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écosystème informationnel (Accès: Lecture : Public)

le 4 Juillet 2012 par François Duport   Commentaires (0)

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culture numérique

Mon écosystème informationnel repose sur trois univers complémentaires :

 

  • -       mon univers personnel
  • -       mon environnement de travail
  • -       mes clients et équipes projets

 

Ils interagissent, sont poreux et en évolution permanente.

 

Indépendant et nomade, mon écosystème informationnel est dans les nuages afin de réduire les risques de perte de données et d’accéder à l’ensemble de mes projets et documents en tous lieux.  Mes back-up se trouvent sur DropBox (avec une synchronisation des données permanente entre ma machine en local et le serveur distant). Ce service est particulièrement intéressant pour le partage de gros dossiers.

D’autres part, j’utilise de plus en plus des services en ligne (gmail, googledoc, Twitter, framapad, delicious, pearltree, flickr, etc.) permettant un travail collaboratif avec des équipes distantes. Enfin, je publie la plupart de mes travaux sur des sites spécialisés (slideshare, Scoopit, dailymotion, etc.) et  m’appuie sur mes différentes communautés pour réaliser ma veille (Twitter, Viadeo, Linkedin, Facebook, etc.). Pour ne pas être tenu par l’un ou l’autre service propriétaire, je duplique automatiquement l’information d’une plateforme à l’autre ce qui rend difficile de privatiser mes données et me permet de changer de services en fonction de l’évolution des règles d’utilisation de ceux-ci.

Plutôt que de faire une copie d’écran de chacun de ces services, le plus simple est de faire une recherche sur google avec fduport ou françois Duport :

 

Ainsi, je peux gérer les accès à mes informations en dégradé du public, semi privé, privé et personnel. Les données sensibles sont cryptées. Et il m’arrive d’utiliser des modes de navigation ne laissant pas de trace sur les réseaux. Bref, j’utilise toute la palette des possibles du réseau. Cela me permet de tester les différents niveaux d’interaction entre utilisateur et d’agir dans un cadre à géométrie variable en fonction des contraintes du client.

En local, j’utilise bien évidemment les logiciels standard de la communication, propriétaire et open source. Là encore,  l’idée est d’avoir une approche responsable et laïque de l’informatique.

Les Propulseurs

Les Propulseurs sont nés du regroupement d’entreprises de l’économie numérique et des médias. Ses principaux cofondateurs sont Anne-Caroline Paucot, François Duport, Luc Legay, Marc Leprat Sophie Chavenas, Lionel Paillès et Xavier de Mazenod. Les propulseurs sont à l’initiative des Explorateurs du web, participent aux activités de la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération), interagissent avec de nombreux acteurs des nouveaux médias comme La Boate à Marseille. Les Propulseurs conçoivent des programmes et des dispositifs innovants (ateliers, Explorcamp, Barcamp…), animent des sites et réseaux sociaux (rédaction, médias, marketing, community management), organisent des dispositifs de formation. Nous intervenons en tant que conseil aux entreprises sur leurs stratégies web et des bons usages du numérique, mais aussi comme concepteur et animateur d'événements.

Ce réseau d’acteurs est source d’inspiration puisque nous partageons notre veille, nos expériences et nos réseaux. Nous partageons un espace de coworking facilitant les échanges et interaction. Cela permet de croiser les regards  et réaliser des translations entre différents projets. La ligne Skype est en permanence ouverte pour coordonner nos actions.
Cette base documentaire et sociale me permet de répondre aux différentes attentes de mes clients. Cette organisation sera détaillée dans la partie veille.

 

Des clients et des équipes projets

 

Mes clients sont pour la majorité en relation avec le monde la formation. J’interviens comme conférencier, ingénieur pédagogue et consultant. Pour chaque projet, il est nécessaire de s’adapter aux contraintes du système d’information du client et lui présenter des solutions lui facilitant la tâche. Cela demande une certaine agilité numérique.

Un exemple de situation. J’interviens régulièrement auprès du CFA-3IFA d’Alençon dans l’Orne en Basse-Normandie. Notre mission est de sensibiliser les professeurs aux usages pédagogiques du numérique, de mettre en place un réseau social pour les 1100 apprentis et d’élaborer un parcours de formation au Community Management. Cela implique de dresser une cartographie des contraintes de l’infrastructure, le parc machine et les règles d’accès au réseau afin de proposer des pistes d’évolution du système. Plutôt que de proposer un modèle de prêt à penser, nous sensibilisons les équipes aux différentes solutions possibles et les accompagnons dans une pratique plus agile d’internet. C’est aux utilisateurs de définir en conscience les droits d’accès.   

Au départ, la DSI (Direction des Services Informatiques) filtrait l’accès aux services externes. Peu à peu, en fonction des projets pédagogiques, le pare-feu remet à jour les sites bloqués et simplifie l’accès au wifi (mot de passe) en respectant les règles de sécurité comme le cadre juridique (tracking). 

Apport réflexif d’une organisation en réseau

Un exemple de situation. J’interviens régulièrement auprès du CFA-3IFA d’Alençon dans l’Orne en Basse-Normandie. Notre mission est de sensibiliser les professeurs aux usages pédagogiques du numérique, de mettre en place un réseau social pour les 1100 apprentis et d’élaborer un parcours de formation au Community Management. Cela implique de dresser une cartographie des contraintes de l’infrastructure, le parc machine et les règles d’accès au réseau afin de proposer des pistes d’évolution du système. Plutôt que de proposer un modèle de prêt à penser, nous sensibilisons les équipes aux différentes solutions possibles et les accompagnons dans une pratique plus agile d’internet. C’est aux utilisateurs de définir en conscience les droits d’accès.  

Au départ, la DSI (Direction des Services Informatiques) filtrait l’accès aux services externes. Le responsable informatique et le directeur d’établissement décident du filtrage. Aucune liste des sites interdits n’est dressée, ni des critères… Il en résulte des frustrations de la part des équipes pédagogiques. Pour exemple, le site de l’INA n’était pas accessible alors qu’il peut être un centre de ressources pour les cours d’histoire ou de français. 

La formation a servi à expliciter les règles du pare-feu, son fonctionnement. L’équipe pédagogique a pu exprimer ses attentes. Pour l’heure, il n’y a pas de règles communes, mais une compréhension des contraintes des métiers des uns et des autres. Peu à peu, en fonction des projets pédagogiques, le pare-feu remet à jour les sites bloqués et simplifie l’accès au wifi (mot de passe) en respectant les règles de sécurité comme le cadre juridique (tracking). 

Il faut également expliciter le contexte et des usages diversifiés. Les CFA fonctionnent sous une double tutelle (éducation nationale et ministère du travail). Pour celui d’Alençon, les 1100 apprentis de l’établissement travaillent en alternance (entreprise et CFA). Ils ont des usages numériques importants (Facebook principalement et téléphone portable). Les formateurs ont besoin de dialoguer à distance avec leurs apprentis. La plupart utilisent le mail. Le responsable de la section boucherie a ouvert une page Facebook. L’établissement possède deux salles informatiques et deux TBI. Enfin, il n’y a pas de projet d’ENT. C’est donc un projet d’établissement qu’il faut concevoir avec toutes les partis prenantes.  

Ce tableau rapidement brossé, il convient de poser les attentes :

  • -       Quels outils pour faciliter les échanges entre le CFA et les familles et les entreprises ?
  • -       Quels usages pédagogiques à développer dans l’établissement et hors de l’établissement ?
  • -       Quelles règles d’utilisation du réseau par le corps enseignant et par les apprentis ?
  • -       Pour quels objectifs et quels bénéfices ?
  • -       Quels investissements, à quel rythme, dans l’infrastructure et dans le matériel ?
  • -       Quel accompagnement des équipes ?
  • -       Sur quel réseau et acteurs s’appuyer pour développer ce projet d’établissement ?