projet, son étendue et son public (qui est membre ou a tel rôle), ses valeurs et ses modalités d'organisation, avec l'objectif de créer un espace de confiance.

La charte est en outre un objet vivant, qui peut évoluer en fonction de l'évolution de la communauté qui l'a mise en place. La charte de Départements-en-réseaux.fr, plateforme réservée aux agents et élus des Départements, se présente ainsi de cette manière :

CHARTE D’UTILISATION DE « DEPARTEMENTS-EN-RESEAUX »
V1 / Juin 2012
 
1 – « Départements-en-réseaux » : objet, participants

A) Cette plateforme est un outil favorisant la constitution de groupes de réflexion et de travail, l’échange d’information, d’analyses et de pratiques entre les membres inscrits dans tous les champs d’intervention et d’actions des politiques publiques mises en œuvre par les Conseils Généraux. Elle est aussi consacrée à la mutualisation des projets et à la promotion et à la gestion des coopérations interdépartementales.

B) Départements-en-réseaux est une plate-forme collaborative destinée à faciliter la réflexion, l’expression, les échanges et les débats d’une part entre les élus départementaux, et d’autre part entre les professionnels et les techniciens des Départements de France, tout en laissant ouvertes les possibilités de groupes communs spécifiques, propres à certaines problématiques à aborder selon un prisme commun.

 
2- Inscription et accès à « Départements-en-réseaux »
L’accès à la plateforme « Départements-en-réseaux » est strictement réservé aux personnes travaillant au sein des Conseils Généraux grâce à un filtrage opérant sur les adresses électroniques professionnelles (élus ou agents des Départements) [...]

 
3 - Services proposés par « Départements-en-réseaux »
« Départements –en-réseaux » offre aux utilisateurs la possibilité de rendre visibles leurs compétences, leurs analyses, leur questionnements, leurs travaux et leurs projets professionnels [...]

 
4 - Utilisation du réseau et création de contenus
    « Départements-en-réseaux » est un espace public auquel s’applique toute la législation en vigueur dans les domaine de l’édition et de la publication [...]
 
5 – Autres principes
    Toute contribution aux débats, discussions, échanges,…, est bienvenue. Elle et encouragée dans un climat de bienveillance et de respect de chacun et des usages sociaux.
    Les utilisateurs inscrits au réseau décident de l’accès public ou réservé qu’ils souhaitent donner à leurs données, profil et contenus.

 

Contenus et licences d'utilisation

Je suis régulièrement amené à proposer des moyens de protéger les oeuvres de mes apprenants / clients / partenaires, tout en proposant des moyens de les valoriser et de les diffuser : la question se pose en particulier avec des collectivités qui disposent de photothèques ou d'un fond photographique, ou lorsqu'il s'agit d'illustrer un site internet ou un document papier. La question des Creative Commons, licences conçues précisément pour répondre à ces questions et qui proposent certains droits de réutilsation et de diffusion, tout en garantissant (du moins pour sa transcription en droit français) certains droits à son auteur, notamment patrimoniaux, et de contrôle de l'utilisation commerciale ou des dérivations qui peuvent être faites à partir de cette oeuvre.

Le choix qui a été fait pour les productions -collectives- du réseau FormaVia est ainsi celui de la licence CC-BY-NC-SA, avec CC: Creative Commons, BY: avec mention de l'auteur, NC: sans utilisation commerciale, SA: partage sous les mêmes conditions de oeuvres dérivées ; ce choix permet une réutilisation large avec des contraintes légères tout en garantissant que les productions ne pourront être utilisées que d'une manière qui contribue à l'enrhichissement de l'ensemble de la communauté, puisque toute oeuvre dérivée doit être reversée dans les mêmes termes, et que ces productions ne peuvent faire l'objet d'une exploitation commerciale sans autorisation de ses auteurs.

Dans le cadre du travail sur ces sujets de propriété et de droit d'usage qui questionnaient les pratiques des membres du réseau FormaVia dans les années 2008-2010, notamment en ce qui concerne les supports de foramtion, j'avais construit une page de synthèse sur les Creative Commons sur le wiki de FormaVia à partir d'informations issues du réseau lui-même, et de sa veille collaborative.

J'utilise moi-même régulièrement des images sous licence Creative Commons dans des supports de présentation ou de formation, généralement issues de FlickR, service qui propose des options de recherche adaptées pour filtrer les oeuvres en fonction des besoins propres à chaque projet. Il existe également des moteurs de recherche "verticaux" qui ne renvoient que des contenus sous licence Creative Commons -ou autre-, mais ce besoin restant assez occasionnel pour moi, je me contente de FlickR. A contrario, j'utilise plusieurs plateformes pour la recherche de supports de formation libres ou sous licence permettant la réutilisation, notamment en piochant dans les bibliothèques d'universités ou grandes écoles -qui ont pour beaucoup des programmes liés à l'"Open Education Content", et quelques ressources librement diffusées ainsi.

La question des contenus ouverts pose celle de la différence fondamentale entre accès et propriété, très claire en droit, mais beaucoup moins évidente pour des étudiants lorsqu'il s'agit d'expliquer qu'il est légal de visionner une vidéo d'un concert diffusé sur internet, et éventuellement de l'enregistrer dans le cadre de la copie privée -que les box internet et autres TV disposant d'enregistreurs numériques ont largement facilité-, mais qu'il est illégal de rediffuser ces copies : la différence entre la détention du fichier et l'utilisation qui en est faite n'est pas prête d'être résolue, et les débats à ce sujet restent vifs !

 

Croisement des informations et vérification des sources

L'accès généralisé à l'information, et la masse des informations présentes sur le web donnent un sentiment d'abondance ou de facilité qui peut devenir problématique en l'absence d'éducation critique et de discernement dans la sélection des informations. Si le desssin humoristique de Steiner ne fait plus le "buzz" ("On the internet, no one knows you're a dog", P. Steiner, 1993), une approche critique des informations devient d'autant plus cruciale que les dispositifs d'accès se démocratisent à tous âges, et que l'accès permenent ou preque à internet -via mobile- se fait dès le collège, voire plus tôt. L'expérience -controversée- d'un professeur de Lettres est à ce sujet intéressante : cet professeur a truffé le web de "marqueurs" contenant des informations sciemment erronnées, en favorisant leur référencement, pour identifier la part de plagiat et de non-recoupement des informations. L'auteur de cette expérience défend qu'il n'est pas nécessaire d'avoir une éducation spécifique au web : "Je tire profit du numérique parce que l'école m'a donné des capacités de raisonnement, une culture personnelle et par conséquent la distance critique nécessaire pour appréhender le web. Voilà ce qui peut vraiment servir à mon sens, d'éducation au web" ("Loys", 2012).

Il me paraît intéressant, avec des étudiants, de mener de petites enquêtes qui combinent accès critque aux informations et image de soi en ligne : à partir d'un simple nom, identifier les informations relatives à une personne pour en faire le portrait, à l'instar de cette expérience menée par un journaliste du Tigre, qui avait voulu montrer ce que l'on montre de soi à travers les traces qu'on laisse en ligne. Ce type d'exercice impose de recouper les sources d'information, pour éliminer les homonymes, puis filtrer parmi les informations celles qui relèvent de faits établis ou d'allégations tierces sans fondement. L'exercice est naturellement plus intéressant pour les étudiants sous l'angle de la maîtrise des informations personnelles, et l'évocation d'un travail similaire mené par un journal satirique en : autant profiter de ces sujets quasiment émotionnels pour former à la démarche critique.

Le croisement et la vérification des informations, déjà utile et important dans la sphère privée, prend parfois une tournure véritablement scientifique dans la sphère professionnelle, notamment lorsqu'il s'agit d'alimenter des études avec des données fiables : une fois l'information ou la donnée juste trouvée, il s'agit de remonter à la source initiale, afin d'identifier comment a été construite la donnée, critère essentiel pour en évaluer la fiabilité selon la question qui nous intéresse, et la finalité de cette donnée, qui détermine l'usage qu'il sera possible d'en faire. Cette tâche qui devrait a priori être simple s'avère très délicate dans des secteurs précis ; j'ai pu en faire l'expérience dans deux des domaines pour lesquels ITMS a réalisé des études récemment, et auxquelles j'ai participé -à la marge- pour la collecte de données brutes et la construction d'indicateurs statistiques : usages et appropriation des TIC (Etude réalisée pour le SGARE Alsace, M. Ronai, 2011), et chiffres sur le coût comparé de diverses sources d'énergies. Dans un cas comme dans l'autre, les chiffres fournis par les études que nous avons consuiltées peuvent être extrèmement variables, car déjà dérivés d'autres données qui ne sont pas citées, ou à travers des amalgames. Prenons l'exemple des sources d'énergie, par exemple l'éolien : les chiffres indiqués sont généralement des chiffres nominaux, c'est-à-dire ceux qui sont vrais dans des conditions de fonctionnement optimales, conditions qui ne se produisent par définition jamais, et faussent les chiffres dérivés de manière importante si ceux-ci servent de base de calcul pour extrapoler sur la part de ce type d'énergie dans la production globale. En ce qui concerne les statistiques d'usages des TIC en Alsace, certaines des données statistiques disponibles étaient tellement peu fiables (discontinuité dans le temps, disparité des méthdologies de construction des indicateurs, sources élusives), qu'il nous a paru préférable de construire directement nos propres jeux de données à partir de sources comparativement représentatives, par ex. le nombre d'utilsateurs comparés de Wikipedia, d'Open street map ou de réseaux sociaux grand public comme Viadeo, Youtube, Linkedin ou Facebook pour disposer d'indicateurs non réprésentatifs, mais qui permettent au moins une comparaison avec d'autres territoires.

 

[dossier C2i2e] Travailler et apprendre en réseau : un contexte et un environnement, des projets, des outils et des ressources (Accès: Lecture : Public)

le 6 Juillet 2012 par Florian Daniel   Commentaires (0)

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doc de travail

Contexte professionnel

Je travaille depuis 2007 chez Proposition, cabinet du conseil spécialisé en stratégie et projets publics numériques, pour des missions d'audit et de refonte de sites et portails, d'intégration d'approches participatives et "social media" dans la stratégie en ligne de collectivités et organismes publics, des benchmarks, études et évaluations de politiques publiques, d'organisation d'événements, et plus ponctuellement des formations. J'avais rejoint le cabinet dans le cadre d'un stage de fin d'études, finalisant un master 2 "TIC dans le développement territorial". Mes activités s'étaient progressivement orientées vers la manipulation des outils -numériques-, la veille et l'évaluation de ces outils : fonctionnalités participatives des sites web, CMS, blogs, wikis, plateformes "web 2.0" et réseaux sociaux, web sémantique et languages structurés d'échange de données, moteurs de recherche, outils de veille, de partage et de republication.

Les thématiques de prédilection de Proposition sont liées aux impacts du numérique sur la société, et ses missions menées avec le soucis de développer une éducation critique à ces usages numériques, dans une approche inclusive de l'appropriation des TIC. Le cabinet a ainsi beaucoup travaillé sur les questions d'accès accompagné au numérique, en s'intéressant au travail mené par ces structures diverses regroupées sous la dénomination générique d'EPN, ou en contribuant par exemple à la mise en place du réseau des ERIC en PACA.

Proposition est intégré au sein d'ITEMS International en 2009, structure qui compte maintenant une quinzaine de salariés et dont l'ancrage métier est le conseil stratégique et l'assistance à maîtrise d'ouvrage dans le secteur du numérique ; ITEMS Proposition en devient ainsi la branche spécialisée "Innovation et secteur public". Mes missions évoluent en parallèle : en autonomie, en assumant de plus en plus le rôle de chef de projet ; en montée en compétences techniques, en étant amené à gérer, puis mettre en place les outils numériques internes ou associés aux projets de nos clients ; en type d'intervention enfin, mes compétences évoluant vers la conception et la mise en oeuvre de plateformes collaboratives, et la formation à leur usage.

 

Le travail en réseau

Chaque projet est unique, et la diversité des missions menées, dans la configuration des acteurs concernés, l'étendue, la temporalité du projet ou l'ambition de ses porteurs constituent autant d'environnements de travail dans lesquels il s'agit de s'intégrer. Cette hétérogénéité s'accompagne de quelques constantes, qui constituent des caractéristiques du cabinet :

  • la dispersion des équipes et le travail en réseau : ITEMS comme Proposition travaillent fréquemment en réseau, en interne comme avec leurs clients et partenaires, et largement amenés à échanger hors des temps de réunion "sur place" ; même lorsque l'équipe est physiquement au même endroit -ou presque-, l'échange continu d'informations a fait de la messagerie instantanée l'un de nos premiers outils de travail, aux côtés d'un navigateur internet et de la messagerie classsique. La multiplicité des projets, missions et acteurs est en soi une injonction de travail collaboratif à distance : notre activité ne peut pas s'exercer sans cela ;
  • et la nécessité d'avoir des "lieux" partagés numériques, avec des sites ou intranets/extranets associés à chacun des projets : que ce soit pour partager les documents afférents à une mission, documenter un projet, partager de la veille thématique, réunir des contributions en ligne ou servir de support de préparation et de compte-rendu à une rencontre ou un événement, nous utilisons quotidiennement des outils de partage d'information, de gestion de contenus en ligne ou de travail collaboratif.

Parmi les pré-requis indispensables pour ce métier, savoir identifier qui sont les personnes et être soi-même facilement identifiable, au moins en terme d'expertise : c'est le rôle des réseaux sociaux généralistes ou spécialisés. Mes profils en ligne sont loin d'être exemplaires du point de vue de l'employabilité -ils ne sont ni exhaustifs, ni vraiment à jour-, mais ils pointent tous vers mes activités actuelles, et participent d'une logique de présence en ligne que j'appelle celle des "ambassades" : c'est là que je vais ponctuellement, et là où je retrouve mes interlocuteurs en fonction de projets précis. Certains groupes thématiques autour de l'aménagement et des TIC sur Viadeo, l'animation de wikis territoriaux via une liste de discussion, la cartographie d'information, des groupes de travail sur les SIG, l'open data, etc. La diversité des projets a créé l'accumulation des profils et particiaptions en ligne, diversement maintenus en fonction de leur niveau de confidentialité, mais avec toujours au moins un lien avec la "maison", un site personnel dont la principale fonction depuis 2007 est précisément de relier ces fragments d'identité éparpillés.

Un environnement de travail à géométrie variable, et des outils pour travailler à distance : http://id.formavia.fr/pg/pages/view/37967/

 

Veille et apprentissage en réseau

La teneur même de nos missions, toujours associées de près ou de loin au numérique, impose d'explorer constamment les thématiques connexes pour pouvoir conseiller utilement nos clients, et donc de mener une veille régulière sur des questions techniques, d'usages, d'appropriation, de formation ou de politiques publiques. En fonction des projets, ou plutôt en anticipation, il est crucial pour nous de savoir se saisir rapidement de nouveaux sujets, et d'être en mesure d'avoir un avis motivé ou la capacité d'approfondir rapidement un sujet précis.

La veille, et en particulier la veille partagée, en réseau, permet de remplir une partie de ce rôle, en gardant à l'esprit de nombreuses thématiques connexes aux sujets qui nous occupent dans un cadre précis. Elle s'appuie sur plusieurs types d'actions :

  • la mise en place et l'utilisation d'une veille "automatisée", pull ou push, sur la base de fils RSS regroupés sous Netvibes ou son alternative opensource POSH - ou manipulés via Yahoo Pipes, d'alertes mail et de lettres d'information, de groupes de veille thématiques ou plus généraliste ;
  • l'échange d'une veille "sociale" en ligne, qui commence entre collègues du même bureau, se consolide et se stocke sur Delicious, se prolonge et se discute via Twine ou Diigo, s'élargit sur Twitter, Linkedin, Viadeo, Facebook, et se valorise sous forme de fil RSS filtrés par tags (ex. veille collaborative "formavia" sur Delicious), de widgets et autres modules embarquéscomme des Pearltrees thématiques...
  • la participation à des événements, souvent dans le prolongement de la veille sociale en ligne, via la participation à des événements thématiques (Rencontres d'Autrans, Forum des usages coopératifs à Brest, Etés TIC à Rennes, Lift France à Marseille, les Journées Numériques de l'université Paris Descartes, des Carrefours des Possibles...) ou à des rencontres plus ponctuelles (conférences, barcamps, ateliers...) ;
  • enfin, et cela rejoint le début de la boucle, des personnes ressources, identifiées via les types d'actions qui précèdent, qui constituent un réseau de contact élargis, organisé en fonction des centres d'intérêt et de travail de chacun - ce réseau est d'autant plus riche et réactif qu'on l'alimente : la veille s'enrichit plus encore de celle des autres quand elle est partagée, et l'objet d'échanges et de discussions suivis.

Ces participations prennent parfois un angle plus actif, lorsque nous sommes amenés à mettre en place ou animer des communautés thématiques en ligne, voire des réseaux sociaux de niche. L'exemple le plus emblématique pour moi est lié à FormaVia lui-même, puisque c'est suite à la décision d'expérimenter une plateforme sociale des acteurs de la formation et des TIC, et au choix d'un framework opensource -Elgg-, sans budget technique associé, que nous avons engagé la constitution d'une communauté francophone des utilisateurs de ce logiciel libre au printemps 2009, afin de pouvoir trouver des coméptences et des prestataires éventuels lorsque le besoin s'en ferait sentir. L'engagement -bénévole- dans ce projet est devenu tel que j'en suis maintenant le principal animateur et responsable. Ce type d'activité trouve bien sûr des échos dans mon activité professionnelle, qu'elle enrichit de l'échange avec d'autres spécialistes, et fait aussi évoluer vers de nouvelles orientations.

Des personnes ressources : http://id.formavia.fr/pg/pages/view/37962/

 

Auto-formation tout au long de la vie

Si la veille participe à la composition d'un tableau global des questions numériques, elle doit souvent être complétée par des formations : celles-ci sont généralement justifiées par un besoin de montée en compétences rapide sur un sujet précis, souvent technique, et toujours abordables par une approche documentaire et/ou expérimentale. Il s'agit par exemple de comparer les caractéristiques de divers moteurs de recherche dits "sémantiques", ce qui présuppose de digérer une documentation éparse mais conséquente et parfois contradictoire : sémantique, épistémologie du web et des réseaux, web 3 ou "des données", microformats, structuration des bases de données, etc.

Cette auto-formation s'appuie en majeure sur des ressources documentaires -souvent issues du web "profond"-, complétées par des forums spécialisés : développement web, SIG, administration de serveurs, formats et standards de données, visioconférence, jurisprudence de l'édition en ligne, etc. Les informations brutes issues de nombreuses sources demandent à être recoupées, triées, filtrées, et l'apport des pairs plus avancés se révèle toujours un excellent accélérateur dans l'appropriation de nouveaux concepts et pour l'exploration des notions connexes. Les collègues, partenaires, et finalement tous les interlocuteurs spécialisés sur d'autres thématiques constituent autant de sources et de prétextes de formation.

La notion même de frontière entre vie professionnelle et personnelle s'estompe et n'a plus guère de sens si l'on songe que ces interlocuteurs ne sont majoritairement pas des relations professionnelles, mais plutôt des relations liés à des centres d'intérêt communs, convergents, et que sur ces sujets, professsion et passions se confondent et se recoupent largement. Les compétences acquises sont d'ailleurs transverses, et souvent de nouvelles compétences s'acquièrent en transposant des usages personnels dans un champ professionnel, et vice-versa.

La veille "de stockage" garde une trace de ces temps d'auto-formation, totalement intégrés dans mes processus de travail : les thématiques ponctuelles évoluent en fonction des missions courtes, tandis qu'une large part de ces formations relève de sujets plus généraux et "de fond" qui se consolident au fil des années. Ces sujets "de fond" sont en particulier les outils de veille, les usages numériques et leur accompagnement, le développement web et les languages, le web sémantique et les formats d'échange de données, et enfin les interfaces : API, ergonomie, et cartographie de l'information.

La formation des autres nous forme nous-même, et ces activités d'abord très occasionnelles prennent une place croissante dans mes activités professionnelles depuis 2008, auprès de publics divers : étudiants de L1 (tout juste débarbouillés du bac), étudiants de master 2 spécialisé TIC, animateurs d'EPN, publics éphémères et diversifiés lors d'événements, développeurs web, agents et élus territoriaux des Départements pour les projets les plus récents. Ces formations sont généralement liées à l'usage d'internet en général, aux réseaux sociaux, aux outils web 2.0 et autres services collaboratifs, et plateformes sociales en ligne. La démarche développée est celle de l'appropriation par l'usage, en combinant expérimentation exploratoire et documentation critique pour initier les débats. Plusieurs de ces formations s'appuient sur des plateformes sociales co-construites avec les bénéficiaires de ces formations, et l'utilisation -dans ce cadre de confiance- des outils mobilisés par les formations, ou qui illustrent les concepts mis en avant.

 

Eléments de preuve :

  • CV en ligne et agrégateur de ma veille : http://id.facyla.net/
  • Profils en ligne : Viadeo, Linkedin, FormaVia, Fing, etc.
  • Services de veille, collecte et partage d'informations : Netvibes, Delicious, Pearltrees, et d'autres dans le cadre de tests : Diigo, Twine...
  • Plateformes sociales utilisées comme supports de formation (en plus d'autres usages) : Départements en réseaux, plateforme sociale de la mention IESTIC (TIC et Sciences Sociales) http://w3.tic-ecosociale-gestion.univ-tlse2.fr/