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Une veille documentaire et sociale (Accès: Lecture : Public)

le 4 Juillet 2012 par François Duport   Commentaires (0)

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Se limiter à une veille institutionnelle, ou n’utiliser qu’un outil de recherche, revient à s’enfoncer dans la grotte de Platon et de ne voir que des reflets de la réalité. Le mythe des seuls savoirs académiques a vécu. La réalité est beaucoup plus féconde et innovante. Il convient désormais de faire des allers retours entre ces différentes formes de savoirs, développer un esprit critique et organiser une méthodologie de veille. 

Dans le cadre des micro-conférence, j’avais réalisé un petit film présentant les grands principes de la veille pédagogique. Cette approche liminaire n’explique pas les mécanismes et les bénéfices d’une veille organisée et collaborative.


Microconférence : "les grands principes de la... par FormaVia

Méthodologie de veille

Ma veille fonctionne en deux grandes étapes. La première consiste à repérer les sujets qui m’intéressent ou qui pourraient m’intéresser.  Je ne lis pas les articles ou les documents, je fais un premier tri à partir des sources suivantes :

 

  • -       moteur, slideshare, lecteur de flux, lettres d’information, colloque, rencontres professionnelles, NetVibes
  • -       Reseaux sociaux : Twitter, Viadeo, Linkedin

Cela consiste à marquer la ressource comme intéressante et à consulter ultérieurement. C’est un travail assez mécanique et qui prend entre ½ heures à une heure par jour. Il peut arriver d’avoir des périodes sans aucune veille. Pour gagner du temps, je mets des filtres (#TICE, #elearning, #ePortfolio, #EPN, etc.) pour accéder plus directement aux thèmes qui m’intéressent comme avec TweetDeck :


Il est possible également de mettre des filtres sur google reader et la plupart des outils de syndication de contenus. Le principe est de réduire le « bruit » et de gérer une grande masse d’information.

J’utilise Twitter comme une gare de triage en m’appuyant sur les groupes spécialisés et la time line de mes 1500 abonnés. 

Chaque fois qu’un article m’intéresse, je le twitte ou re-twitte. Voici un extrait de mes tweets  et de mon profil.

 

 Avec 1200 followers (personne abonné à mon compte), je suis une personne considérée comme influente sur Twitter. Ou plus modestement, que ma veille doit intéresser quelques personnes. Pour des recherches spécifiques, il m’arrive ainsi de m’appuyer sur mes communautés en posant des questions. En général, je reçois une dizaine de réponses dans la journée.

Ce matériel brut fait l’objet d’un second raffinage. Les médias (articles, documents, images, vidéo, etc.) qui me semblent digne d’intérêts sont classés dans mes favoris en ligne sur delicious. L’ensemble est synchronisé sur Diigo et Pearltree.  Ces espaces forment ma base documentaire. 

Diffusion et valorisation

Le faux du vrai et le vrai du faux est une façon de développer son esprit critique. Ce post écrit sur FormaVia présente ma posture vis-à-vis de ma veille. Le principe du journalisme est de croiser les sources d’information. Les erreurs institutionnelles étant innombrables autant que celles des réflexions populaires, il est nécessaire de cultiver le doute et mettre en pratique pour valider la plupart des contenus.

Cependant, à force de côtoyer le milieu, on repère les sources d’information fiables. Ceux sont les mêmes personnes qui interviennent lors de colloques ou de rencontres sur le numérique.

Je valorise une partie de ma veille grâce à un outil de curation, Scoop-It.  Voici un exemple d’une curation sur le thème des ePortfolio et portefeuilles de compétences. Les articles sont une sélection provenant de ma base documentaire.

 

Mots clés, résumés et publication

L’intérêt de cette veille est de pouvoir catégoriser l’information avec des mots clés et des résumés. Ainsi, il m’est possible de sélectionner une série de documents  par thématique comme sur Delicious. Ou de faire une recherche ciblée dans les favoris d’autres utilisateurs. Plutôt que de passer par un moteur de recherche généraliste, je puise dans la recherche de spécialistes.

 Mais il est aussi possible d’organiser une veille collaborative en organisant des équipes sous pearltree.

Tout cela est possible parce que la classification ou la publication d’un tweet ne prend que quelques secondes. C’est l’accumulation et le triage qui permet d’organiser une veille de qualité.

Bénéfices itératifs

Pour quel bénéfice ? Cela permet de rapprocher des informations pour construire une nouvelle réflexion, ou de nouvelles ressources. Et cela permet de rédiger des articles sur un blog ou des rapports avec une webographie assez exhaustive. Ce processus itératif s’explique en une seule image qu’a produit François Guité : 

 

Cette démarche s’applique autant au monde de l’éducation et de la formation que dans d’autres secteurs d’activité.