il y a 138 jours par francois duport
Commentaires (0)
compte-rendu, territoires, culture numérique
Les assises de la médiation numérique viennent de se terminer. Cela se passait à Ajaccio et les participants ont travaillé sur des chantiers d'avenir. Voici la proudction de notre groupe sur la place de la médiation dans les territoires en dehors des lieux physiques :
il y a 138 jours par francois duport
Commentaires (0)
Retrouvé par hasard, ce texte rédigé à Autrans en 2006 corrigé et amélioré par Anne-Caroline Paucot dans la production des actes de cette rencontre. L'objet était d'imaginer l'avenir. L'original est ici mais je préfère la version corrigée. A l'époque je ne connaissais pas Anne-Caroline Paucot et son dictionnaire du futur ; désormais nous partageons le même espace de coworking.
Les lambris de la République couvent bien des réflexions. Le ministre des savoirs et de la connaissances fait les cents pas.
Il est minuit et la tâche est rude. Les rapports des experts et la pression de la rue obligent l'homme à sortir du bois.Les dernières réformes n'y suffisent plus. Les réseaux menacent de faire imploser tout le système de formation. Ce soir, il met une note finale à son projet de loi. Pour cela, il faut repren- dre le fil des événements et mettre en perspective les petits changements et les grands bouleverse- ments de ces dix dernières années.
En 2007, les techniciens du ministère saluèrent la performance. Les espaces numériques de travail (ENT) étaient déployés dans toute la formation initiale et supérieure. L'urbanisation jacobine des systèmes d'information permettait de gérer au mieux les départs à la retraite du corps enseignant et de faire rentrer de plein pied les enfants dans la société de la connaissance. L'édition modifia dans la foulée son modèle économique en singeant la télévision. Les manuels scolaires étaient désor- mais disponibles dans des bouquets numériques de savoirs. Le ministère avait imaginé une infra- structure robuste et les régions payaient les factu- res, décentralisation oblige.
Les premiers retours d'expérience sont promet- teurs, même si des problèmes demeurent : désaf- fection de l'intérêt pour les études, crispation du corps professoral. Le système se sclérose. Et, au bout de 24 mois, les ENT posent des difficultés. Le système est obèse d'informations et de groupes de travail. L'administration décida d'investir dans un moteur de recherche de dernière génération intégrant analyse sémantique et traducteur univer- sel. Le fossé se creuse entre les générations, entre ceux qui savent se servir des réseaux, et les exclus du nomadisme cognitif. Les professeurs essaient
tant bien que mal d'adapter les recettes de l'ensei- gnement traditionnel à une organisation multi modale. Ils n'y arrivent pas.
L'étude sociologique de cette époque (vers 2010) montre que chaque adolescent interagit avec un réseau social de 150 à 300 personnes sur les cinq continents. La cartographie relationnelle d'un individu présente au moins sept niveaux de rela- tion, du plus proche au plus éloigné. Il multiplie les modes de communication en fonction des communautés auquel il appartient et zappe d'une activité à l’autre toutes les 20 minutes. Conséquence, les élèves et les étudiants ont détournés les outils pour leurs intérêts personnels. Les passionnés forment des communautés entre niveaux scolaires. Ils dépassent les professeurs en ne suivent plus le programme. L'autodidaxie gagne en puissance. Il suffit qu'un professeur devienne animateur de savoirs plutôt que trans- metteur de connaissances. Chaque apprenant est potentiellement un professionnel amateur. On se trouve dans une situation de pyramide renversée. L'important est d'être connecté et de développer son nœud relationnel.
Les TIC ont envahi les pratiques pédagogiques. Dans ce spectre large, il y a de tout. Certains pro- fesseurs mettent cours, exercices et annales à la disposition de leurs élèves et étudiant. L'absentéisme devient une norme. Les cours ex cathedra sont déserts. D'autres encouragent la participation et la critique constructive via des blogs et wiki. La majorité se sent abandonnée dans une société autonome où l'individu ne sup- porte plus l'autorité. L'exigence de transparence ne supporte plus les murs des écoles et la hiérar- chie des universités. Mais cela reste une excep- tion, la majorité refuse de changer ses pratiques. Une première loi tente de restreindre l'usage de l'informatique dans les écoles. Le ministre tombe.
L'usage et la mondialisation ont bouleversé ce beau programme, mariant secteur marchand et organisation technocratique. Le capitalisme cog- nitif engendre des jeux pédagogiques qui rassem- blent plusieurs millions de citoyens apprenants. Les pays du Sud, et plus particulièrement l'Afrique, accélèrent la diffusion de ressources pédagogiques sous licence creative commons. Chaque champ pédagogique possède désormais un wikipédia spécialisé. La banalisation des gril- les P2P entraîne une vulgarisation des savoirs à grande échelle. On s'échange, on annote tous documents sous la forme de post-it audio ou tex- tuel. Une idée, pourvue qu'elle soit diffusée, se développe comme une bactérie, dépassant les pré- visions de la loi de Metcalfe.
Les nouvelles lois sur la propriété intellectuelle imposent un tracking des méta-données. La popu- larité des licences creative comons accélère la dif- fusion des ressources pédagogiques libres. L'Afrique propose des services d'animation de savoirs mondiaux sur la base du griot. Une concurrence s'engage entre trois entités : l'institu- tion, le privé et le communautaire. L'institution conserve la maîtrise des diplômes. Le privé inonde le marché de parcours pédagogiques per- sonnalisés multilingues avec coach pour chaque apprenant. Le communautarisme est un mélange de religieux et de démocratie participative. La génération impose sa direction sous la forme de manifestations sporadiques, de type flashmob.
Ils veulent de la transparence et du respect. La spontanéité créative de leur mouvement inhibe le gouvernement. La pression monte d'un cran quand les salariés exigent du temps permanent à la formation. Sous la pression des réseaux, le gou- vernement met en place un ministère des savoirs. Il a 18 mois pour trouver une solution.
Le ministre relit sa proposition de loi. Il connaît ses ennemis, mais craint encore plus ses amis... Droitistes comme gauchistes ne rêvent que de pouvoir. . Il faut parfois aller contre sa classe, et croire en l'humain. Alors il relit une dernière fois sa déclaration universelle des savoirs et de la connaissance :
il hésite, allume son ordinateur et ouvre un premier wiki national pour construire collectivement nos besoins éducatifs.
il y a 173 jours par francois duport
Commentaires (0)
Dans le cadre du C2I2E, le principe général proposé est de multiplier les possibilités d'échanges entre participants aussi bien en ligne que lors des rencontres, mais aussi de s'appuyer sur les ressources existantes du web. Pour cela nous nous sommes appuyés sur la théorie de Georges Siemens avec le social learning.
Le principe est assez simple : on apprend plus facilement par ses pairs et dans un contexte opérationnel. On peut aussi considérer que les rencontres de communautés de pratiques sont du social learning en IRL (dans la vraie vie). Voilà la définition par Georges Siemens tiré du livre blanc Social Learning :

La phase « pionniers » a permis de tester quatre niveaux d’organisation :
- Chaque participant doit raconter au travers de son blog ses expériences en terme d’usage des TICs dans la formation. Son blog constitue son dossier de preuves.
- Pour faciliter les apprentissages informelles, on organise des binômes entre un formateur et un animateur EPN. Venant de deux univers différents, ils ont des connaissances à échanger.
- Des groupes de 7 à 9 personnes définissent un projet collectif avec un livrable qui sera publié sous licence Creative Commons.
- Des grands groupes permettant de croiser les démarches et expérimentations des uns et des autres.
L’ensemble forme une conversation qui s’alimente par de l’écrit, de l’oral et de la video, de pairs à pairs. C’est un paysage composite d’apprentissage. Les éléments se questionnent les uns les autres. C’est aussi se donner le droit d’essayer comme le #claved sur la place de la culture numérique dans la formation avec plus de 600 tweets en une heure. Apprendre à utiliser Tweeter, c’est aussi comprendre la force du réseau professionnel. Ou comme le raconte cette institutrice sur OWNI : « utiliser Twitter dès le CP, ce n’est pas seulement apprendre à écrire, c’est apprendre à écrire pour être lu. » Il y a sans doute des expérimentations à monter dans le secteur de la formation des adultes.
Le C2IE formateur est un prétexte pour développer une communauté apprenante et à se construire une identité numérique, se confronter au réel du web, être lu, développer une démarche réflexive. Le C2IE est un prétexte pour :
- apprendre à apprendre ;
- apprendre à exercer son esprit critique ;
- apprendre à penser par soi-même ;
Le C2I2E formateur est une réponse institutionnelle à une question sociale et culturelle. La réponse est donc à courte vue, sauf si elle se construit comme une étape dans l’exploration des changements en cours : nouvelle organisation du travail, impact de la mobilité dan la formation, place du tutorat, etc.
Et pour un public adulte, il manque l’essentiel : apprendre à être parent, consommateur, citoyen, travailleur, acteur de la société numérique. C’est-à-dire de construire une identité numérique active.
En publiant je fais face à la critique. L’évaluation par les pairs fait que je suis co-apprenant en attente de « feed-backs » des autres utilisateurs qui possèdent un regard singulier. Ainsi j’ai appris beaucoup à la lecture des articles des pionniers. Et je réfléchis actuellement aux modalités d’animation de la formation pour que les feed-back servent à lancer une conversation dans une logique de boucle rétroactive pour approfondir
il y a 214 jours par francois duport
Commentaires (0)
Le numérique impose son rythme : rapide, itératif, dynamique et global. La loi est en la matière souvent à rebours des usages et des innovations. Je ne suis pas juriste, mais suis confronté tous les jours à un système juridique composite et complexe. En la matière, il n’y a pas de vérité mais que de la jurisprudence. Au point qu’agir contre la loi ne veut pas obligatoirement dire être hors-la-loi. Prudence, donc ! C’est sans doute cette responsabilité professionnelle qu’il nous faut endosser. Que chacun soit un citoyen éclairé.
Le principe de propriété est mis à mal parce qu’il percute les représentations culturelles des pays. Il y a les Etats qui édictent les lois. Mais aussi les discussions au niveau international qui actuellement poussent à restreindre les droits d’usage du citoyen pour le plus grand bénéfice des entreprises (avec l’ACTA pour Accord commercial anti-contrefaçon).
On entend dire que les LOPPSI, DAVSI, HADOPI sont liberticide dans ses fondements. Quant aux mouvements open source, copyflet, biens communs et open data peuvent être considérées comme libertaires dans leurs démarches. Ces deux mouvements encadrent une discussion définissant les nouvelles règles sur la propriété intellectuelle et sur la liberté individuelle et publique…
Ces mouvements remettent en cause l’ordre établi. Cette tension est constante dans notre utilisation du numérique. D’un côté des droits de plus en plus restrictifs pour protéger les industries du contenu et dbioe l’autre des démarches consistant à développer du bien commun.
Sur Facebook, le propriétaire de mon image, c’est Facebook et le droit californien… Même si le droit local fait jurisprudence, je m’engage à respecter les « conditions d’utilisation » proposées par une entreprise privée, qui peut modifier de façon unilatérale ces mêmes règles du jeu et censurer mes publications. Ainsi, en février 2011, un Danois ayant posté une reproduction du tableau l’origine du monde de Courbet sur son profil a été exclu du réseau social. Qui est propriétaire de mon image ? Peut on accepter qu’une entreprise censure ? Qui surveille les censeurs ?
Les moteurs de recherche peuvent désormais reconnaître votre visage et l’associer à votre profil dans les réseaux sociaux (123people). Au travers des réseaux sociaux, chaque citoyen est devenu un personnage public. L’expérience d’Albertine avec Google search History est révélatrice de cette nouvelle représentation. Qui est propriétaire de mes traces laissées sur le web ?
A l’opposé, les licences Creative Commons, qui favorisent l’échange et la réutilisation de la production intellectuelle, sont adaptées au droit local. Que se passe t’il quand j’utilise une photographie sous CC d’un biélorusse ? Quels sont mes droits et devoirs ? Je ne sais pas. La réponse croise la culture locale et le juridique et le sens donné au terme de propriété.
Par contre, cela permet de dépasser le conflit permanent sur les droits d’utilisation puisque l’auteur définit les usages possibles et l’affiche clairement. Ce type de licence est particulièrement adapté aux œuvres collectives, comme sur FormaVia. Cela forme en quelque sorte un bien commun inaliénable.
C’est tension qu’explique Philippe Aigrain dans la préface de son livre Cause Commune : « l’information et ses technologies refaçonnent notre univers technique, social et éthique, mais ces bouleversements se font dans deux directions opposées selon que l’on choisit d’en encourager l’appropriation privée ou d’en faire des biens communs. »
L’injonction est d’encourager l’apprentissage de la citoyenneté et du développement durable. Que doit on encourager ? La propriété privé ou le bien commun ? A t’on le droit de s’indigner de la brevetabilité du vivant ? Doit on revisiter la charte de l’établissement et revisiter le sens politique du droit ? Doit on apprendre à pirater, hacker, bricoler, devenir clandestin ? Voir pour cela la ressource que nous propose Stéphanie Lucien-Brun : guide d’auto-défense numérique. D’une certaine manière, oui, parce que le devoir de résistance nécessite des compétences. Wikileacks est-il hors la loi ou en avance sur la loi dans une société qui demande plus de transparence ? Nous sommes sans doute en train de construire les principes d'une nouvelle citoyenneté.
Le paradoxe est de savoir gérer sa présence, de façonner son identité. “Plus vous publiez d’informations sur vous, plus on ne peut pas se tromper. Si quelqu’un vous Googlise, on n’est pas maître de l’information qui arrive : si on la génère soi-même, c’est vous qui contrôlez et définissez votre identité” raconte Hasan Elahi, artiste américain.
il y a 342 jours par francois duport
Commentaires (0)
Dans le cadre de la mise en place d’un EPI Ressource, la Maison Familiale d’Anneyron recrute un Animateur et Technicien Multimédia
Le poste, basé à Anneyron, est à pourvoir pour fin mars 2011
Profil recherché :
- Qualités humaines, relationnelles, pédagogiques et techniques en lien avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication.
- Capacités à initier, concevoir et mettre en place des ateliers thématiques répondant aux demandes des différents publics (usagers individuels, collectifs, association et autres acteurs économiques)
- Capacités à travailler en équipe
- Possédant de bonnes aptitudes à la gestion et au bon fonctionnement d’équipements technologiques.
- Niveau de formation : Bac + 2 minimum, BPJEPS TIC, expérience d’animation souhaitée
Conditions :
CDD de 24 mois, salaire convention collective
Candidature souhaité sous forme numérique à déposer avant le 15/03/2011, à adresser à M Le Président
Adresse : MFR ANNEYRON 10 rue de l’Europe BP 2 26140 ANNEYRON
Mfr.anneyron@mfr.asso.fr
il y a 342 jours par francois duport
Commentaires (0)
ingénierie pédagogique, culture numérique
Twitter en classe, cela fait débat, mais les résultats sont intéressants quand les objectifs pédagogiques sont clairement définis. Et ce à n'importe quel age. Quelle translation est enviseagable dans la formation continue...
il y a 386 jours par francois duport
Commentaires (0)
ingénierie pédagogique, culture numérique
Réalisée à partir des articles publiés sur Thot Cursus depuis 12 ans, l'étude «Les meilleures pratiques de l'éducation 2.0» propose une analyse réflexive sur l'état actuel des pratiques et de l'utilisation des TIC en éducation.
Télécharger
Tiré de Thot
il y a 386 jours par francois duport
Commentaires (0)
référentiel, culture numérique
culture numérique, communautés de pratiques
S'inspirant des principes qui guident sur le plan suisse et international la formation des enseignants - “tertiarisation, c'est-à-dire formation scientifique de niveau supérieur incluant les apports de la recherche, et “professionnalisation, c'est-à-dire vision du métier reposant sur des capacités d''autonomie, de réflexion et d'innovation, ainsi que sur l'exigence d'une formation permanente - la Haute Ecole Pédagogique Lausanne a choisi d'inscrire ses parcours de formation dans le cadre d'un référentiel de compétences professionnelles.
Ce référentiel, élaboré par l'ensemble des formateurs en compatibilité avec le référentiel en cours de développement au plan romand et avec les standards internationaux, veut englober toutes les dimensions de la profession. Différencié par niveaux de maîtrise, il encadre aussi bien la formation de base que les offres de formation postgrade ou continue. Son objet est triple :
Il contribue également à la mobilité des étudiants et des professionnels.
Le concept de compétence professionnelle fait l'objet de nombreuses définitions. On retiendra en particulier que chaque compétence professionnelle :
Le référentiel est constitué de onze compétences-clés :
Chacune des onze compétences du référentiel est déclinée en composantes, plus détaillées. Des niveaux de maîtrise indiquent ce qui est attendu des futurs professionnels à l'issue de leur formation initiale.
Le développement et l’adaptation continue du référentiel de compétences est guidé par les principes méthodologiques suivants :
Le référentiel concourt ainsi au développement de la professionnalité des enseignants.
|
|
il y a 396 jours par francois duport
Commentaires (0)
Inspirant
il y a 428 jours par francois duport
Commentaires (0)
Alors que l’on nous parle chaque jour de crise économique, de fracture sociale, de replis communautaires, de catastrophes écologiques, et même… de guerre des monnaies…des «Territoires Intelligents» se développent chaque jour sur «Internet», où naissent des «Communautés Apprenantes» qui réinventent de nouvelles règles de pensées et développent des modèles de «Gouvernance» plus ouverts et plus agiles via le «Web».
Pour ces défenseurs des «Biens Communs», des «monnaies complémentaires» se créent pour réguler ces «nouveaux modèles d’échanges» qui nous apportent des richesses issues d’une ressource abondante et inépuisable… l’«Intelligence Collective"...
Voilà un premier retour de cette journée pour l'inauguration du Comptoir Numérique qui préfigure les EPN 2.0, mélange d'espace de co-working et d'internet accompagné.
Ce lien vous permet d'accéder à un rapide parcours sur le site. Vous pourrez à tout moment quitter ce guide, le recommencer depuis le début, ou aller directement à la partie qui vous intéresse :
Reprise des ateliers du jeudi midi de 12h à 13h.
Inscription en cliquant ici
Les dates et thèmes sont les suivants :
Pour en savoir plus : http://id.formavia.fr/pg/pages/view/30675/
| A propos | Mentions légales | Informations personnelles | Aide et documentation | Signaler un contenu litigieux sur cette page
Cette plateforme est construite avec le framework opensource Elgg | Intégration et développement : Facyla/Items International
