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L'apprentissage social connecté (Accès: Lecture : Public)

le 18 Août 2011 par François Duport   Commentaires (0)

Dans le cadre du C2I2E, le principe général proposé est de multiplier les possibilités d'échanges entre participants aussi bien en ligne que lors des rencontres, mais aussi de s'appuyer sur les ressources existantes du web. Pour cela nous nous sommes appuyés sur la théorie de Georges Siemens avec le social learning.

Social learning, en parler c’est bien, en faire c’est mieux

 

Le principe est assez simple : on apprend plus facilement par ses pairs et dans un contexte opérationnel. On peut aussi considérer que les rencontres de communautés de pratiques sont du social learning en IRL (dans la vraie vie). Voilà la définition par Georges Siemens tiré du livre blanc Social Learning :

 

   La phase « pionniers » a permis de tester quatre niveaux d’organisation :

 

-       Chaque participant doit raconter au travers de son blog ses expériences en terme d’usage des TICs dans la formation. Son blog constitue son dossier de preuves.

-       Pour faciliter les apprentissages informelles, on organise des binômes  entre un formateur et un animateur EPN. Venant de deux univers différents, ils ont des connaissances à échanger.

-       Des groupes de 7 à 9 personnes définissent un projet collectif avec un livrable qui sera publié sous licence Creative Commons.

-       Des grands groupes permettant de croiser les démarches et expérimentations des uns et des autres.

 

L’ensemble forme une conversation qui s’alimente par de l’écrit, de l’oral et de la video, de pairs à pairs. C’est un paysage composite d’apprentissage. Les éléments se questionnent les uns les autres. C’est aussi se donner le droit d’essayer comme le #claved sur la place de la culture numérique dans la formation avec plus de 600 tweets en une heure. Apprendre à utiliser Tweeter, c’est aussi comprendre la force du réseau professionnel. Ou comme le raconte cette institutrice sur OWNI : « utiliser Twitter dès le CP, ce n’est pas seulement apprendre à écrire, c’est apprendre à écrire pour être lu. » Il y a sans doute des expérimentations à monter dans le secteur de la formation des adultes.

 

Le C2IE formateur est un prétexte pour développer une communauté apprenante et à se construire une identité numérique, se confronter  au réel du web, être lu, développer une démarche réflexive. Le C2IE est un prétexte pour :     

-       apprendre à apprendre ;

-       apprendre à exercer son esprit critique ;

-       apprendre à penser par soi-même ;

 

Le C2I2E formateur est une réponse institutionnelle à une  question sociale et culturelle. La réponse est donc à courte vue, sauf si elle se construit comme une étape dans l’exploration des changements en cours : nouvelle organisation du travail, impact de la mobilité dan la formation, place du tutorat, etc.  

 

Et pour un public adulte, il manque l’essentiel : apprendre à être parent, consommateur, citoyen, travailleur, acteur de la société numérique. C’est-à-dire de construire une identité numérique active.

 

L’évaluation tout au long de la vie

En publiant je fais face à la critique. L’évaluation par les pairs fait que je suis co-apprenant en attente de « feed-backs » des autres utilisateurs qui possèdent un regard singulier. Ainsi j’ai appris beaucoup à la lecture des articles des pionniers.  Et je réfléchis actuellement aux modalités d’animation de la formation pour que les feed-back servent à lancer une conversation dans une logique de boucle rétroactive pour approfondir