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L’inflation normative de l’évaluation (Accès: Lecture : Public)

le 6 Août 2012 par François Duport   Commentaires (0)

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culture numérique, ingénierie pédagogique

Le hasard de la veille, ou sérendipité,  est fécond en réflexions. Ainsi, la présentation de Charles Hadji - Grenoble 2 -  Faut il avoir peur de l’évaluation me fait poser question sur la justesse de regard sur une culture numérique en émergence. Comment, pourquoi et quoi évaluer ? Et en ce qui concerne le numérique, c’est d’autant plus difficile que le sujet est en évolution permanente. Pour ma part, je crois qu’il serait nécessaire d’évaluer la capacité à apprendre à apprendre le numérique, la capacité à jeter un regard critique.

Le regard de l’autre

En écrivant et en rendant public son travail, on se met sous le regard de la critique. La transparence est exigeante mais elle permet d’améliorer en permanence son regard sur son travail par la démarche réflexive, mais aussi grâce aux commentaires pour une démarche itérative, dont le principe d’essai / erreur prend tous son sens. C’est pour cette raison que je publie l’ensemble de mon dossier de preuves sous licence Creative Commons et d’une façon organiser pour valoriser différents écrits produits à différents moments. J’ai utilisé Scoop-it pour faciliter l’organisation éditoriale : 

Pour moi, le ePortfolio  peut dans ce principe être considéré comme outil d’évaluation, collective et institutionnel. L’auteur en est propriétaire et c’est lui seul qui décide de son ouverture. Ainsi, concernant le dossier de preuves, je ferai une publicité à la rentrée via Twitter pour avoir des commentaires. C’est une expérience d’évaluation auprès d’une grande population. Cette démarche est pour moi complémentaire aux évaluations classiques comme les enquêtes réalisées lors de l’expérimentation C2I2E au sein de FormaVia sous google.doc.

 

 

De la même manière, la démarche B2I adulte pourrait se construire comme un ePortfolio individuel et collectif présentant une collection de travaux faisant preuve et pouvant être évalué.

Cette publication au plus grand nombre, c’est Read/write du web où l’amateur peut être diffuseur de sa production. C’est en ce sens que le web s’inscrit dans une nouvelle logique culturelle où le populaire devient visible. C’est d’autant plus important que ces travaux publiés sont valorisants et permettent à l’auteur de développer son estime et sa confiance au fur à mesure. La compétence de publication est présente dans les référentiels et déclaration de l’Europe comme de l’UNESCO.

Ainsi Mario Assselin explique qu’Internet forme, l’éducation se transforme dans un article du web pédagogique. « La capacité des apprenants à devenir eux-mêmes des producteurs de contenu — à diffuser tout genre de textes/sons/images/vidéos sans intermédiaire et sans connaitre les langages de programmation — contribue à résoudre l’équation de l’accès aux connaissances dans un mode distribué. Connecter, échanger et contribuer, devenir plus responsables de ses apprentissages, voilà l’essentiel des ingrédients de ce mode plus collaboratif, d’où l’utilisation du terme « Web 2.0 » pour désigner cet Internet devenu bidirectionnel. »

C’est la raison de la ferme de blogs du CFA d’Alençon. Cela devrait permettre aux apprentis de présenter leurs apprentissages, quelque soit la filière professionnelle, et fournira la preuve de compétences propre au B2I.

Pour suivre ces fils d’information, aussi bien pour les blogs de FormaVia que ceux du CFA, j’utilise un compte NetVibes :

http://www.netvibes.com/privatepage/2 - blogs_C2I2E