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Réflexions (Accès: Lecture : Public)

le 16 Décembre 2009 par François Duport   Commentaires (0)

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Ingénierie pédagogique, culture numérique, Ressources, réseau social

Apprend on mieux avec les réseaux ? Je crois que la question ne se pose pas en ces termes. Les réseaux sont devenus omniprésent et ne pas apprendre avec les réseaux revient à exlure l'individu de la construction sociale actuelle. Quelques réflexions sur mes pratiques.

Réseaux humains ou réseaux techniques

A chaque rencontre physique d'acteurs, mon réseau social via les réseaux techniques se renforce. Le virtuel se superpose au réél. Il y a deux mecanismes. Le premier tient du niveau de confiance qui s'organise quand on échange entre acteurs. Le second tient à la réputation par effet de visibilité. Sur twitter, je ne fait que des RT... C'est-à-dire que j'utilise ce service comme un espace de veille en faisant le tri sur les sujets qui m'intéressent. De ce fait, les acteurs qui s'intéressent au même sujet me suivent. Et les liens entre les acteurs se densifient. J'ai fait l'expérience visuelle de ce renforcement à partir de mes contacts sur facebook. Le maillage est dense pour les acteurs ayant une forte présence sur le web. Les liens sociaux sont donc forts. Tout cela se cultive. Et surtout, il m'a permis de d'avoir confiance en moi. Parce que la confiance se renforce par les échanges entre ces acteurs. De l'individualisme collectif en quelque sorte !

Recherche et signal

Mon travail nécessite une veille permanente. Mais je constate que je ne peux pas suivre tous les sujets. Je dois faire des choix et organiser un temps atomisé ou atomic learning. On apprend tout le temps en cherchant par hasard avec ses effets de serendipité et on crée des liens entre des idées éloignées. Mais il y a en permanence le besoin de trier, d'annoter, d'organiser sa veille. Le schéma de Guitef est assez parlant parce qu'il montre les boucles itératives entre les informations et la discussion nécessaire pour maturer une idée.

 

Le temps court de l'immediateté sert de percolateur au temps long de la réflexion. J'apprend

Démarche collaborative

Il n'y a pas une démarche mais une posture et des pratiques. On reste souvent à la porte de la collaboration par peur. Peur du jugement, peur des commentaires et de la critique, peur de la perte de maitrise. La posture est une sorte de "laché prise". Jouer collectif, c'est accepter de perdre un peu pour gagner plus. Mais cet posture n'est pas naturelle. Pourtant la construction d'une idée à plusieurs permet d'appréhender la complexité. 

Il y a de la générosité dans ces pratiques. Un côté utopique aussi. L'école hors les murs est un bon exemple. Mais ces utopies bousculent les montagnes de l'organisation industrielle.

Transparence et processus ouvert

En juillet, j'ai participé à la rencontre Lift09. La question centrale était les processus ouvert. Et du besoin de construire ensemble. C'est-à-dire d'une certaine manière de dépasser la barrière de la propriété. Par translation, toute une série de questions s'impose.  ESt ce que l'apprentissage est collectif ou individuel ? Est ce que l'apprentissage est ouvert ou fermé ? Est ce que l'apprentissage fonctionne sur des contenus propriétaire ou sur une base de biens communs ?

Je viens de lire l'introduction du livre la traduction française de La Richesse des réseaux de Yochaï Benkler, ce spécialiste des sciences politiques, professeur à la Harvard University, codirecteur du Centre Berkman pour l'internet et la société dont voici un extrait : "Nous observons les premiers signes de l'émergence d'un écosystème d'innovation, reposant à la fois sur le financement public, les organismes à but non lucratif traditionnels, et le tout nouveau secteur de la production collaborative, qui permet de promouvoir le développement humain grâce à des initiatives collectives, dans les pays riches comme dans les pays pauvres."

Nous sommes sans doute à un point de bascule. Et vous, qu'en pensez-vous ?