il y a 50 jours par francois duport
Commentaires (0)
creative commons, micro-conférence, microconférence
Je suis consultant et publie l’ensemble de mes productions sous licence Creative Commons. Cela augmente ma visibilité sur le web et cela me ramène des clients. De la même manière, l’ensemble des publications sur FormaVia sont sous licence Creative Commons.Les licences Creative Commons sont les enfants d’un mouvement ancien. C’est une forme de décentralisation jusqu’à l’utilsateur final.
La présentation se déroule en quatre points
1/ Une petite histoire des origines pour planter le décor
2/ Ensuite, comment se servir des licences Creative Commons.
3/ Quelques outils pour enrichir vos formations
4/ Et enfin une mise en perspective. Vous verrez, c’est surprenant
Donc commençons par le commencement avec la tragédie des biens communs
L’histoire est simple. La tragédie des biens communs concerne des ressources, qui sont soit en libre accès, soit propriété d'une communauté d'acteurs. Personne ne s’en occupe et tout le monde cherche à en profiter au maximum. La surexploitation crée au final une tragédie.
Dans le numérique, c’est diffèrent. L’espace est illimité et on peut facilement dupliquer, améliorer, transformer une ressource. C’est l’économie de l’abondance.
Dès le début de l’informatique, dans la mouvance de la culture Beatnik, les chercheurs partageaient leurs travaux et le code informatique. Il faut lire le manifeste “la cathédrale et le bazar” pour comprendre la démarche. L’auteur, Eric Raymond, est l’un des co-créateurs du terme open source.
Open source ne veut pas dire gratuit. L’open source est du reste une industrie extrêmement rentable. De par sa nature même, l'open source est voué à devenir plus utilisé que les technologies propriétaires, parce que plus performant et évolutif.On peut aussi constater aujourd’hui que de nombreuses solutions alternatives existent face aux réponses propriétaires. Et cela ne fait que commencer.
Professeur de droit à l'université de Stanford, Lawrence Lessig est le fondateur de Creative Commons. Le risque majeur, selon Lessig est le suivant : « que l'innovation se retrouve contrôlée par les grands propriétaires de réseaux, de licences et de copyrights. Que notre créativité soit corsetée par une architecture de contrôle centralisée. L'enjeu actuel se joue sur le terrain juridique, où l'ancien modèle de protection intellectuelle ne répond plus aux besoins de la société en réseau. » Son livre L'Avenir des idées : le sort des biens communs à l'heure des réseaux numériques est disponible en ligne dans sa version française.
C’est une guerre de tranchée. D’un côté les lois s’empilent pour restreindre les libertés et renforcer les monopoles des ayants droits : LOOPSI, Hadopi, ACTA, et autres. De l’autre, des collectifs militants s’organisent pour favoriser l’échange, la créativité et l’innovation. Le prospectiviste Jeremy Rifkin, résume la situation actuelle dans son livre la troisième révolution industrielle : “La relation antagonique entre vendeurs et acheteurs cède la place à une relation coopérative entre fournisseurs et usagers. La propriété intellectuelle de l’information est éclipsée par un nouvel accent sur l’ouverture et la confiance collective. (..) Par conséquent, l’accès aux vastes réseaux mondiaux devient une valeur aussi importante que les droits de propriété privée aux XIXe et XXe siècles.” On peut le comprendre. Les propriétaires freinent des quatre fers.
L’affrontement est autant idéologique qu’économique. Il suffit de lire Cause commune : l’information entre bien commun et propriété de Philippe Aigrain : “L’information et ses technologies refaçonnent notre univers technique, social et éthique, mais ces bouleversements se font dans deux directions opposées selon que l’on choisit d’en encourager l’appropriation privée ou d’en faire des biens communs.”
Consultez la carte européenne des systèmes de régulation et filtrage de l’internet en faveur du copyright, réalisée par OWNI. Et faite vous votre propre opinion.
Ou encore le blog S.I.Lex… L’auteur, Aka Lionel Maurel, Juriste & bibliothécaire décrypte et analyse les transformations du droit à l’heure du numérique. Il traque et essaie de faire sauter (y compris chez lui) le DRM mental qui empêche de penser le droit autrement.
C’est quoi en fait les Creative Commons ? Les licences Creative Commons viennent combler le manque entre Copyright et Domaine Public. Et renverser la logique du droit d’auteur… Quatre éléments qui se combinent entre elles permettent de proposer six licences. Creative Commons propose gratuitement six licences qui permettent aux titulaires de droits d’auteur de mettre leurs oeuvres à disposition du public à des conditions prédéfinies. Les licences Creative Commons viennent en complément du droit applicable, elles ne se substituent pas au droit d’auteur.
Simples à utiliser et intégrées dans les standards du web, ces autorisations non exclusives permettent aux titulaires de droits d’autoriser le public à effectuer certaines utilisations, tout en ayant la possibilité de réserver les exploitations commerciales, les oeuvres dérivées et les conditions de redistribution.Voici les quatre éléments de base.
Elément de base numéro 1 : la paternité. En France, c’est un droit inaliénable. Elle est donc présente dans toutes les licences. Vous laissez le public copier, distribuer, afficher ou jouer votre production et ses dérivées, seulement s’ils vous créditent.
Elément de base numéro 2 : partage
vous autorisez les utilisateurs à modifier, mixer votre production. Mais en gardant les mêmes règles. Pas de privatisation possible.
Elément de base numéro 3 : pas d’utilisation commerciale
Vous laissez le public copier, distribuer, afficher ou jouer votre production et ses dérivés seulement pour un usage non commercial. L’usage commercial nécessite votre accord.
Elément de base numéro 4 : diffusion, mais pas de modification de l’œuvre initiale.
Vous laissez le public copier, distribuer, afficher ou jouer votre production mais pas de modification possible.
Maintenant, on combine… Les quatre règles se transforme en six licences, du plus libre au plus restrictif. Vous pouvez à tout moment changer de licence. Les Creative Commons abaissent les coûts de reutilisation d'une œuvre. Comme l’open source, cela n’empêche pas le business. Simplement, vous permettez certains usages. C’est la culture de la permission. Pour ma part, je pense que dans le cadre des appels d’offre public, il serait normal d’exiger que l’ensemble des ressources pédagogiques soit publié sous licence creative commons.
Rapidement quelques outils et services en liaison avec les creative commons.
Trouver des ressources sous licence CC, le moteur CC search
Dans la plupart des services comme flickr il y a dans la recherche avancée une option permettant de limiter la recherche aux contenus Creative Commons.
Cela concerne les photos, les textes mais aussi la musique… avec Jamendo. Vous en avez le choix et c’est de qualité.Aujourd’hui, plus de 40 000 albums sont disponibles sur Jamendo sous forme de morceaux gratuits, légaux et téléchargeables sous licence Creative Commons. Les musiciens chargent des centaines de nouveaux morceaux chaque jour. Creative Commons compte plus de 5 000 clients répartis dans le monde entier, ce qui comprend les clients commerciaux qui paient les licences pour utiliser la musique dans des "lms, des publicités et des émissions TV.
La video bien sûr
Mais aussi l’éducation. Sesamath est une association de professeurs de mathématique qui produisent des exercices, des cours de la sixième à la terminale. Il y a quelques années, ils ont commencé même à publier des manuels scolaires papier et éléctronique. Désormais, ils ont 20% du marché. Faite le calcul : la qualité, la gratuité et la quantité.
Voilà la courbe de progression des Creative Commons. Comme souvent, c’est toujours lent au démarrage, mais la courbe ne mollit pas.
L’Open Data. C’est Une donnée ouverte et publique qui a vocation à être librement accessible. La philosophie pratique de l'open data préconise une libre disponibilité pour tous et chacun, sans restriction de copyright, brevets ou d'autres mécanismes de contrôle. Cela concerne au premier chef l’Etat, mais aussi les collectivités territoriales et tous les organismes publics.
Move Commons est un outil simple pour les initiatives, les collectifs et les ONGS pour afficher les principes auxquelles ils souscrivent.
Allez sur TED pour voir cette histoire incroyable. Il se nomme Marcin Jakubowski et il propose 50 machines open source pour une exploitation agricole durable.
Le mouvement Open education, lancé par l’Unesco, se développe surtout dans les pays anglo-saxons. Mais ici aussi. Par exemple, le réseau Educagri est en train de basculer l’ensemble de ses ressources sous licence Creative Commons.
Enfin, cette image, tiré d’une présentation de Calimaq du blog S.I.Lex qui présente les différentes couches d’usage. Allez voir sa présentation. L’idée de base, c’est que le droit d’auteur fonctionne selon des schémas trop binaires – en noir et blanc – pour rendre compte de la complexité des phénomènes dans l’environnement numérique.
Une dernière pour la route… A vous de choisir. En apprentissage, je préfère la richesse de notre diversité à la pensée unique. Sur FormaVia, il y a une page sur les Creative Commons qui recense toutes informations pour approfondir le sujet.
il y a 86 jours par francois duport
Commentaires (0)
culture numérique, cours, compte-rendu
Je suis intervenu dernièrement dans deux manifiestations pour présenter le réseau de FormaVia et plus précisment l'expérimentation C2I2E. Le sujet central était bien évidemment les compétences numériques pour les professionnels. C'était
- Les journées ANCLI du numérique à l'Agence Nationale pour la lutte contre l'illetrisme
et les suivanes partie 2 et partie 3.
A rebours, des questions revienent. Lors de ces deux manifestations, personne ou presque n'envoyait des Tweets. D'ailleurs les organisateurs n'avaient pas installés de mur de tweets. Il y avait un système de vote électronique au colloque TIC Santé et de la captation vidéo, mais pas un dialogue direct avec les participants. Dans la formation à l'ANCLI, deux personnes étaient venues avec leur matériel informatique. Au même moment se déroulait la rencontre #Clair2012. Les partipants produisirent 4500 tweets de qualité dont voici quelques exemples frappants :
- ppoulin RT @FrancoisGuite: #clair2012 La passion est la meilleure source d'apprentissage tout au long de la vie. Il suffit donc de faire naître la passion d'apprendre. -4:15 PM Feb 12th, 2012
- gauviroo RT @gpayette: La DéCLAIRation #clair2012 à lire, à commenter, à enrifichir, à faire circuler et ultimement à appuyer http:/
- juliebeaupre RT @d_vigeant: Regardez, innvovez, contaminez! RT @zecool: À visionner -> Réalisez-vous ? http:/
On a discuté au moment des pauses. Les participants sont conscients des changements en cours, mais la mise en abime effraie : rapidité des changements en cours, interaction avec l'utilisateur, banalisation des savoirs, etc. La posture du formateur ou du corps médical change. Il doit être à l'écoute de son interlocuteur, descendre de son piedestal. Il y aura toujours des formateurs et des médecins, mais ils devront agir avec plus de transparence. Comment intégrer dans ces rencontres une place à la participation et aux feed back ?
Deuxième élément, l'appétance des participants est importante. Autant il y a quelques années, le web 2.0 était un truc qui intéressait une minorité. Est-on proche du point de bascule ? Maintenant, c'est le grand public qui veut comprendre. L'institution se pose question. Mais elle craint de perdre pied. Je suis en train de lire Comment Le Numérique Transforme Les Lieux De Savoirs de Bruno devauchelle..Une citation résume la situation : "si une véritable culture numérique personnelle s'est développée (chez les professeurs), elle est restée à la porte de la classe. Si l'on a bien informatisé les notes, on n'a pas réellement modifié la façon d'évaluer les apprentissages" ? C'est que "en plaçant l'individu en premier, le numérique renverse un des schémas de la société traditionnelle de manière radicale". La culture numérique est au centre des débats. Ce n'est plus un truc de spécialistes. Cela concerne chacun, en tant que parent, professionnel, citoyen.
Milad Doueihi, dans son dernier livre "Pour un humanisme numérique" résume assez bien la situation : "Le numérique en tant que culture modifie de manière assez radicale notre rapport au temps, mais aussi avec l’espace habité et vécu. Or, ce qui caractérise l’humain est, hormis la langue et la pensée, la façon dont l’homme habite et modifie l’espace. Dans ce sens-là, le numérique demande à être regardé comme une forme d’humanisme." Cela renvoie à cette célèbre conférence de Michel Serres en 2007, , à l'occasion des 40 ans de l'INRIA, où il s'amusait à conclure par cette phrase humoristique : « Les nouvelles technologies nous ont condamnés à devenir intelligents ! ». En quelques sortes, reprendre en main son avenir et son humanité c'est pouvoir participer à la communauté de destin. Quel rapport avec le secteur de la santé ou celui de l’illettrisme ? A priori, rien de commun et pourtant… Fondamentalement, les compétences attendues sont de même nature.
La famille des B2I et C2I sont des compétences transverses. On peut même parler de culture ou d’acculturation autour de cinq notions :
Voici quelques réflexions sur l’usages du numérique les apprentissages… Et si le numérique était une opportunité pour apprendre autrement, adapté aux besoins de l’apprenant ?
On le comprend aisément les compétences attendues seront différentes entre l’élève et le professionnel. Et il est nécessaire de prendre un peu de recul historique pour comprendre le changement de paradigme en cours. En pédagogie, on passe des théories du béhaviorisme, constructiviste, puis socio-constructiviste. Georges Siemens parle désormais de connectisime. Cela nécessite un outillage et des pratiques innovantes pour le formateur. Cela demande de prendre le temps d’expérimenter et d’être à l’écoute des expérimentations de ses pairs. De casser le triptyque : unité de temps, de lieu et d’action et de penser dans une logique de synchronisation. De changer de grille de lecture puisqu’en réseau. D’agir sur temps court (immédiateté d’internet et des réseaux) et sur le temps (construction d’une identité numérique apprenante). Cela nécessite un questionnement sur des certitudes qui se sont construites sur des siècles. Le besoin est d'apprendre une méthodologie d'apprentissage adapté à son besoin personnelle (profil d’apprentissage). Cela questionne bien évidement les logiques de normalisation. Le numérique est une clé supplémentaire pour le « connais toi toi-même » Et l’informel commence à s’installer sur la toile… bousculant encore nos certitudes.
Ainsi l’exclusion numérique et sociale fonctionne dans les deux sens. La FOAD pour les Homless aux Etats Unis et l’ordinateur dans le mur en Inde de Sugata Mitra montrent que d’autres approches sont possibles.
Dans l’école mutuelle, l'organisation est totalement différente des méthodes d'enseignement simultané qui prévalaient alors : un seul maître est nécessaire pour faire fonctionner une école jusqu'aux limites d'ordre architectural concernant la capacité d'accueil du bâtiment (jusqu'à plus de 800 élèves). Ce système peut fonctionner à plusieurs étages, avec desmoniteurs généraux, des moniteurs intermédiaires etc., jusqu'au niveau le plus bas des élèves débutants, tout le monde apprenant à son niveau et enseignant au niveau inférieur. Ainsi «Un enfant y trouve par définition toujours une place qui correspond à son niveau ... Les moniteurs ne sont que provisoirement les premiers dans le précédent exercice de la même matière », et non pas les meilleurs élèves ou les plus âgés comme il sera de règle par la suite. C’était en 1815 et cela ressemblait furieusement à une approche en réseau, de pairs à pairs. (L'école mutuelle, une pédagogie trop efficace ? Anne Querrien, Les Empêcheurs de penser en rond, 2005)
Plus proche de nous, dans le numérique, on procède beaucoup par essai-erreur. L’important n’est pas de savoir, mais d’expérimenter et d’avancer en boucle itérative avant d’arriver au résultat souhaité. D’utiliser le cerveau droit et le cerveau gauche, bref de sortir de la culture de l’écrit pour apprendre à écrire. Bref, de considérer que nous sommes tous différents et que cette diversité est source d’apprentissage.
Quelques exemples glanés sur le net
Dans les années 90, on fournit à des gamins de Harlem des ordinateurs. Ils bidouillent du html (langage de programmation pour la mise en page du web). Rapidement, ils possèdent une langue qui dépasse l’échec scolaire.
Dreamless est un photographe de talent. Il améliore son orthographe grâce à Twitter et aux réseaux sociaux, parce qu’il est lu. Ou Facebook qui permet aux enfants à haut potentiel de se retrouver. Ou encore ce ePortfolio pour les migrants au Quèbec qui permet de renouer avec sa communauté d’origine tout en approfondissant le français. Dans l’organisme de formation Côté Projets, il fabrique un roman-photo. A chaque fois, l’outil est un prétexte pour apprendre autrement.
Lors d’une intervention à la M@ison de Grigny, Denis Lamontagne expliquait comment il enseignait avec les peuples premiers. Ils cherchaient ensemble avec des dictionnaires en ligne la définition des mots jusqu’au moment où le mot prenait du sens. Cette approche holistique correspond à leur construction mentale comme le prouve cette étude : redéfinir le mode d’évaluation de la réussite de l’apprentissage chez les Premières nations, les Métis et les Inuits.
Apprendre en nuage de mots, c’est ce que propose ce dictionnaire des synonymes réalisé par le CNRS. Ou le programme Sankoré qui consiste à faire produire des ressources pédagogiques sous licence Creative Commons réemployable par tous les enseignants. Le logiciel de pilotage des tableaux blancs interactifs est open source. Mais aussi La Framakey orientée "dys" est une compilation de logiciels libres à installer sur une clé USB pour les élèves et les collégiens présentant un trouble spécifique du développement, les troubles "dys" : dysphasies, dyspraxies, dyscalculies, dyslexies-dysorthographies et TDA/H.
C’est aussi s’appuyer sur l’expérience des autres. Ainsi Marielle Potdevin, orthopédagogue, met à disposition de la communauté plus de 1000 ressources. A chacun de prendre et de donner
Un dernier exemple, au CIFA TP, les apprentis ont réalisé des films sur les dangers de l’alcool. Ils ont pris du plaisir à écrire les scénarios, à filmer, monter et diffuser. Bref, le numérique ne se limite pas à une connaissance d’outils mais c’est bien une culture ambiante qui offre de multiples possibilités.
Une check list pour commencer
On a produit ensemble une carte mentale présentant les bons et les mauvais côtés du web. Cette production composite est restée au stade du papier, mais représentait une diversité de points de vue.
Pour finir une liste rapide des points pour commencer :
il y a 238 jours par francois duport
Commentaires (0)
compte-rendu, territoires, culture numérique
Les assises de la médiation numérique viennent de se terminer. Cela se passait à Ajaccio et les participants ont travaillé sur des chantiers d'avenir. Voici la proudction de notre groupe sur la place de la médiation dans les territoires en dehors des lieux physiques :
il y a 238 jours par francois duport
Commentaires (0)
Retrouvé par hasard, ce texte rédigé à Autrans en 2006 corrigé et amélioré par Anne-Caroline Paucot dans la production des actes de cette rencontre. L'objet était d'imaginer l'avenir. L'original est ici mais je préfère la version corrigée. A l'époque je ne connaissais pas Anne-Caroline Paucot et son dictionnaire du futur ; désormais nous partageons le même espace de coworking.
Les lambris de la République couvent bien des réflexions. Le ministre des savoirs et de la connaissances fait les cents pas.
Il est minuit et la tâche est rude. Les rapports des experts et la pression de la rue obligent l'homme à sortir du bois.Les dernières réformes n'y suffisent plus. Les réseaux menacent de faire imploser tout le système de formation. Ce soir, il met une note finale à son projet de loi. Pour cela, il faut repren- dre le fil des événements et mettre en perspective les petits changements et les grands bouleverse- ments de ces dix dernières années.
En 2007, les techniciens du ministère saluèrent la performance. Les espaces numériques de travail (ENT) étaient déployés dans toute la formation initiale et supérieure. L'urbanisation jacobine des systèmes d'information permettait de gérer au mieux les départs à la retraite du corps enseignant et de faire rentrer de plein pied les enfants dans la société de la connaissance. L'édition modifia dans la foulée son modèle économique en singeant la télévision. Les manuels scolaires étaient désor- mais disponibles dans des bouquets numériques de savoirs. Le ministère avait imaginé une infra- structure robuste et les régions payaient les factu- res, décentralisation oblige.
Les premiers retours d'expérience sont promet- teurs, même si des problèmes demeurent : désaf- fection de l'intérêt pour les études, crispation du corps professoral. Le système se sclérose. Et, au bout de 24 mois, les ENT posent des difficultés. Le système est obèse d'informations et de groupes de travail. L'administration décida d'investir dans un moteur de recherche de dernière génération intégrant analyse sémantique et traducteur univer- sel. Le fossé se creuse entre les générations, entre ceux qui savent se servir des réseaux, et les exclus du nomadisme cognitif. Les professeurs essaient
tant bien que mal d'adapter les recettes de l'ensei- gnement traditionnel à une organisation multi modale. Ils n'y arrivent pas.
L'étude sociologique de cette époque (vers 2010) montre que chaque adolescent interagit avec un réseau social de 150 à 300 personnes sur les cinq continents. La cartographie relationnelle d'un individu présente au moins sept niveaux de rela- tion, du plus proche au plus éloigné. Il multiplie les modes de communication en fonction des communautés auquel il appartient et zappe d'une activité à l’autre toutes les 20 minutes. Conséquence, les élèves et les étudiants ont détournés les outils pour leurs intérêts personnels. Les passionnés forment des communautés entre niveaux scolaires. Ils dépassent les professeurs en ne suivent plus le programme. L'autodidaxie gagne en puissance. Il suffit qu'un professeur devienne animateur de savoirs plutôt que trans- metteur de connaissances. Chaque apprenant est potentiellement un professionnel amateur. On se trouve dans une situation de pyramide renversée. L'important est d'être connecté et de développer son nœud relationnel.
Les TIC ont envahi les pratiques pédagogiques. Dans ce spectre large, il y a de tout. Certains pro- fesseurs mettent cours, exercices et annales à la disposition de leurs élèves et étudiant. L'absentéisme devient une norme. Les cours ex cathedra sont déserts. D'autres encouragent la participation et la critique constructive via des blogs et wiki. La majorité se sent abandonnée dans une société autonome où l'individu ne sup- porte plus l'autorité. L'exigence de transparence ne supporte plus les murs des écoles et la hiérar- chie des universités. Mais cela reste une excep- tion, la majorité refuse de changer ses pratiques. Une première loi tente de restreindre l'usage de l'informatique dans les écoles. Le ministre tombe.
L'usage et la mondialisation ont bouleversé ce beau programme, mariant secteur marchand et organisation technocratique. Le capitalisme cog- nitif engendre des jeux pédagogiques qui rassem- blent plusieurs millions de citoyens apprenants. Les pays du Sud, et plus particulièrement l'Afrique, accélèrent la diffusion de ressources pédagogiques sous licence creative commons. Chaque champ pédagogique possède désormais un wikipédia spécialisé. La banalisation des gril- les P2P entraîne une vulgarisation des savoirs à grande échelle. On s'échange, on annote tous documents sous la forme de post-it audio ou tex- tuel. Une idée, pourvue qu'elle soit diffusée, se développe comme une bactérie, dépassant les pré- visions de la loi de Metcalfe.
Les nouvelles lois sur la propriété intellectuelle imposent un tracking des méta-données. La popu- larité des licences creative comons accélère la dif- fusion des ressources pédagogiques libres. L'Afrique propose des services d'animation de savoirs mondiaux sur la base du griot. Une concurrence s'engage entre trois entités : l'institu- tion, le privé et le communautaire. L'institution conserve la maîtrise des diplômes. Le privé inonde le marché de parcours pédagogiques per- sonnalisés multilingues avec coach pour chaque apprenant. Le communautarisme est un mélange de religieux et de démocratie participative. La génération impose sa direction sous la forme de manifestations sporadiques, de type flashmob.
Ils veulent de la transparence et du respect. La spontanéité créative de leur mouvement inhibe le gouvernement. La pression monte d'un cran quand les salariés exigent du temps permanent à la formation. Sous la pression des réseaux, le gou- vernement met en place un ministère des savoirs. Il a 18 mois pour trouver une solution.
Le ministre relit sa proposition de loi. Il connaît ses ennemis, mais craint encore plus ses amis... Droitistes comme gauchistes ne rêvent que de pouvoir. . Il faut parfois aller contre sa classe, et croire en l'humain. Alors il relit une dernière fois sa déclaration universelle des savoirs et de la connaissance :
il hésite, allume son ordinateur et ouvre un premier wiki national pour construire collectivement nos besoins éducatifs.
il y a 273 jours par francois duport
Commentaires (0)
J’ai été journaliste dans une autre vie. Je lisais toute la presse quotidienne et m’amusait régulièrement à comparer la présentation d’un événement. De l’Humanité au Figaro, les visions sont partisanes. Pas de vérité, mais des éléments de compréhension.
J’ai travaillé deux ans sur un cd-rom qui se voulait être une référence : mémoire de la déportation. Une partie de mon travail était de gérer la photothèque en vérifiant l’exactitude historique des informations. Il fallait en permanence recouper les informations. De nombreuses légendes étaient fausses…
Apprendre à développer son appareil critique est indispensable partout, sur le web comme dans une bibliothèque. De nombreuses vérités académiques sont battues en brèches à chaque découverte scientifique. Tela Botanica a recensé toutes plantes du territoire français grâce à un réseau de plus de 15 000 personnes. Sur ce point, l’intelligence collective a été plus performante que la recherche.
Comme le raconte Brewster Kahle, fondateur depuis 1996 et président de l’Internet Archive, dans une interview avec Xavier de la Porte, voilà la difficulté : « Devoir se débrouiller avec cette masse d’informations qui nous entoure, c’est périlleux… Et maintenant, en plus, on sait que tout cela nous entoure… Et l’on est constamment sollicité, arrosé par des flux… Ce qui nous fait sentir en retard, ou stupide ou que sais-je. Cela implique de penser différemment. Je le vois par rapport à mes propres années d’étude, où il suffisait de lire les manuels pour croire que l’on savait distinguer le bon du mauvais ; désormais on peut lire de nombreux points de vue sur à peu près tous les sujets… Les choses deviennent plus complexes. »
L’important est donc de construire par l’usage à développer un appareil critique de la source d’information. Et critique jusqu’au bout puisque comme l’écrit parfaitement par Jérémie Zimmermann de la Quadrature du Net : « Le rapporteur spécial des Nations Unies Frank La Rue affirme que la liberté d’expression est plus importante que le droit d’auteur et qu’elle doit être protégée à tout prix, dans les régimes autoritaires comme dans les démocraties. Les citoyens de par le monde doivent s’inspirer de ce rapport et tenir leurs gouvernements pour responsables des politiques qui portent atteinte à Internet et à nos libertés. »
il y a 273 jours par francois duport
Commentaires (0)
Du CD-rom à l’apprentissage en réseau, il y a eu plusieurs étapes de franchies. Cela nécessite de mettre en perspective plusieurs activités professionnelles. De 1995 à 2002, j’étais concepteur et chef de projet de cd-rom à vocation pédagogique. A partir des années 2005, et plus particulièrement pendant mon DESS UTICEF, j’ai constaté que l’élément humain était prédominant dans l’acte d’apprentissage. Au final, c’est la notion de scénario pédagogique qui reste la clé dans la mise en œuvre d’une action de formation. Un cocktail détonant.
J’ai réalisé des cd-rom à vocation pédagogique pour l’entreprise et pour le grand public. A cette époque, on pensait auto-formation et didacticiel. Le design et la narration ont une place prépondérante. Le design parce que la navigation doit être intuitive. La narration pour retenir l’attention de l’utilisateur. Travaillant en agence, je n’ai pas de retour d’utilisateur, sauf pour deux projets.
L’archipel des bacs (Air France) : fin 2000, la direction commerciale (120 délégations) à l’international du Groupe Air France décidait la bascule de son dispositif de formation présentiel sur l’e-learning avec utilisation des bases Lotus Notes (à noter que le marché des plates-formes était balbutiant). Tous les deux mois, le Groupe Air France mettait en ligne un nouveau module visant trois objectifs :
· Augmenter les connaissances produits et services des forces de ventes.
· Modéliser les techniques de vente de façon interactive
· Favoriser l’usage des outils mis à disposition des publics cibles (attachés et commerciaux)
Plusieurs raisons expliquent le succès de l’opération :
- 6 modules courts (2 heures) et réunions de débriefing avec le responsable de la délégation répartis sur un an.
- Approche ludique des quizz et contextualisant avec un scénario de type serious game
- mise en concurrence et en temps réel des 120 délégations (90% de participation pour un training non obligatoire)
Mémoire de la déportation (Fondation pour la mémoire de la déportation) 1999 : Le DVD ROM (ex CD Rom) « Mémoires de la Déportation » témoigne des différentes déportations parties de France en s'appuyant sur une présentation détaillée de huit camps. Ce DVD ROM est un outil ayant pour buts principaux de sensibiliser le public, plus particulièrement les jeunes générations et le milieu scolaire, sur le monde de l'internement et de la déportation, de les informer et de les inciter à se poser des questions. Il a obtenu le label RIP (reconnu d'intérêt pédagogique par le ministère de l'Éducation Nationale) et le prix Moebius en 1999. Jean-Marc Dreyfus en fait une critique assez précise pour le CID.
J’ai trouvé des pistes pédagogiques dans des revues spécialisées. Il n’y avait pas une utilisation, mais des combinaisons de parcours. Au delà de la réussite technique et éditoriale, les contenus doivent être détourné de l’idée première du concepteur. En moyenne, un professeur utilise en moyenne cinq manuels scolaires pour réaliser une séquence de cours.
Bref, le formateur est au départ un éditeur. Il crée une séquence à partir de sources formant un flux d’informations adapté aux objectifs pédagogiques. Les usages émergents (flux RSS, réseaux sociaux) modifient la donne. Désormais, il doit organiser une guidance éditoriale où se croisent documents et interactions sociales.
il y a 273 jours par francois duport
Commentaires (0)
Dans le cadre du C2I2E, le principe général proposé est de multiplier les possibilités d'échanges entre participants aussi bien en ligne que lors des rencontres, mais aussi de s'appuyer sur les ressources existantes du web. Pour cela nous nous sommes appuyés sur la théorie de Georges Siemens avec le social learning.
Le principe est assez simple : on apprend plus facilement par ses pairs et dans un contexte opérationnel. On peut aussi considérer que les rencontres de communautés de pratiques sont du social learning en IRL (dans la vraie vie). Voilà la définition par Georges Siemens tiré du livre blanc Social Learning :

La phase « pionniers » a permis de tester quatre niveaux d’organisation :
- Chaque participant doit raconter au travers de son blog ses expériences en terme d’usage des TICs dans la formation. Son blog constitue son dossier de preuves.
- Pour faciliter les apprentissages informelles, on organise des binômes entre un formateur et un animateur EPN. Venant de deux univers différents, ils ont des connaissances à échanger.
- Des groupes de 7 à 9 personnes définissent un projet collectif avec un livrable qui sera publié sous licence Creative Commons.
- Des grands groupes permettant de croiser les démarches et expérimentations des uns et des autres.
L’ensemble forme une conversation qui s’alimente par de l’écrit, de l’oral et de la video, de pairs à pairs. C’est un paysage composite d’apprentissage. Les éléments se questionnent les uns les autres. C’est aussi se donner le droit d’essayer comme le #claved sur la place de la culture numérique dans la formation avec plus de 600 tweets en une heure. Apprendre à utiliser Tweeter, c’est aussi comprendre la force du réseau professionnel. Ou comme le raconte cette institutrice sur OWNI : « utiliser Twitter dès le CP, ce n’est pas seulement apprendre à écrire, c’est apprendre à écrire pour être lu. » Il y a sans doute des expérimentations à monter dans le secteur de la formation des adultes.
Le C2IE formateur est un prétexte pour développer une communauté apprenante et à se construire une identité numérique, se confronter au réel du web, être lu, développer une démarche réflexive. Le C2IE est un prétexte pour :
- apprendre à apprendre ;
- apprendre à exercer son esprit critique ;
- apprendre à penser par soi-même ;
Le C2I2E formateur est une réponse institutionnelle à une question sociale et culturelle. La réponse est donc à courte vue, sauf si elle se construit comme une étape dans l’exploration des changements en cours : nouvelle organisation du travail, impact de la mobilité dan la formation, place du tutorat, etc.
Et pour un public adulte, il manque l’essentiel : apprendre à être parent, consommateur, citoyen, travailleur, acteur de la société numérique. C’est-à-dire de construire une identité numérique active.
En publiant je fais face à la critique. L’évaluation par les pairs fait que je suis co-apprenant en attente de « feed-backs » des autres utilisateurs qui possèdent un regard singulier. Ainsi j’ai appris beaucoup à la lecture des articles des pionniers. Et je réfléchis actuellement aux modalités d’animation de la formation pour que les feed-back servent à lancer une conversation dans une logique de boucle rétroactive pour approfondir
il y a 315 jours par francois duport
Commentaires (0)
Le numérique impose son rythme : rapide, itératif, dynamique et global. La loi est en la matière souvent à rebours des usages et des innovations. Je ne suis pas juriste, mais suis confronté tous les jours à un système juridique composite et complexe. En la matière, il n’y a pas de vérité mais que de la jurisprudence. Au point qu’agir contre la loi ne veut pas obligatoirement dire être hors-la-loi. Prudence, donc ! C’est sans doute cette responsabilité professionnelle qu’il nous faut endosser. Que chacun soit un citoyen éclairé.
Le principe de propriété est mis à mal parce qu’il percute les représentations culturelles des pays. Il y a les Etats qui édictent les lois. Mais aussi les discussions au niveau international qui actuellement poussent à restreindre les droits d’usage du citoyen pour le plus grand bénéfice des entreprises (avec l’ACTA pour Accord commercial anti-contrefaçon).
On entend dire que les LOPPSI, DAVSI, HADOPI sont liberticide dans ses fondements. Quant aux mouvements open source, copyflet, biens communs et open data peuvent être considérées comme libertaires dans leurs démarches. Ces deux mouvements encadrent une discussion définissant les nouvelles règles sur la propriété intellectuelle et sur la liberté individuelle et publique…
Ces mouvements remettent en cause l’ordre établi. Cette tension est constante dans notre utilisation du numérique. D’un côté des droits de plus en plus restrictifs pour protéger les industries du contenu et dbioe l’autre des démarches consistant à développer du bien commun.
Sur Facebook, le propriétaire de mon image, c’est Facebook et le droit californien… Même si le droit local fait jurisprudence, je m’engage à respecter les « conditions d’utilisation » proposées par une entreprise privée, qui peut modifier de façon unilatérale ces mêmes règles du jeu et censurer mes publications. Ainsi, en février 2011, un Danois ayant posté une reproduction du tableau l’origine du monde de Courbet sur son profil a été exclu du réseau social. Qui est propriétaire de mon image ? Peut on accepter qu’une entreprise censure ? Qui surveille les censeurs ?
Les moteurs de recherche peuvent désormais reconnaître votre visage et l’associer à votre profil dans les réseaux sociaux (123people). Au travers des réseaux sociaux, chaque citoyen est devenu un personnage public. L’expérience d’Albertine avec Google search History est révélatrice de cette nouvelle représentation. Qui est propriétaire de mes traces laissées sur le web ?
A l’opposé, les licences Creative Commons, qui favorisent l’échange et la réutilisation de la production intellectuelle, sont adaptées au droit local. Que se passe t’il quand j’utilise une photographie sous CC d’un biélorusse ? Quels sont mes droits et devoirs ? Je ne sais pas. La réponse croise la culture locale et le juridique et le sens donné au terme de propriété.
Par contre, cela permet de dépasser le conflit permanent sur les droits d’utilisation puisque l’auteur définit les usages possibles et l’affiche clairement. Ce type de licence est particulièrement adapté aux œuvres collectives, comme sur FormaVia. Cela forme en quelque sorte un bien commun inaliénable.
C’est tension qu’explique Philippe Aigrain dans la préface de son livre Cause Commune : « l’information et ses technologies refaçonnent notre univers technique, social et éthique, mais ces bouleversements se font dans deux directions opposées selon que l’on choisit d’en encourager l’appropriation privée ou d’en faire des biens communs. »
L’injonction est d’encourager l’apprentissage de la citoyenneté et du développement durable. Que doit on encourager ? La propriété privé ou le bien commun ? A t’on le droit de s’indigner de la brevetabilité du vivant ? Doit on revisiter la charte de l’établissement et revisiter le sens politique du droit ? Doit on apprendre à pirater, hacker, bricoler, devenir clandestin ? Voir pour cela la ressource que nous propose Stéphanie Lucien-Brun : guide d’auto-défense numérique. D’une certaine manière, oui, parce que le devoir de résistance nécessite des compétences. Wikileacks est-il hors la loi ou en avance sur la loi dans une société qui demande plus de transparence ? Nous sommes sans doute en train de construire les principes d'une nouvelle citoyenneté.
Le paradoxe est de savoir gérer sa présence, de façonner son identité. “Plus vous publiez d’informations sur vous, plus on ne peut pas se tromper. Si quelqu’un vous Googlise, on n’est pas maître de l’information qui arrive : si on la génère soi-même, c’est vous qui contrôlez et définissez votre identité” raconte Hasan Elahi, artiste américain.
il y a 443 jours par francois duport
Commentaires (0)
Dans le cadre de la mise en place d’un EPI Ressource, la Maison Familiale d’Anneyron recrute un Animateur et Technicien Multimédia
Le poste, basé à Anneyron, est à pourvoir pour fin mars 2011
Profil recherché :
- Qualités humaines, relationnelles, pédagogiques et techniques en lien avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication.
- Capacités à initier, concevoir et mettre en place des ateliers thématiques répondant aux demandes des différents publics (usagers individuels, collectifs, association et autres acteurs économiques)
- Capacités à travailler en équipe
- Possédant de bonnes aptitudes à la gestion et au bon fonctionnement d’équipements technologiques.
- Niveau de formation : Bac + 2 minimum, BPJEPS TIC, expérience d’animation souhaitée
Conditions :
CDD de 24 mois, salaire convention collective
Candidature souhaité sous forme numérique à déposer avant le 15/03/2011, à adresser à M Le Président
Adresse : MFR ANNEYRON 10 rue de l’Europe BP 2 26140 ANNEYRON
Mfr.anneyron@mfr.asso.fr
Ce lien vous permet d'accéder à un rapide parcours sur le site. Vous pourrez à tout moment quitter ce guide, le recommencer depuis le début, ou aller directement à la partie qui vous intéresse :
Reprise des ateliers du jeudi midi de 12h à 13h.
Inscription en cliquant ici
Les dates et thèmes sont les suivants :
Pour en savoir plus : http://id.formavia.fr/pg/pages/view/30675/
il y a 109 joursRésolu
il y a 114 joursRésolu
il y a 127 joursEn cours
il y a 132 joursEn cours
il y a 132 joursRésolu
il y a 139 joursRésolu
il y a 139 joursRésolu
il y a 150 joursRésolu
il y a 155 joursRésolu
il y a 155 joursRésolu
| A propos | Mentions légales | Informations personnelles | Aide et documentation | Signaler un contenu litigieux sur cette page
Cette plateforme est construite avec le framework opensource Elgg | Conception et développement : Facyla@Items International
