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Blog de François Duport

Retour des assises de la médiation numérique : hors les murs (Accès: Lecture : Public)

le 22 Septembre 2011 par François Duport   Commentaires (0)

compte-rendu, territoires, culture numérique

Les assises de la médiation numérique viennent de se terminer. Cela se passait à Ajaccio et les participants ont travaillé sur des chantiers d'avenir. Voici la proudction de notre groupe sur la place de la médiation dans les territoires en dehors des lieux physiques :

 

 

La Nuit de tous les changements (Accès: Lecture : Public)

le 22 Septembre 2011 par François Duport   Commentaires (0)

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Retrouvé par hasard, ce texte rédigé à Autrans en 2006 corrigé et amélioré par Anne-Caroline Paucot dans la production des actes de cette rencontre. L'objet était d'imaginer l'avenir. L'original est ici mais je préfère la version corrigée. A l'époque je ne connaissais pas Anne-Caroline Paucot et son dictionnaire du futur ; désormais nous partageons le même espace de coworking.

Les lambris de la Re?publique couvent bien des re?flexions. Le ministre des savoirs et de la connaissances fait les cents pas.
Il est minuit et la ta?che est rude. Les rapports des experts et la pression de la rue obligent l'homme a? sortir du bois.Les dernie?res re?formes n'y suffisent plus. Les re?seaux menacent de faire imploser tout le syste?me de formation. Ce soir, il met une note finale a? son projet de loi. Pour cela, il faut repren- dre le fil des e?ve?nements et mettre en perspective les petits changements et les grands bouleverse- ments de ces dix dernie?res anne?es.
En 2007, les techniciens du ministe?re salue?rent la performance. Les espaces nume?riques de travail (ENT) e?taient de?ploye?s dans toute la formation initiale et supe?rieure. L'urbanisation jacobine des syste?mes d'information permettait de ge?rer au mieux les de?parts a? la retraite du corps enseignant et de faire rentrer de plein pied les enfants dans la socie?te? de la connaissance. L'e?dition modifia dans la foule?e son mode?le e?conomique en singeant la te?le?vision. Les manuels scolaires e?taient de?sor- mais disponibles dans des bouquets nume?riques de savoirs. Le ministe?re avait imagine? une infra- structure robuste et les re?gions payaient les factu- res, de?centralisation oblige.

Les premiers retours d'expe?rience sont promet- teurs, me?me si des proble?mes demeurent : de?saf- fection de l'inte?re?t pour les e?tudes, crispation du corps professoral. Le syste?me se scle?rose. Et, au bout de 24 mois, les ENT posent des difficulte?s. Le syste?me est obe?se d'informations et de groupes de travail. L'administration de?cida d'investir dans un moteur de recherche de dernie?re ge?ne?ration inte?grant analyse se?mantique et traducteur univer- sel. Le fosse? se creuse entre les ge?ne?rations, entre ceux qui savent se servir des re?seaux, et les exclus du nomadisme cognitif. Les professeurs essaient
tant bien que mal d'adapter les recettes de l'ensei- gnement traditionnel a? une organisation multi modale. Ils n'y arrivent pas.

Premier acte : une premie?re rupture

L'e?tude sociologique de cette e?poque (vers 2010) montre que chaque adolescent interagit avec un re?seau social de 150 a? 300 personnes sur les cinq continents. La cartographie relationnelle d'un individu pre?sente au moins sept niveaux de rela- tion, du plus proche au plus e?loigne?. Il multiplie les modes de communication en fonction des communaute?s auquel il appartient et zappe d'une activite? a? l’autre toutes les 20 minutes. Conse?quence, les e?le?ves et les e?tudiants ont de?tourne?s les outils pour leurs inte?re?ts personnels. Les passionne?s forment des communaute?s entre niveaux scolaires. Ils de?passent les professeurs en ne suivent plus le programme. L'autodidaxie gagne en puissance. Il suffit qu'un professeur devienne animateur de savoirs pluto?t que trans- metteur de connaissances. Chaque apprenant est potentiellement un professionnel amateur. On se trouve dans une situation de pyramide renverse?e. L'important est d'e?tre connecte? et de de?velopper son nœud relationnel.

Les TIC ont envahi les pratiques pe?dagogiques. Dans ce spectre large, il y a de tout. Certains pro- fesseurs mettent cours, exercices et annales a? la disposition de leurs e?le?ves et e?tudiant. L'absente?isme devient une norme. Les cours ex cathedra sont de?serts. D'autres encouragent la participation et la critique constructive via des blogs et wiki. La majorite? se sent abandonne?e dans une socie?te? autonome ou? l'individu ne sup- porte plus l'autorite?. L'exigence de transparence ne supporte plus les murs des e?coles et la hie?rar- chie des universite?s. Mais cela reste une excep- tion, la majorite? refuse de changer ses pratiques. Une premie?re loi tente de restreindre l'usage de l'informatique dans les e?coles. Le ministre tombe.

Second acte : mondialisation des savoirs

L'usage et la mondialisation ont bouleverse? ce beau programme, mariant secteur marchand et organisation technocratique. Le capitalisme cog- nitif engendre des jeux pe?dagogiques qui rassem- blent plusieurs millions de citoyens apprenants. Les pays du Sud, et plus particulie?rement l'Afrique, acce?le?rent la diffusion de ressources pe?dagogiques sous licence creative commons. Chaque champ pe?dagogique posse?de de?sormais un wikipe?dia spe?cialise?. La banalisation des gril- les P2P entrai?ne une vulgarisation des savoirs a? grande e?chelle. On s'e?change, on annote tous documents sous la forme de post-it audio ou tex- tuel. Une ide?e, pourvue qu'elle soit diffuse?e, se de?veloppe comme une bacte?rie, de?passant les pre?- visions de la loi de Metcalfe.

Les nouvelles lois sur la proprie?te? intellectuelle imposent un tracking des me?ta-donne?es. La popu- larite? des licences creative comons acce?le?re la dif- fusion des ressources pe?dagogiques libres. L'Afrique propose des services d'animation de savoirs mondiaux sur la base du griot. Une concurrence s'engage entre trois entite?s : l'institu- tion, le prive? et le communautaire. L'institution conserve la mai?trise des diplo?mes. Le prive? inonde le marche? de parcours pe?dagogiques per- sonnalise?s multilingues avec coach pour chaque apprenant. Le communautarisme est un me?lange de religieux et de de?mocratie participative. La ge?ne?ration impose sa direction sous la forme de manifestations sporadiques, de type flashmob.

Ils veulent de la transparence et du respect. La spontane?ite? cre?ative de leur mouvement inhibe le gouvernement. La pression monte d'un cran quand les salarie?s exigent du temps permanent a? la formation. Sous la pression des re?seaux, le gou- vernement met en place un ministe?re des savoirs. Il a 18 mois pour trouver une solution.

Troisie?me acte : nuit de la cre?ativite?

Le ministre relit sa proposition de loi. Il connai?t ses ennemis, mais craint encore plus ses amis... Droitistes comme gauchistes ne re?vent que de pouvoir. . Il faut parfois aller contre sa classe, et croire en l'humain. Alors il relit une dernie?re fois sa de?claration universelle des savoirs et de la connaissance :

  • L'acce?s aux savoirs est libre et e?gal pour tous. - La formation est un droit inalie?nable pour tout individu de la naissance a? la mort. - Le droit d'auteur et les copyrights industriels sont abolis.
  • Les e?changes de pair a? pair sont autorise?s et encourage?s. - La cre?ativite? en re?seau est un bien commun. - L'homme est encourage? a? passer un cinquie?me de son temps a? e?tudier.
  • Chaque individu doit parrainer au moins une personne dans sa de?marche d'apprentissage. Le ministre sent bien qu'il faut aller dans ce sens, mais n’ignorant pas qu’il ne mai?trise pas tout,

il he?site, allume son ordinateur et ouvre un premier wiki national pour construire collectivement nos besoins e?ducatifs.

Le vrai du faux ou le faux du vrai (Accès: Lecture : Public)

le 19 Août 2011 par François Duport   Commentaires (0)

J’ai été journaliste dans une autre vie. Je lisais toute la presse quotidienne et m’amusait régulièrement à comparer la présentation d’un événement. De l’Humanité au Figaro, les visions sont partisanes. Pas de vérité, mais des éléments de compréhension.

 

J’ai travaillé deux ans sur un cd-rom qui se voulait être une référence : mémoire de la déportation. Une partie de mon travail était de gérer la photothèque en vérifiant l’exactitude historique des informations. Il fallait en permanence recouper les informations. De nombreuses légendes étaient fausses… 

 

Apprendre à développer son appareil critique est indispensable partout, sur le web comme dans une bibliothèque. De nombreuses vérités académiques sont battues en brèches à chaque découverte scientifique. Tela Botanica a recensé toutes plantes du territoire français grâce à un réseau de plus de 15 000 personnes. Sur ce point, l’intelligence collective a été plus performante que la recherche.

 

Comme le raconte Brewster Kahle, fondateur depuis 1996 et président de l’Internet Archive,  dans une interview avec Xavier de la Porte, voilà la difficulté : « Devoir se débrouiller avec cette masse d’informations qui nous entoure, c’est périlleux… Et maintenant, en plus, on sait que tout cela nous entoure… Et l’on est constamment sollicité, arrosé par des flux… Ce qui nous fait sentir en retard, ou stupide ou que sais-je. Cela implique de penser différemment. Je le vois par rapport à mes propres années d’étude, où il suffisait de lire les manuels pour croire que l’on savait distinguer le bon du mauvais ; désormais on peut lire de nombreux points de vue sur à peu près tous les sujets… Les choses deviennent plus complexes. »

 

L’important est donc de construire par l’usage à développer un appareil critique de la source d’information.  Et critique jusqu’au bout puisque comme l’écrit parfaitement par Jérémie Zimmermann de la Quadrature du Net : « Le rapporteur spécial des Nations Unies Frank La Rue affirme que la liberté d’expression est plus importante que le droit d’auteur et qu’elle doit être protégée à tout prix, dans les régimes autoritaires comme dans les démocraties. Les citoyens de par le monde doivent s’inspirer de ce rapport et tenir leurs gouvernements pour responsables des politiques qui portent atteinte à Internet et à nos libertés. »

 

Au service de l’apprenance (Accès: Lecture : Public)

le 19 Août 2011 par François Duport   Commentaires (0)

Du CD-rom à l’apprentissage en réseau, il y a eu plusieurs étapes de franchies. Cela nécessite de mettre en perspective plusieurs activités professionnelles. De 1995 à 2002, j’étais concepteur et chef de projet de cd-rom à vocation pédagogique. A partir des années 2005, et plus particulièrement pendant mon DESS UTICEF, j’ai constaté que l’élément humain était prédominant dans l’acte d’apprentissage. Au final, c’est la notion de scénario pédagogique qui reste la clé dans la mise en œuvre d’une action de formation. Un cocktail détonant.

Détournement d’usage

J’ai réalisé des cd-rom à vocation pédagogique pour l’entreprise et pour le grand public. A cette époque, on pensait auto-formation et didacticiel. Le design et la narration ont une place prépondérante. Le design parce que la navigation doit être intuitive. La narration pour retenir l’attention de l’utilisateur. Travaillant en agence, je n’ai pas de retour d’utilisateur, sauf pour deux projets.

 

L’archipel des bacs (Air France) : fin 2000, la direction commerciale (120 délégations) à l’international du Groupe Air France décidait la bascule de son dispositif de formation présentiel sur l’e-learning avec utilisation des bases Lotus Notes (à noter que le marché des plates-formes était balbutiant). Tous les deux mois, le Groupe Air France mettait en ligne un nouveau module visant trois objectifs :

·      Augmenter les connaissances produits et services des forces de ventes.

·      Modéliser les techniques de vente de façon interactive

·      Favoriser l’usage des outils mis à disposition des publics cibles (attachés et commerciaux)

 

Plusieurs raisons expliquent le succès de l’opération :

-       6 modules courts (2 heures) et réunions de débriefing avec le responsable de la délégation répartis sur un an.

-       Approche ludique des quizz et contextualisant avec un scénario de type serious game

-       mise en concurrence et en temps réel des 120 délégations (90% de participation pour un training non obligatoire)

 

Mémoire de la déportation (Fondation pour la mémoire de la déportation) 1999 : Le DVD ROM (ex CD Rom) « Mémoires de la Déportation » témoigne des différentes déportations parties de France en s'appuyant sur une présentation détaillée de huit camps.  Ce DVD ROM est un outil ayant pour buts principaux de sensibiliser le public, plus particulièrement les jeunes générations et le milieu scolaire, sur le monde de l'internement et de la déportation, de les informer et de les inciter à se poser des questions. Il a obtenu le label RIP (reconnu d'intérêt pédagogique par le ministère de l'Éducation Nationale) et le prix Moebius en 1999. Jean-Marc Dreyfus en fait une critique assez précise pour le CID.

 

J’ai trouvé des pistes pédagogiques dans des revues spécialisées. Il n’y avait pas une utilisation, mais des combinaisons de parcours. Au delà de la réussite technique et éditoriale, les contenus doivent être détourné de l’idée première du concepteur. En moyenne, un professeur utilise en moyenne cinq manuels scolaires pour réaliser une séquence de cours. 

 

Bref, le formateur est au départ un éditeur. Il crée une séquence à partir de sources formant un flux d’informations adapté aux objectifs pédagogiques. Les usages émergents (flux RSS, réseaux sociaux) modifient la donne. Désormais, il doit organiser une guidance éditoriale où se croisent documents et interactions sociales.

 

L'apprentissage social connecté (Accès: Lecture : Public)

le 18 Août 2011 par François Duport   Commentaires (0)

Dans le cadre du C2I2E, le principe général proposé est de multiplier les possibilités d'échanges entre participants aussi bien en ligne que lors des rencontres, mais aussi de s'appuyer sur les ressources existantes du web. Pour cela nous nous sommes appuyés sur la théorie de Georges Siemens avec le social learning.

Social learning, en parler c’est bien, en faire c’est mieux

 

Le principe est assez simple : on apprend plus facilement par ses pairs et dans un contexte opérationnel. On peut aussi considérer que les rencontres de communautés de pratiques sont du social learning en IRL (dans la vraie vie). Voilà la définition par Georges Siemens tiré du livre blanc Social Learning :

 

   La phase « pionniers » a permis de tester quatre niveaux d’organisation :

 

-       Chaque participant doit raconter au travers de son blog ses expériences en terme d’usage des TICs dans la formation. Son blog constitue son dossier de preuves.

-       Pour faciliter les apprentissages informelles, on organise des binômes  entre un formateur et un animateur EPN. Venant de deux univers différents, ils ont des connaissances à échanger.

-       Des groupes de 7 à 9 personnes définissent un projet collectif avec un livrable qui sera publié sous licence Creative Commons.

-       Des grands groupes permettant de croiser les démarches et expérimentations des uns et des autres.

 

L’ensemble forme une conversation qui s’alimente par de l’écrit, de l’oral et de la video, de pairs à pairs. C’est un paysage composite d’apprentissage. Les éléments se questionnent les uns les autres. C’est aussi se donner le droit d’essayer comme le #claved sur la place de la culture numérique dans la formation avec plus de 600 tweets en une heure. Apprendre à utiliser Tweeter, c’est aussi comprendre la force du réseau professionnel. Ou comme le raconte cette institutrice sur OWNI : « utiliser Twitter dès le CP, ce n’est pas seulement apprendre à écrire, c’est apprendre à écrire pour être lu. » Il y a sans doute des expérimentations à monter dans le secteur de la formation des adultes.

 

Le C2IE formateur est un prétexte pour développer une communauté apprenante et à se construire une identité numérique, se confronter  au réel du web, être lu, développer une démarche réflexive. Le C2IE est un prétexte pour :     

-       apprendre à apprendre ;

-       apprendre à exercer son esprit critique ;

-       apprendre à penser par soi-même ;

 

Le C2I2E formateur est une réponse institutionnelle à une  question sociale et culturelle. La réponse est donc à courte vue, sauf si elle se construit comme une étape dans l’exploration des changements en cours : nouvelle organisation du travail, impact de la mobilité dan la formation, place du tutorat, etc.  

 

Et pour un public adulte, il manque l’essentiel : apprendre à être parent, consommateur, citoyen, travailleur, acteur de la société numérique. C’est-à-dire de construire une identité numérique active.

 

L’évaluation tout au long de la vie

En publiant je fais face à la critique. L’évaluation par les pairs fait que je suis co-apprenant en attente de « feed-backs » des autres utilisateurs qui possèdent un regard singulier. Ainsi j’ai appris beaucoup à la lecture des articles des pionniers.  Et je réfléchis actuellement aux modalités d’animation de la formation pour que les feed-back servent à lancer une conversation dans une logique de boucle rétroactive pour approfondir

 

La loi hors-la-loi (Accès: Lecture : Public)

le 8 Juillet 2011 par François Duport   Commentaires (0)

Le numérique impose son rythme : rapide, itératif, dynamique et global. La loi est en la matière souvent à rebours des usages et des innovations. Je ne suis pas juriste, mais suis confronté tous les jours à un système juridique composite et complexe. En la matière, il n’y a pas de vérité mais que de la jurisprudence. Au point qu’agir contre la loi ne veut pas obligatoirement dire être hors-la-loi. Prudence, donc ! C’est sans doute cette responsabilité professionnelle qu’il nous faut endosser. Que chacun soit un citoyen éclairé.

Mise en tensions

 

Le principe de propriété est mis à mal parce qu’il percute les représentations culturelles des pays. Il y a les Etats qui édictent les lois.  Mais aussi les discussions au niveau international qui actuellement poussent à restreindre les droits d’usage du citoyen pour le plus grand bénéfice des entreprises (avec l’ACTA pour Accord commercial anti-contrefaçon).

 

On entend dire que les LOPPSI, DAVSI, HADOPI sont liberticide dans ses fondements. Quant aux mouvements open source, copyflet, biens communs et open data peuvent être considérées comme libertaires dans leurs démarches.  Ces deux mouvements encadrent une discussion définissant les nouvelles règles sur la propriété intellectuelle et  sur la liberté individuelle et publique…

 

Ces mouvements remettent en cause l’ordre établi. Cette tension est constante dans notre utilisation du numérique. D’un côté des droits de plus en plus restrictifs pour protéger les industries du contenu et dbioe l’autre des démarches consistant à développer du bien commun.

 

Sur Facebook, le propriétaire de mon image, c’est Facebook et le droit californien… Même si le droit local fait jurisprudence, je m’engage à respecter les « conditions d’utilisation » proposées par une entreprise privée, qui peut modifier de façon unilatérale ces mêmes règles du jeu et censurer mes publications. Ainsi, en février 2011, un Danois ayant posté une reproduction du tableau l’origine du monde de Courbet sur son profil a été exclu du réseau social. Qui est propriétaire de mon image ? Peut on accepter qu’une entreprise censure ? Qui surveille les censeurs ?

 

Les moteurs de recherche peuvent désormais reconnaître votre visage et l’associer à votre profil dans les réseaux sociaux (123people). Au travers des réseaux sociaux, chaque citoyen est devenu un personnage public. L’expérience d’Albertine avec Google search History est révélatrice de cette nouvelle représentation. Qui est propriétaire de mes traces laissées sur le web ?  

 

A l’opposé, les licences Creative Commons, qui favorisent l’échange et la réutilisation de la production intellectuelle, sont adaptées au droit local. Que se passe t’il quand j’utilise une photographie sous CC d’un biélorusse ? Quels sont mes droits et devoirs ? Je ne sais pas. La réponse croise la culture locale et le juridique et le sens donné au terme de propriété.

 

Par contre, cela permet de dépasser le conflit permanent sur les droits d’utilisation puisque l’auteur définit les usages possibles et l’affiche clairement. Ce type de licence est particulièrement adapté aux œuvres collectives, comme sur FormaVia.  Cela forme en quelque sorte un bien commun inaliénable.

 

C’est tension qu’explique Philippe Aigrain dans la préface de son livre Cause Commune : « l’information et ses technologies refaçonnent notre univers technique, social et éthique, mais ces bouleversements se font dans deux directions opposées selon que l’on choisit d’en encourager l’appropriation privée ou d’en faire des biens communs. »

 

L’injonction est d’encourager l’apprentissage de la citoyenneté et du développement durable. Que doit on encourager ? La propriété privé ou le bien commun ? A t’on le droit de s’indigner de la brevetabilité du vivant ? Doit on revisiter la charte de l’établissement et revisiter le sens politique du droit ? Doit on apprendre à pirater, hacker, bricoler, devenir clandestin ? Voir pour cela la ressource que nous propose Stéphanie Lucien-Brun : guide d’auto-défense numérique. D’une certaine manière, oui, parce que le devoir de résistance nécessite des compétences. Wikileacks est-il hors la loi ou en avance sur la loi dans une société qui demande plus de transparence ? Nous sommes sans doute en train de construire les principes d'une nouvelle citoyenneté.

 

La Révolution de Jasmin , Tunisie

Le paradoxe est de savoir gérer sa présence, de façonner son identité. “Plus vous publiez d’informations sur vous, plus on ne peut pas se tromper. Si quelqu’un vous Googlise, on n’est pas maître de l’information qui arrive : si on la génère soi-même, c’est vous qui contrôlez et définissez votre identité” raconte Hasan Elahi, artiste américain.

Offre d’emploi EPI Nord Drôme (Accès: Lecture : Public)

le 2 Mars 2011 par François Duport   Commentaires (0)

actualité

« Animateur et Technicien Multimédia »

 

Dans le cadre de la mise en place d’un EPI Ressource, la Maison Familiale d’Anneyron recrute un Animateur et Technicien Multimédia

Le poste, basé à Anneyron, est à pourvoir pour fin mars 2011

 

Profil recherché :

- Qualités humaines, relationnelles, pédagogiques et techniques en lien avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

- Capacités à initier, concevoir et mettre en place des ateliers thématiques répondant aux demandes des différents publics (usagers individuels, collectifs, association et autres acteurs économiques)

- Capacités à travailler en équipe

- Possédant de bonnes aptitudes à la gestion et au bon fonctionnement d’équipements technologiques.

- Niveau de formation : Bac + 2 minimum, BPJEPS TIC, expérience d’animation souhaitée

 

Conditions :

CDD de 24 mois, salaire convention collective

Candidature souhaité sous forme numérique à déposer avant le 15/03/2011, à adresser à M Le Président

 

Adresse : MFR ANNEYRON 10 rue de l’Europe BP 2 26140 ANNEYRON

                        Mfr.anneyron@mfr.asso.fr

 

Twitter en classe... (Accès: Lecture : Public)

le 2 Mars 2011 par François Duport   Commentaires (0)

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ingénierie pédagogique, culture numérique

Twitter en classe, cela fait débat, mais les résultats sont intéressants quand les objectifs pédagogiques sont clairement définis. Et ce à n'importe quel age. Quelle translation est enviseagable dans la formation continue...

Les meilleures pratiques de l'éducation 2.0 (Accès: Lecture : Public)

le 17 Janvier 2011 par François Duport   Commentaires (0)

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ingénierie pédagogique, culture numérique

Réalisée à partir des articles publiés sur Thot Cursus depuis 12 ans, l'étude «Les meilleures pratiques de l'éducation 2.0»  propose une analyse réflexive sur l'état actuel des pratiques et de l'utilisation des TIC en éducation.

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Tiré de Thot

Référentiel de compétences professionnelles suisse pour l'enseignement et la formation (Accès: Lecture : Public)

le 17 Janvier 2011 par François Duport   Commentaires (0)

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culture numérique, communautés de pratiques

S'inspirant des principes qui guident sur le plan suisse et international la formation des enseignants - “tertiarisation, c'est-à-dire formation scientifique de niveau supérieur incluant les apports de la recherche, et “professionnalisation, c'est-à-dire vision du métier reposant sur des capacités d''autonomie, de réflexion et d'innovation, ainsi que sur l'exigence d'une formation permanente - la Haute Ecole Pédagogique Lausanne a choisi d'inscrire ses parcours de formation dans le cadre d'un référentiel de compétences professionnelles.

Ce référentiel, élaboré par l'ensemble des formateurs en compatibilité avec le référentiel en cours de développement au plan romand et avec les standards internationaux, veut englober toutes les dimensions de la profession. Différencié par niveaux de maîtrise, il encadre aussi bien la formation de base que les offres de formation postgrade ou continue. Son objet est triple :

  • éclairer les finalités de la formation
  • assurer sa cohérence
  • baliser son évaluation.

Il contribue également à la mobilité des étudiants et des professionnels.

 

Le concept de compétence professionnelle fait l'objet de nombreuses définitions. On retiendra en particulier que chaque compétence professionnelle :

  • se fonde sur un ensemble de ressources que l’acteur sait mobiliser dans un contexte d’action professionnel;
  • se manifeste par une action professionnelle réussie, efficace, efficiente et récurrente;
  • se situe sur un continuum qui va du simple au complexe;
  • est liée à une pratique intentionnelle;
  • constitue un projet, une finalité qui dépasse le temps de formation initiale.

Le référentiel est constitué de onze compétences-clés :

  1. Agir en tant que professionnel critique et porteur de connaissances et de culture
  2. S'engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel
  3. Agir de façon éthique et responsable dans l’exercice de ses fonctions
  4. Concevoir et animer des situations d’enseignement et d'apprentissage en fonction des étudiants et du plan d’études
  5. Evaluer la progression des apprentissages et le degré d’acquisition des connaissances et des compétences des élèves/étudiants
  6. Planifier, organiser et assurer un mode de fonctionnement de la classe favorisant l'apprentissage et la socialisation des élèves/étudiants
  7. Adapter ses interventions aux besoins et aux caractéristiques des élèves/étudiants présentant des difficultés d’apprentissage, d’adaptation ou un handicap
  8. Intégrer les technologies de l’information et de la communication aux fins de préparation et de pilotage d’activités d’enseignement et d'apprentissage, de gestion de l’enseignement et de développement professionnel
  9. Travailler à la réalisation des objectifs éducatifs de l’école avec tous les partenaires concernés
  10. Coopérer avec les membres de l’équipe pédagogique à la réalisation de tâches favorisant le développement et l’évaluation des compétences visées
  11. Communiquer de manière claire et appropriée dans les divers contextes liés à la profession enseignante

Chacune des onze compétences du référentiel est déclinée en composantes, plus détaillées. Des niveaux de maîtrise indiquent ce qui est attendu des futurs professionnels à l'issue de leur formation initiale.

 

Le développement et l’adaptation continue du référentiel de compétences est guidé par les principes méthodologiques suivants :

  • Le référentiel de compétences est discuté et adapté par l’ensemble des acteurs de la HEP.
  • Une fois adopté, il constitue une référence pour l’ensemble des enseignements tant en formation initiale que continue et complémentaire.
  • Il s’inscrit dans une logique d’amélioration permanente de la qualité des prestations de formations.
  • Dans le cadre de la concertation avec les employeurs et les associations professionnelles, Il est confronté aux pratiques enseignantes.

Le référentiel concourt ainsi au développement de la professionnalité des enseignants.

 

Référentiel de compétences