il y a 8 heures par Olivia Vernier
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google, bonnes pratiques, c2i2e
C'est nouveau, vous l'avez peut-être remarqué sur la page d'accueil de google : des "Conseils pour naviguer en sécurité et protéger votre vie privée sur Internet" (choix du français en bas à droite).
En plus des eclaircissements terminologiques, vous y trouverez surtout des conseils pour une bonne utilisation des outils proposés par google.
Cela reste néanmoins intéressant dans le cadre d'une réflexion sur les bonnes pratiques du numérique (pour les candidats C2i2e notamment).
Source : http:/
il y a 35 jours par Florian Daniel
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Dans le cadre du projet C2i2e, et en préparation du B2i Adultes, l'équipe d'accompagnement de FormaVia réfléchit à la mise en place d'une plateforme de positionnement pour les cadidats au C2i2e, ainsi qu'au B2i Adultes. Je vous livre ici un petit rapport d'exploration de la plateforme "C2iposens" disponible sur le site des C2i : https:/
La plateforme de positionnement est un développement logiciel publié sous licence CeCILL V2, une licence libre proche de la GPL, et qui autorise notamment toute réutilisation et adaptation de ce logiciel. Le site précise également "Tout ce que nous produisons est disponible au téléchargement librement et gratuitement", cela concerne donc également les ressources associées au logiciel (questions, portraits, documentation, etc.).
Les logiciels ont beau être libres, il n'en reste pas moins courtois -et utile- de signaler aux auteurs les projets d'utilisation de leur création, surtout quand il s'agira probablement de l'adapter pour en proposer une version modifiée par la suite. Cela permet d'engager la discussion et d'avoir des interlocuteurs pertinents pour le projet, ainsi que de mesurer l'intérêt porté à ces adaptations potentielles. En l'occurrence la MINES est intéressée par cette expérimentation du C2i2e dans le contexte de la formation continue, et par les adaptations des questions et portraits de la plateforme d'évaluation à cet environnement professionnel particulier. Ce point n'est pas crucial à ce stade, mais c'est ce qui permettra plus tard de mutualiser les nouveaux développements ou les améliorations du logiciel.
Trève de contexte, passons à l'installation : les pré-requis d'installation du logiciel indiquent une base LAMP, acronyme pour un système d'exploitation Linux, un serveur Apache, une base de données MySQL, et le langage de script PHP (version 5.1.6 et supérieures), c'est-à-dire sur la très grande majorité des serveurs, et surtout y compris sur les plus accessibles.
Je passe sur les transferts de fichiers sur le serveur via FTP : il faut seulement prendre garde à donner des droits 777 sur certains dossiers lorsque PHP est installé comme module apache et non comme CGI, et puis des modifs mineures du .htaccess en fonction de sa config serveur, modifications indiquées dans la procédure d'installation. Pas de surprise hormis ces questions de droits sur les dossiers (CACHE/, ressources/, config/, commun/js/langue.js, et tmp/ si on ne travaille pas sur la racine du site).
L'installation s'est déroulée ensuite sans problème jusqu'à l'étape 5 qui demande le chemin java, nécessaire pour la création des fichiers PDF... Fonctionnalité sympathique, mais qui signifie généralement qu'on dispose d'un serveur "un peu plus costaud" et non plus d'un hébergement mutualisé ou VPS. Sur le serveur utilisé ce n'est pas possible, et ce point est bloquant pour la suite de l'installation : il faut contourner le problème en modifiant une ligne dans install/actions.php (l.115 remplacée par if (!empty($javaPath) && !is_file($javaPath)){ ), et cela suffit. Le reste de l'installation se déroule sans difficulté particulière, même si on notera que certaines options et configuration sont précsentées même si on a choisi de ne pas les utiliser (configuration LDAPou CAS...), ce qui n'est pas bien génant.
Le compte administrateur est créé simplement en se connectant sur le site nouvellement mis en place.
Petit débuggage rapide
Une fois l'installation terminée, encore quelques petits ennuis avec l'affichage des images, indispensables pour utiliser la plateforme : il apparaît par ailleurs que les URL ne sont pas correctement formées et laissent appraître des doubles slashs "//". Ces petits manques bloquants se corrigent aisément via deux petites modifications dans config/config.inc (l.14 : enlever le '/' final ; si le fichier n'est pas enregistré, renommer l'original et enregistrer un nouveau fichier - cela est là encore lié à l'utilisation de PHP en module apache ou comme CGI). On peut en profiter pour faire certains réglages qui ne sont pas pris en compte si l'on passe apr l'interface de configuraiton normale (notamment désactiver la connexion LDAP).
Un autre petit soucis avec les messages d'erreur est corrigé en modifiant commun/fonctions_sessions.php (l.142, le foreach est remplacé par $logger->debug2(print_r($USER, true)); ).
Un autre petit bug similaire (utilisation inappropriée d'une classe) est corrigé en remplaçant une ligne commun/weblib.php (l.837 remplacée par $logger->debug("convoque_mail_test : ".print_r($convocPos, true)); ).
Par soucis de clarté d'organisation du serveur, j'en profite pour faire en sorte que le dossier tmp/ fasse partie du dossier d'installation de la plateforme(l.32 dans setup.php, en modifiant la ligne en $CFG->dataroottmp = $CFG->dirroot."/tmp";, et l.111 en $CFG->logfile = $CFG->dirroot."/tmp/c2iens.log"; )
Enfin, on vérifiera plutôt deux fois l'envoi des mails, et donc la configuration SMTP utilisée, notamment le numéro de port. En cas de soucis, on peut également directement la fonction mail($destinataire, $sujet, $message) en lieu et place de la fonction sendmail utilisée, par exemple dans sendnewpassword.php.
A ce stade, la plateforme est opérationnelle dans son ensemble. Les tests sont en cours, pour voir comment s'organisent les ressources (voir la documentation : schéma d'organisation des ressources https:/
Il est encore un peu tôt pour se pronconcer, mais la manière dont cette plateforme est conçue devrait permettre de l'adapter aisément au contexte de la formation continue, mais aussi du B2I Adultes : la possibilité de créer des profils diversifés, adossés à des questions et ressources spécifiques, devrait permettre à des formateurs de définir leurs propres jeux de questions adaptées à ces contextes de formation.
La question de la génération de PDF est un peu frustrante, car cette fonction est intéressante, mais il devrait être possible de trouver un équivalent utilisable sur des serveurs mutualisés (donc en PHP plutôt qu'en java, qui nécessite des ressources plus importantes).
Les questions techniques à peu près réglées, je continue l'explorationd'un point de vue administrateur, puis formateur gestionnaire, afin de tester les possibilités de création des comptes utilisateuret de renvoi du mot de passe, celles d'édition des ressources : portraits, QCM, situations, etc. Le schéma évoqué plus haut donne une bonne idée de l'organisation de ces ressources.
...article à suivre via les commentaires !
il y a 45 jours par Florian Daniel
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microconférence, visioconference, microconf, visioconf, etherpad, plugin
Fin décembre 2011, la première phase de l'expérimentation C2i2 niveau 2 pour les formateurs venait de se terminer (ou presque, la certification étant prévue pour juillet, et la possibilité de terminer son dossier jusqu'à cette date restant ouverte... mais ce n'est pas là le propos). La phase 2 se préparait, et l'équipe avait commencé à réfléchir à des modalités d'animation du réseau FormaVia en synergie avec la 2e phase du projet. Il ne s'agissait pas de proposer des formations au C2i2e, mais d'aller dans le même sens en proposant des formats d'animation "web", courts, visuels, ouverts à tous et qui s'inscriraient tout particulièrement dans le cadre du parcours des des candidats.
Par ailleurs, je reste attentif depuis la naissance du réseau aux outils d'échange synchrone libres et gratuits, avec pour objectif moyen terme de remplacer skype, certes utile mais trop utilisé dans le cadre de FormaVia, et qui présente très vite des limites. Il s'agit d'une veille assez diffuse, qui s'accompagne de tests réguliers de divers services et solutions opensource hébergées. A cette période-là, je testais notamment BBB et EVO, avec des résultats mitigés.
Bref, la "commande" de François est tombée à pic : l'objectif était donc de trouver une solution pour "organiser de courtes conférences" tout en conservant les supports vidéo.
Je passe sur les explorations : il faut voir et tester beaucoup de choses pour n'en retenir qu'une partie. Les premiers tests systématiques et l'installation locale d'une instance de BBB ont d'abord fait ressortir une première remarque : "il faut peut-être viser très simple :
vidéo et commentaire pré-enregistrés
diffusion via n'importe quel service via une simple URL (que ce soit ustream, DM, outube, etc.)
chat en direct à l'issue de la diffusion"
De plus, les retours de chercheurs de d'universitaires sur des outils comme EVO, pourtant très prometteur, n'incitaient pas à choisir cet outil opensource (sans doute trop puissant, trop complexe, et insuffisament stable).
Quelques recherches un peu poussées ont également permis d'identifier les logiciels utilisés sous de nombreux services web, qui limitent finalement beaucoup la panoplie de solutions potentielles. Pour faire vite, beaucoup de services se contentent de "packager" quelques outils génériques comme BBB ou OpenMeetings, en version gratuite, restreinte ou payante, c'est selon.
La partie "critères de sélection" est plus structurante : ma traduction en contraintes et spécifications est rapidement devenue :
enregistrement de la vidéo
diffusion en temps réel ou en différé
diffusion de sa vidéo ou de son écran (idéalement, aussi de présentations ou possibilité de changer en temps réel)
chat texte et si possible audio en temps réel
éviter de créer un compte pour participer (il faudra tout de même un compte pour le présentateur)
éviter d'installer quoi que ce soit
multiplateforme : PC/Mac/Linux
si possible également depuis mobile/tablettes
..et le tout pour des groupes estimés aux alentours de 5 à 20 participants.
Précisons que la transférabilité des solutions est un critère qui préside à plusieurs des positions qui précèdent : dans la mesure du possible, je privilégie une réponse opensource ou à défaut gratuite et simple d'usage à une solution payante et/ou complexe. L'idée sous-jacente est que le développement des usages passe par l'abaissement du "ticket d'entrée" et la possibilité de s'approprier l'outil : c'est-à-dire pouvoir le tester chez soi, gratuitement ou à faible coût, et l'installer sur son propre serveur à faible coût le cas échéant.
Le suivi de ces explorations est fait au fur et à mesure dans le groupe de l'équipe d'animation, sans réponse jusque là (de fait il s'agit surtout de partager le fruit de mes explorations et interrogations).
Les premières explorations, accomodées de tests à 2 ou 3 participants, ont rapidement exclu "l'artillerie lourde" : les grosses solutions qui font tout et plus encore, mais au prix d'une complexité d'installation et de gestion importante - sans parler des ressources informatiques à mobiliser. Faute de tels moyens et de temps à y consacrer (le délai étant fort court), j'ai mis en place une petite page avec quelques indications de services à utiliser (et court mode d'emploi associés) selon le type de présentation souhaité.
Cette page existe encore (à ce date) sur la page http:/
Assez rapidement, la page évolue avec la mise en place d'une boîte à outils de solutions et services simples et "atomiques" (1 service => 1 fonction), fruits d'explorations de services répondant à des types de présentations précis : comment diffuser une vidéo en direct, ? échanger autour d'un doc commun ? écrire et dessiner à plusieurs ? naviguer ensemble sur les mêmes pages ? etc.it
A ce stade, le projet est suffisament avancé pour passer l'épreuve du feu : les "briques" sont là, mais pas encore les process et les modèles ; je sollicite des retours construits sur la manière dont on compte animer ce nouveau dispositif. Un échange avec Jézabel permet de préciser certains points clefs : pas trop de choix, du "plug'n'play", quelque chose qui s'utilise directement sans devoir faire trop de choix, et en terme de supports : vidéo + conférence audio, et un service d'écriture collaboratif en support écrit, pour capitaliser sur les échanges, et faciliter l'asynchrone.
Quelques personnes sont présenties pour animer les premières conférences - l'équipe pourra en assurer mais ne tient pas à se mettre en avant, d'autant que ce dispositif est tout à fait adapté pour valdier certaines compétences du C2i2e.. Une perche est lancée lors d'une réunion des candidats C2i2e phase 2, saisie au vol par André qui se propose de tester le dispositif en préparant la première microconférence.
La solution retenue à ce stade est donc d'associer :
Pour la première conférence, nous préparons l'enregistrementavec André qui me partage son écran : cela permet de guider dans la prise en main (rapide) de l'outil d'enregsitrement de "screencast" (capture vidéo de l'écran + commentaire audio). L'enregistrement se passe (très) bien, et l'enregistrement d'une douzaine de minutes est publiée dans la foulée sur une plateforme vidéo (FormaVia utilise pour le moment Dailymotion).
Les délais étant très serrés (quelques minutes avant la conférence), la première page de conférence est créée à la main : http:/
On attendra deux ou trois semaines de plus pour en faire un outil plus automatique et permettre à tout membre du réseau de l'utiliser. Pour le début, il faut faire rapide et efficace ("quick and dirty"), l'emballage peut attendre.
La première conférence apparaît être une réussite : presque une dizaine de participants le jour J, bien plus d'audience en ligne les jours suivants, et des échanges riches qui se prolongent en ligne : de quoi susciter de nouvelles vocations.
Je suis toujours étonné par la nécessité de montrer pour faire comprendre et apprécier un dispositif : en celui-ci n'a rien d'original, puisque finalement on s'est contenté de combiner quelques outils qui existent déjà en ligne, et n'ont chacun rien de bien particulier. Ces outils sont d'ailleurs déjà connus et utilisés au sein du réseau, ou du moins des outils similaires. Mais montrer ce qu'on peut en faire, de manière expérimentale, bancale et sujette aux erreurs a le mérite de rendre explicite ce potentiel indicible, et de lui donner corps, c'est un préalable à l'appropriation.
L'autre point, c'est sans doute de ne pas chercher LA solution, mais LES possibilités à notre disposition ; cela nécessite d'avoir à l'esprit une grille de critères et de contraintes pour mieux s'orienter dans la jungle des outils disponibles et les sélectionner. La grille présentée plus tôt reste incomplète (par ex. les contraintes d'interopérabilité ne sont pas explicites mais bien présentes) ; elle est aussi pondérée par l'usage : on s'interdit généralement tels types d'outils, par exemple les services payants, sauf si les gains d'usages sont tels que cela le justifie, et à condition de proposer des alternatives non commerciales... Bref, il n'y a pas une réponse à tout, mais des réponses appropriées à des contextes d'usage différents.
Le moyen de cette diversité réside dans l'exploration des possibles, phase initiale de la mise en place du dispositif, mais qui ne s'arrête pas à sa mise en place : les tests continuent toujours afin d'identifier d'autres outils utiles pour ce type d'événements en ligne, synchrones et asynchrones. Plutôt que d'investir lourdement sur une solution, on en teste rapidement 20 : en cas de défaillance ce sera d'autant plus facile de savoir par quoi remplacer la pièce manquante...
Conséquence : l'outil mis en place pour faciliter la mise en place de telles conférences est conçu comme polymorphe : il se compose finalement d'un mode d'emploi, d'un cadre qui accepte tout "contenu riche embarqué", et d'un texte collaboratif. On peut donc utiliser un tableau blanc, ou une solution de visioconférence beaucoup plus complète du type BBB, Webex ou AdobeConnect à la place.. cela change considérablement la manière d'utiliser le même outil - et d'ailleurs cela prendra certainement un autre nom si cela devient le cas !
NB : le plugin pour "Elgg" développé pour ces conférences peut être publié sur demande. Il est encore en cours d'évolution rapide, mais devrait se stabiliser prochainement. Contactez-moi directement si vous êtes intéressé par son développement.
il y a 53 jours par francois duport
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creative commons, micro-conférence, microconférence
Je suis consultant et publie l’ensemble de mes productions sous licence Creative Commons. Cela augmente ma visibilité sur le web et cela me ramène des clients. De la même manière, l’ensemble des publications sur FormaVia sont sous licence Creative Commons.Les licences Creative Commons sont les enfants d’un mouvement ancien. C’est une forme de décentralisation jusqu’à l’utilsateur final.
La présentation se déroule en quatre points
1/ Une petite histoire des origines pour planter le décor
2/ Ensuite, comment se servir des licences Creative Commons.
3/ Quelques outils pour enrichir vos formations
4/ Et enfin une mise en perspective. Vous verrez, c’est surprenant
Donc commençons par le commencement avec la tragédie des biens communs
L’histoire est simple. La tragédie des biens communs concerne des ressources, qui sont soit en libre accès, soit propriété d'une communauté d'acteurs. Personne ne s’en occupe et tout le monde cherche à en profiter au maximum. La surexploitation crée au final une tragédie.
Dans le numérique, c’est diffèrent. L’espace est illimité et on peut facilement dupliquer, améliorer, transformer une ressource. C’est l’économie de l’abondance.
Dès le début de l’informatique, dans la mouvance de la culture Beatnik, les chercheurs partageaient leurs travaux et le code informatique. Il faut lire le manifeste “la cathédrale et le bazar” pour comprendre la démarche. L’auteur, Eric Raymond, est l’un des co-créateurs du terme open source.
Open source ne veut pas dire gratuit. L’open source est du reste une industrie extrêmement rentable. De par sa nature même, l'open source est voué à devenir plus utilisé que les technologies propriétaires, parce que plus performant et évolutif.On peut aussi constater aujourd’hui que de nombreuses solutions alternatives existent face aux réponses propriétaires. Et cela ne fait que commencer.
Professeur de droit à l'université de Stanford, Lawrence Lessig est le fondateur de Creative Commons. Le risque majeur, selon Lessig est le suivant : « que l'innovation se retrouve contrôlée par les grands propriétaires de réseaux, de licences et de copyrights. Que notre créativité soit corsetée par une architecture de contrôle centralisée. L'enjeu actuel se joue sur le terrain juridique, où l'ancien modèle de protection intellectuelle ne répond plus aux besoins de la société en réseau. » Son livre L'Avenir des idées : le sort des biens communs à l'heure des réseaux numériques est disponible en ligne dans sa version française.
C’est une guerre de tranchée. D’un côté les lois s’empilent pour restreindre les libertés et renforcer les monopoles des ayants droits : LOOPSI, Hadopi, ACTA, et autres. De l’autre, des collectifs militants s’organisent pour favoriser l’échange, la créativité et l’innovation. Le prospectiviste Jeremy Rifkin, résume la situation actuelle dans son livre la troisième révolution industrielle : “La relation antagonique entre vendeurs et acheteurs cède la place à une relation coopérative entre fournisseurs et usagers. La propriété intellectuelle de l’information est éclipsée par un nouvel accent sur l’ouverture et la confiance collective. (..) Par conséquent, l’accès aux vastes réseaux mondiaux devient une valeur aussi importante que les droits de propriété privée aux XIXe et XXe siècles.” On peut le comprendre. Les propriétaires freinent des quatre fers.
L’affrontement est autant idéologique qu’économique. Il suffit de lire Cause commune : l’information entre bien commun et propriété de Philippe Aigrain : “L’information et ses technologies refaçonnent notre univers technique, social et éthique, mais ces bouleversements se font dans deux directions opposées selon que l’on choisit d’en encourager l’appropriation privée ou d’en faire des biens communs.”
Consultez la carte européenne des systèmes de régulation et filtrage de l’internet en faveur du copyright, réalisée par OWNI. Et faite vous votre propre opinion.
Ou encore le blog S.I.Lex… L’auteur, Aka Lionel Maurel, Juriste & bibliothécaire décrypte et analyse les transformations du droit à l’heure du numérique. Il traque et essaie de faire sauter (y compris chez lui) le DRM mental qui empêche de penser le droit autrement.
C’est quoi en fait les Creative Commons ? Les licences Creative Commons viennent combler le manque entre Copyright et Domaine Public. Et renverser la logique du droit d’auteur… Quatre éléments qui se combinent entre elles permettent de proposer six licences. Creative Commons propose gratuitement six licences qui permettent aux titulaires de droits d’auteur de mettre leurs oeuvres à disposition du public à des conditions prédéfinies. Les licences Creative Commons viennent en complément du droit applicable, elles ne se substituent pas au droit d’auteur.
Simples à utiliser et intégrées dans les standards du web, ces autorisations non exclusives permettent aux titulaires de droits d’autoriser le public à effectuer certaines utilisations, tout en ayant la possibilité de réserver les exploitations commerciales, les oeuvres dérivées et les conditions de redistribution.Voici les quatre éléments de base.
Elément de base numéro 1 : la paternité. En France, c’est un droit inaliénable. Elle est donc présente dans toutes les licences. Vous laissez le public copier, distribuer, afficher ou jouer votre production et ses dérivées, seulement s’ils vous créditent.
Elément de base numéro 2 : partage
vous autorisez les utilisateurs à modifier, mixer votre production. Mais en gardant les mêmes règles. Pas de privatisation possible.
Elément de base numéro 3 : pas d’utilisation commerciale
Vous laissez le public copier, distribuer, afficher ou jouer votre production et ses dérivés seulement pour un usage non commercial. L’usage commercial nécessite votre accord.
Elément de base numéro 4 : diffusion, mais pas de modification de l’œuvre initiale.
Vous laissez le public copier, distribuer, afficher ou jouer votre production mais pas de modification possible.
Maintenant, on combine… Les quatre règles se transforme en six licences, du plus libre au plus restrictif. Vous pouvez à tout moment changer de licence. Les Creative Commons abaissent les coûts de reutilisation d'une œuvre. Comme l’open source, cela n’empêche pas le business. Simplement, vous permettez certains usages. C’est la culture de la permission. Pour ma part, je pense que dans le cadre des appels d’offre public, il serait normal d’exiger que l’ensemble des ressources pédagogiques soit publié sous licence creative commons.
Rapidement quelques outils et services en liaison avec les creative commons.
Trouver des ressources sous licence CC, le moteur CC search
Dans la plupart des services comme flickr il y a dans la recherche avancée une option permettant de limiter la recherche aux contenus Creative Commons.
Cela concerne les photos, les textes mais aussi la musique… avec Jamendo. Vous en avez le choix et c’est de qualité.Aujourd’hui, plus de 40 000 albums sont disponibles sur Jamendo sous forme de morceaux gratuits, légaux et téléchargeables sous licence Creative Commons. Les musiciens chargent des centaines de nouveaux morceaux chaque jour. Creative Commons compte plus de 5 000 clients répartis dans le monde entier, ce qui comprend les clients commerciaux qui paient les licences pour utiliser la musique dans des "lms, des publicités et des émissions TV.
La video bien sûr
Mais aussi l’éducation. Sesamath est une association de professeurs de mathématique qui produisent des exercices, des cours de la sixième à la terminale. Il y a quelques années, ils ont commencé même à publier des manuels scolaires papier et éléctronique. Désormais, ils ont 20% du marché. Faite le calcul : la qualité, la gratuité et la quantité.
Voilà la courbe de progression des Creative Commons. Comme souvent, c’est toujours lent au démarrage, mais la courbe ne mollit pas.
L’Open Data. C’est Une donnée ouverte et publique qui a vocation à être librement accessible. La philosophie pratique de l'open data préconise une libre disponibilité pour tous et chacun, sans restriction de copyright, brevets ou d'autres mécanismes de contrôle. Cela concerne au premier chef l’Etat, mais aussi les collectivités territoriales et tous les organismes publics.
Move Commons est un outil simple pour les initiatives, les collectifs et les ONGS pour afficher les principes auxquelles ils souscrivent.
Allez sur TED pour voir cette histoire incroyable. Il se nomme Marcin Jakubowski et il propose 50 machines open source pour une exploitation agricole durable.
Le mouvement Open education, lancé par l’Unesco, se développe surtout dans les pays anglo-saxons. Mais ici aussi. Par exemple, le réseau Educagri est en train de basculer l’ensemble de ses ressources sous licence Creative Commons.
Enfin, cette image, tiré d’une présentation de Calimaq du blog S.I.Lex qui présente les différentes couches d’usage. Allez voir sa présentation. L’idée de base, c’est que le droit d’auteur fonctionne selon des schémas trop binaires – en noir et blanc – pour rendre compte de la complexité des phénomènes dans l’environnement numérique.
Une dernière pour la route… A vous de choisir. En apprentissage, je préfère la richesse de notre diversité à la pensée unique. Sur FormaVia, il y a une page sur les Creative Commons qui recense toutes informations pour approfondir le sujet.
il y a 90 jours par francois duport
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culture numérique, cours, compte-rendu
Je suis intervenu dernièrement dans deux manifiestations pour présenter le réseau de FormaVia et plus précisment l'expérimentation C2I2E. Le sujet central était bien évidemment les compétences numériques pour les professionnels. C'était
- Les journées ANCLI du numérique à l'Agence Nationale pour la lutte contre l'illetrisme
et les suivanes partie 2 et partie 3.
A rebours, des questions revienent. Lors de ces deux manifestations, personne ou presque n'envoyait des Tweets. D'ailleurs les organisateurs n'avaient pas installés de mur de tweets. Il y avait un système de vote électronique au colloque TIC Santé et de la captation vidéo, mais pas un dialogue direct avec les participants. Dans la formation à l'ANCLI, deux personnes étaient venues avec leur matériel informatique. Au même moment se déroulait la rencontre #Clair2012. Les partipants produisirent 4500 tweets de qualité dont voici quelques exemples frappants :
- ppoulin RT @FrancoisGuite: #clair2012 La passion est la meilleure source d'apprentissage tout au long de la vie. Il suffit donc de faire naître la passion d'apprendre. -4:15 PM Feb 12th, 2012
- gauviroo RT @gpayette: La DéCLAIRation #clair2012 à lire, à commenter, à enrifichir, à faire circuler et ultimement à appuyer http:/
- juliebeaupre RT @d_vigeant: Regardez, innvovez, contaminez! RT @zecool: À visionner -> Réalisez-vous ? http:/
On a discuté au moment des pauses. Les participants sont conscients des changements en cours, mais la mise en abime effraie : rapidité des changements en cours, interaction avec l'utilisateur, banalisation des savoirs, etc. La posture du formateur ou du corps médical change. Il doit être à l'écoute de son interlocuteur, descendre de son piedestal. Il y aura toujours des formateurs et des médecins, mais ils devront agir avec plus de transparence. Comment intégrer dans ces rencontres une place à la participation et aux feed back ?
Deuxième élément, l'appétance des participants est importante. Autant il y a quelques années, le web 2.0 était un truc qui intéressait une minorité. Est-on proche du point de bascule ? Maintenant, c'est le grand public qui veut comprendre. L'institution se pose question. Mais elle craint de perdre pied. Je suis en train de lire Comment Le Numérique Transforme Les Lieux De Savoirs de Bruno devauchelle..Une citation résume la situation : "si une véritable culture numérique personnelle s'est développée (chez les professeurs), elle est restée à la porte de la classe. Si l'on a bien informatisé les notes, on n'a pas réellement modifié la façon d'évaluer les apprentissages" ? C'est que "en plaçant l'individu en premier, le numérique renverse un des schémas de la société traditionnelle de manière radicale". La culture numérique est au centre des débats. Ce n'est plus un truc de spécialistes. Cela concerne chacun, en tant que parent, professionnel, citoyen.
Milad Doueihi, dans son dernier livre "Pour un humanisme numérique" résume assez bien la situation : "Le numérique en tant que culture modifie de manière assez radicale notre rapport au temps, mais aussi avec l’espace habité et vécu. Or, ce qui caractérise l’humain est, hormis la langue et la pensée, la façon dont l’homme habite et modifie l’espace. Dans ce sens-là, le numérique demande à être regardé comme une forme d’humanisme." Cela renvoie à cette célèbre conférence de Michel Serres en 2007, , à l'occasion des 40 ans de l'INRIA, où il s'amusait à conclure par cette phrase humoristique : « Les nouvelles technologies nous ont condamnés à devenir intelligents ! ». En quelques sortes, reprendre en main son avenir et son humanité c'est pouvoir participer à la communauté de destin. Quel rapport avec le secteur de la santé ou celui de l’illettrisme ? A priori, rien de commun et pourtant… Fondamentalement, les compétences attendues sont de même nature.
La famille des B2I et C2I sont des compétences transverses. On peut même parler de culture ou d’acculturation autour de cinq notions :
Voici quelques réflexions sur l’usages du numérique les apprentissages… Et si le numérique était une opportunité pour apprendre autrement, adapté aux besoins de l’apprenant ?
On le comprend aisément les compétences attendues seront différentes entre l’élève et le professionnel. Et il est nécessaire de prendre un peu de recul historique pour comprendre le changement de paradigme en cours. En pédagogie, on passe des théories du béhaviorisme, constructiviste, puis socio-constructiviste. Georges Siemens parle désormais de connectisime. Cela nécessite un outillage et des pratiques innovantes pour le formateur. Cela demande de prendre le temps d’expérimenter et d’être à l’écoute des expérimentations de ses pairs. De casser le triptyque : unité de temps, de lieu et d’action et de penser dans une logique de synchronisation. De changer de grille de lecture puisqu’en réseau. D’agir sur temps court (immédiateté d’internet et des réseaux) et sur le temps (construction d’une identité numérique apprenante). Cela nécessite un questionnement sur des certitudes qui se sont construites sur des siècles. Le besoin est d'apprendre une méthodologie d'apprentissage adapté à son besoin personnelle (profil d’apprentissage). Cela questionne bien évidement les logiques de normalisation. Le numérique est une clé supplémentaire pour le « connais toi toi-même » Et l’informel commence à s’installer sur la toile… bousculant encore nos certitudes.
Ainsi l’exclusion numérique et sociale fonctionne dans les deux sens. La FOAD pour les Homless aux Etats Unis et l’ordinateur dans le mur en Inde de Sugata Mitra montrent que d’autres approches sont possibles.
Dans l’école mutuelle, l'organisation est totalement différente des méthodes d'enseignement simultané qui prévalaient alors : un seul maître est nécessaire pour faire fonctionner une école jusqu'aux limites d'ordre architectural concernant la capacité d'accueil du bâtiment (jusqu'à plus de 800 élèves). Ce système peut fonctionner à plusieurs étages, avec desmoniteurs généraux, des moniteurs intermédiaires etc., jusqu'au niveau le plus bas des élèves débutants, tout le monde apprenant à son niveau et enseignant au niveau inférieur. Ainsi «Un enfant y trouve par définition toujours une place qui correspond à son niveau ... Les moniteurs ne sont que provisoirement les premiers dans le précédent exercice de la même matière », et non pas les meilleurs élèves ou les plus âgés comme il sera de règle par la suite. C’était en 1815 et cela ressemblait furieusement à une approche en réseau, de pairs à pairs. (L'école mutuelle, une pédagogie trop efficace ? Anne Querrien, Les Empêcheurs de penser en rond, 2005)
Plus proche de nous, dans le numérique, on procède beaucoup par essai-erreur. L’important n’est pas de savoir, mais d’expérimenter et d’avancer en boucle itérative avant d’arriver au résultat souhaité. D’utiliser le cerveau droit et le cerveau gauche, bref de sortir de la culture de l’écrit pour apprendre à écrire. Bref, de considérer que nous sommes tous différents et que cette diversité est source d’apprentissage.
Quelques exemples glanés sur le net
Dans les années 90, on fournit à des gamins de Harlem des ordinateurs. Ils bidouillent du html (langage de programmation pour la mise en page du web). Rapidement, ils possèdent une langue qui dépasse l’échec scolaire.
Dreamless est un photographe de talent. Il améliore son orthographe grâce à Twitter et aux réseaux sociaux, parce qu’il est lu. Ou Facebook qui permet aux enfants à haut potentiel de se retrouver. Ou encore ce ePortfolio pour les migrants au Quèbec qui permet de renouer avec sa communauté d’origine tout en approfondissant le français. Dans l’organisme de formation Côté Projets, il fabrique un roman-photo. A chaque fois, l’outil est un prétexte pour apprendre autrement.
Lors d’une intervention à la M@ison de Grigny, Denis Lamontagne expliquait comment il enseignait avec les peuples premiers. Ils cherchaient ensemble avec des dictionnaires en ligne la définition des mots jusqu’au moment où le mot prenait du sens. Cette approche holistique correspond à leur construction mentale comme le prouve cette étude : redéfinir le mode d’évaluation de la réussite de l’apprentissage chez les Premières nations, les Métis et les Inuits.
Apprendre en nuage de mots, c’est ce que propose ce dictionnaire des synonymes réalisé par le CNRS. Ou le programme Sankoré qui consiste à faire produire des ressources pédagogiques sous licence Creative Commons réemployable par tous les enseignants. Le logiciel de pilotage des tableaux blancs interactifs est open source. Mais aussi La Framakey orientée "dys" est une compilation de logiciels libres à installer sur une clé USB pour les élèves et les collégiens présentant un trouble spécifique du développement, les troubles "dys" : dysphasies, dyspraxies, dyscalculies, dyslexies-dysorthographies et TDA/H.
C’est aussi s’appuyer sur l’expérience des autres. Ainsi Marielle Potdevin, orthopédagogue, met à disposition de la communauté plus de 1000 ressources. A chacun de prendre et de donner
Un dernier exemple, au CIFA TP, les apprentis ont réalisé des films sur les dangers de l’alcool. Ils ont pris du plaisir à écrire les scénarios, à filmer, monter et diffuser. Bref, le numérique ne se limite pas à une connaissance d’outils mais c’est bien une culture ambiante qui offre de multiples possibilités.
Une check list pour commencer
On a produit ensemble une carte mentale présentant les bons et les mauvais côtés du web. Cette production composite est restée au stade du papier, mais représentait une diversité de points de vue.
Pour finir une liste rapide des points pour commencer :
il y a 104 jours par Florian Daniel
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La participation à ce projet n'étant pas le motif véritable de ma présence sur ce site, où j'interviens d'abord en tant que consultant architecte de la plateforme et au service des usages de ses membres, j'ai préféré publier cette petite présentation personnelle et professionelle dans mon blog.
Je viens d'une formation initiale en Aménagement du Territoire, avec une spécialisation Dynamiques rurales. Une formation très "territoriale", sociale, attachée aux représentations et aux jeux d'acteurs, mais très peu numérique au départ, qui m'a poussé à intégrer le master 2 "TIC dans le Développement Territorial", spécialisé dans la formation de chefs de projets territoriaux pur les collectivités, à l'interface entre technique et usages. Mes activités estivales m'ont permis de découvrir les divers métiers autour des vendances, et de travailler comme animateur et surveillant de baignade en centre de loisirs avec ou sans hébergement (CVL, CLSH), avant de me former au développement Java, à la conception de bases de données, et à l'audit de progiciels métiers en environnement complexe. J'ai commencé pour de bon ma vie professionnelle au sein du cabinet Proposition, bureau spécialisé dans la conception de services numériques au service de l'intérêt public, par des activités de mise en place d'outils de veille et des études sur l'intégration d'outils "web 2.0" dans des plateformes et sites publics. Cette immersion dans le monde professionnel m'a permis de découvrir rapidement une multitude d'outils éminemment pratiques pour mon travail quotidien, que je méconnaissais totalement jusque-là, et de les utiliser enfin concrètement. Pour être plus précis, une intervention spécifique sur ce sujet peu avant la fin de mes études m'avait causé un "électrochoc" en découvrant l'immensité de ce que je connaissais pas et qui me serait pourtant utile, et quelques échanges en marge des rencontres d'Autrans avaient fini de me convaincre de la nécessité d'explorer et d'investir ces outils du "web social".
Aujourd'hui je travaille toujours dans une société de conseil en projets et stratégie numériques, Items International, que Proposition a intégré en 2009, sur des projets publics numériques, toujours plus à l'interface entre technique et usages. Si mes premières missions étaient d'abord des études avec une petite spécialisation "technique", j'ai été amené à intervenir de plus en plus régulièrement à la fois sur la dimension stratégique des missions, et sur les aspects technique et de mise en oeuvre. J'interviens donc maintenant à la fois sur les réponses à des appels d'offres, le pilotage de projets, la réalisation d'études et le développement de plateformes sociales. Je me suis plus récemment initié à l'administration de serveur, en phase avec l'augmentation des besoins en compétence de ce type pour la réalisaiton de nos missions. Parallèlement, je m'occupe de nos systèmes informatiques en interne, sur le plan matériel (réseau, switch et routeurs divers, serveurs, imprimantes, téléphonie IP, serveur NAS) que logiciel (gestion des domaines, des hébergements et des serveurs, intranet, extranets et sites web liés à nos missions). J'interviens enfin comme formateur dans le cadre de 2 masters, sur les outils et services collaboratifs, ainsi que la mise en place d'une plateforme partagée entre étudiants, anciens étudiants, intervenants extérieurs et personnels administratifs et pédagogique.
Mes usages numériques professionnels relèvent donc avant tout de la conception ou de l'assistance à la conception de services et dispositifs numériques, et de l'aide à l'appropriation de ces outils. Ils sont de ce fait nécessairement variés, entre les pratiques de veille passive (agrégateurs, alertes, réseaux sociaux) ou active (constitution de dossiers de ressources ponctuels), l'expertise de nouveaux outils (exploration et évaluation de services ou applicaitons web, ou de logiciels), le débuggage et les techniques de recette d'applications, la conception de fonctionnalités nouvelles ou l'intégration dans des réseaux professionnels sépcialisés (la communauté de développeurs de la plateforme Elgg par exemple, ou une liste de discussion sur les wikis territoriaux dont j'avais été à l'initiative). Il peut donc aussi bien s'agir de support du niveau le plus élémentaire du type : "quand un équipement ne marche pas dans un bureau, son câble d'alimentation a toutes les chances d'être débranché...", comme de l'audit de progiciels métiers 3-tiers en environnement hétérogène, ou la définition de l''architecture d'une plateforme de mise à disposition de données ouvertes "open data", en passant par des notes techniques et d'opportunité sur les formats de données, les moteurs de recherche, etc.
Mes usages numériques personnels ont très précédé mes usages professionnels, qu'il s'agisse de traitement d'images, de son ou de vidéo, par exemple dans le cadre d'enregistrement de concerts, ou de la réalisation de journaux, au lycée puis à l'université. J'ai semble-t-il un penchant confirmé par déjà trop de personnes pour la conservation des données qui m'a valu le surnom un peu confidentiel d'"archiviste"- qui m'évoque par rebond l'exploration de catacombes et autres souterrains cachés ou trésors disparus... un plaisir d'explorer que je retrouve largement dans les défis numériques qui ne manquent pas dans ce métier - au contraire du temps disponible pour les traiter ! Jusqu'en 2009, l'essentiel de mes usages numériques était personnels, qu'il s'agisse de conception ou d'édition web, d'échanges sur des forums, d'usages avancés des index, annuaires et moteurs de recherche, ou encore de développement HTML, puis PHP et CSS. Mes usages personnels s'appuyaient cependant très peu sur des services web existants, certes parce qu'ils étaient bien moins généralisés dans les années 1995-2005, mais aussi par manque d'information tout simplement, et enfin parce que je considérais que développer moi-même ces services était un exercice intéressant. J'ai donc passé plus de temps à réinventer des CMS pendant cette époque-là qu'à m'appuyer sur des travaux opensource que je ne connaissais pas encore pour aller plus vite plus loin. Maintenant le rapport s'est inversé, et si mes usages professionnels sont plus diversifiés que mes usages personnels, tout cela est si étroitement imbriqué maintenant que je peux tout à fait me surprendre à tester l'intégration de telle bibliothèque opensource ou d'un service pendant un weekend, sans que cela ait d'ailleurs d'enjeu professionnel immédiat.
Je vous invite à consulter mon profil pour plus d'informations.. et à me demander comme contact pour plus d'échanges !
il y a 109 jours par Florian Daniel
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c2i niveau 1, c2i2e, autoformation, ressources, autotest, test de positionnement
Je profite du lancement de la phase 2 du C2i2e pour actualiser les ressources de positionnement et d'autoformation liées aux C2i (niveau 1 et niveau 2 "enseignant").
Suite à ces tests, 2 outils de de positionnement ont pu être retenus, et vous sont proposés sur la page http:/
Comme indiqué sur la page de ressources de l'espace C2i2e tout juste créée, le C2i niveau 2 enseignant certifie l'intégration des compétences du référentiel C2i niveau 1 dans sa pratique de formation, ainsi que la capacité à développer une approche réflexive vis-à-vis de ses propres compétences. De ce fait, les compétences décrites dans le référentiel du C2i niveau 1constituent les pré-requis pour le C2i2e, ce qui justifie de commencer par s'évaluer et se former aux compétences du référentiel du C2i niveau 1, afin de se positionner pour le C2i2e.
La plupart des universités proposent des tests de positionnement du C2i niveau 1 : malheureusement la plupart n'ont pas donné de résultat concluant avec un accès "anonyme" : la même erreur s'est produite sur plusieurs plateformes, empêchant la consultation des résultats du QCM et du bilan associé. C'est d'autant plus curieux qu'il s'agit toujours de la même plateforme proposée sous licence libre sur le site officiel des C2i : typiquement une erreur indéterminée qui se produit après l'envoi du formulaire, après avoir complété les 45 questions du QCM.. très frustrant !
La nouvelle version de cette plateforme, en phase avec la nouvelle version du référentiel C2i niveau 1, semble quant à elle opérationnelle, à une petit bug d'affichage excepté (le temps disponible s'affiche en surimpression, mais cette information est très pratique car le test est en durée limitée). C'est celle-ci qui est proposée sur la page des tests de positionnement C2i : http:/
Voici un exemple de "bilan", réalisé "à la va-vite" pour les besoins des tests : Bilan autotest C2i niveau 1.
Comme toujours dans ce type d'exercice, quelques questions font état de présupposés forts dans l'approche de certains concepts : peu importe, car il s'agit surtout d'avoir une vision générale de son positionnement, mais l'interprétation de ces questions et des réponses proposées permet en soi de se questionner sur ses usages ou sur le vocabulaire employé pour le décrire, ce qui peut être intéressant en soi.
Le portail officiel des C2i propose également un test de positionnement "C2i2e" : de par la nature réflexive du C2i2e vis-à-vis du C2i niveau 1, ce test de positionnement s'appuie davantage sur des situations professionnelles ou personnnelles que sur l'évaluation de connaissances via un simple QCM. Le principal avantage de ce test est de proposer des ressources de formation à l'issue du test, sur la base des domaines à consolider.
Voici un exemple de "bilan", réalisé "à la va-vite" pour les besoins des tests : Exemple de bilan de positionnement C2i enseignant.
Quels que soient les résultats de ce test de positionnement, celui-ci n'est pas fait pour "sanctionner" ou effrayer les futurs candidats ! Il sert avant tout à mesurer la marche à monter, et à évaluer les efforts à fournir. Il faut également garder en mémoire le fait que ce certificat s'adressait d'abord à des étudiants en formation initiale, qui n'ont guère de pratique de formation réelle. Les formateurs et animateurs disposent, eux, de cette expérience, là où les étudiants doivent imaginer des situations professionnelles théoriques. Il s'agit donc surtout de ré-examiner et d'enrichir à l'aune du référentiel C2i, afin d'identifier ou d'y intégrer des usages numériques.
L'intégration de ces usages numériques dans sa pratique professionnelle est précisément l'objet du parcours C2i2e.
Suite à ces tests, certaines ressources de formation peuvent vous êtes proposées : une petite sélection de ces ressources en autoformation est réunie sur la page de ressources de l'espace C2i2e citée plus tôt. Ces ressoures concernent seulement le C2i niveau 1 (à l'heure de rédaction), mais elles restent tout à fait pertinentes comme base pour le niveau 2.
Les échanges et retours d'expérience disponibles sur cette plateforme (FormaVia) et le parcours d'accompagnement à la certification viendront compléter ces ressources à travers la presentation, l'utilisation, et la description de l'usage de nouveaux outils numériques, et les échanges critiques associés.
N'hésitez pas à fouiller et à partager vos ressources favorites: le réseau FormaVia -comme bien d'autres- regorge de ressources insoupçonnées, et leur identification fait partie des compétences du référentiel !-)
il y a 123 jours par Florian Daniel
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Mettre en place des visioconférences avec une multitude de fonctionnalités et en grand groupe peut être très pratique dans le cadre de formations ou d'autres activités à distance. Mais tout cela a égénralement un coût, que ce soit en moyens financiers, humains, techniques, qui limitent en pratique ce type d'expériences aux grandes organisations, ou à de tout petits groupes. Dans le cadre de la mise en place des "Visoconf" de FormaVia, un petit retour sur une série d'outils qui ont retenu mon attention.
Les Conciergeries du Jeudi avaient permis de tester le concept, qui a plu, d'organiser de petites sessions de "micro-formations" et petits rendez-vous d'entraide, d'échange d'expérience et de présentation de foncitonnalités ou de services web. Ces rendez-vous intitalement prévus via un service en ligne de visioconférence sans inscription, ont en pratique principalement utilisé le logiciel Skype, et quelquefois des conférences téléphoniques.
Je ne reviens pas sur ces outils qui ont leur intérêt, le principe des visioconférences qui seront mises en place dans le cadre du C2i2e étant cette fois de pouvoir enregistrer et rediffuser les petites conférences animées par des intervenants variés.
Cette contrainte d'enregistrement vise à capitaliser les présentations faites par les intervenants, comme élément de leur propre dossier de preuve le cas échéant, et toujours comme un moyen d'offrir ces explications à un public plus large, ou hors des horaires de diffusion en "direct".
Un certain nombre d'autres contraintes plus ou moins importantes ont été intégrées dans le cadre de la recherche de solutions ad&quates pour ce projet :
Rappel des contraintes :
Malheureusement, rares sont les outils qui répondent positvement à plusieurs de ces critères..
Dans un premier temps, afin de disposer rapidement de quelque chose d'opérationnel, le parti-pris est d'utiliser plusieurs outils indépendants, reliés via une page sur FormaVia.
On y intègre dans un tout premier temps :
Les pages de présentation et d'explication sont encore en plein chantier, mais c'est déjà fonctionnel !
Pour autant, cela n'intègre pas encore l'outil d'audio-chat - qui n'est toutefois pas l'objectif premier de ces conférences en ligne.
D'autres outils sont en cours de tests et d'évaluation,parmi lesquels EVO, qui m'intéresse depuis longtemps mais ne me semblait pas suffisament simple d'utilisation lors de mes précédents tests. Opensource, écrit en java donc utilisable sur tous types de machines (enfin, théoriquement), ce logiciel est principalement utilsé par les communuautés scientifique (CERN en particulier) et universitaire. EVO offre des possibilités de chat et visioconférence en grand groupe, avec des passerelles vers le téléphone, la possibilité d'enregistrer les conférences, partage de fichiers, partage d'écran, diffusion de vidéo, modération, et quelques autres choses intéressantes dont le fait qu'il ne nécessite pas d'installation. Ce petit miracle en terme de fonctionnalités présente toutefois quelques inconvénients : outre la nécessité de créer un compte, l'on s'expose à des rpoblèmes insurmontables dès lors que la machine virtuelle java n'est pas suffisament stable ou nécessite une mise à jour.
Un autre outil prometteur : BigBlueButton. Toujouèrs opensource, c'est avec OpenMeetings une solution assez largement utilisée, mais qui nécessite de disposer d'un serveur ave des ressources non négligeables - à réserver donc dans le cas où l'on dispose de temps et de ressources pour le mettre en place.
Deux bonnes surprises aussi, via un pearltrees de Marylin Richard :
Pour le moment tout cela se construit sur la page http:/
L'idée est de coupler cela avec le système d'événements et d'agenda de la plateforme pour qu'un intervenant puisse aisément choisir les outils dont il souhiate se servir, et puisse les proposer aisément aux participants.
A suivre !
il y a 130 jours par Jézabel Roullée
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J'assiste aux rencontres d'Autrans 12 à l'atelier "intelligence collective : les territoires et citoyens en réseau", animé par Jean-Michel Cornu.
Deux projets aux approches différentes sont présentés, afin de nous faire réfléchir au processus de mise en place d'une intelligence collective.
Jean-Claude BLET du Conseil Régional Rhône-Alpes présente le projet de réseau social professionnel territorial de la région.
Depuis 15 ans la région développe des politiques territoriales en appui à des projets qui rentrent dans une démarche de développement local. Vu le nombre de dispositifs régionaux, un site portail, informationnel s'est imposé naturellement pour proposer une information structurée, regroupée sur un seul site.
Il y a 6 ans, le site à évolué avec un espace ressource qui permet le recueil des expériences territoriales par thématique.
Même si cela reste une fonction essentiellement de publication, il y eu la volonté d'offrir un espace alimenté, non plus par la région, mais par les acteurs territoriaux.
Depuis Septembre, une AMO travaille sur le réseau social professionnels des acteurs rhône-alpins. Ce réseau rassemble les agents territoriaux, les associations, les collectivités, les élus, dans l'objectif de faciliter les échanger sur des thématiques spécifiques.
Jusqu'alors, la Région publiait en mode projet, dorénavant c'est l'entrée "sociale" qui permet de mettre en avant les individualités, leurs compétences.
Cela devient un espace d'identification des compétences, de conduite de projet, de travail collaboratif.
Le réseau social s'appuie sur les parcours professionnels des individus. On ne se limite pas au métier, à la fonction, dans un fonctionnement régional (avec une logique en sillos) cela permet d'ouvrir les champs d'intervention.
Les participants de l'atelier réagissent en louant le projet tout en pointant l'importance qu'à l'échelle d'un territoire, d'une filière professionnelle, il importe que les acteurs s'organisent. Par exemple : le calendrier partagé pour partager des informations de base sur une même filière d'activité (ex : tourisme), des carnets de contacts pour identifier finement les personnes ressources sur un territoire, la cartographie des acteurs sont des outils nécessaires à la bonne organistion des acteurs sur un territoire.
Yoann Duriaux du comptoir numérique de St Etienne, présente Imagination for People.
Le comptoir est un tiers lieux où la bienveillance règne entre les usagers de l'EPN et les co-workers. Dans le cadre de la semaine de l'innovation sociale, un apérocamp est lancé, tous les 1er lundi de chaque mois et permet de faire émerger des projets.
Imagination for People, est un réseau d'acteurs qui veille, recense des projets sociaux créatifs pour un territoire. Le site offre alors la possibilité de présenter son projet (quelque soit son stade d'avancement). L’objectif est d’amener les gens à repérer, partager, soutenir et démultiplier les projets sociaux et citoyens les plus singuliers, les plus inventifs.
Les deux projets présentent deux postures différentes : une posture institutionnelle, où la région met à disposition des outils, et une autre citoyenne où les territoires organisent leurs propres réseaux.
Comment ces approches ascendantes et descendantes peuvent-elles se croiser?
Les échanges de l'atelier permettent de faire émerger les questions qu'il faut se poser pour qu'un réseau naisse. Quel processus mettre en place pour constituer une communauté? Comment faire converger des personnes et constituer une communauté riche qui converge ?
- Un groupe doit avoir pour objectif de faire "gagner du temps"
- Pour avoir un effet boule de neige, le groupe doit atteindre 100 personnes, car sur le lot une dizaine travaillera. Plus le groupe est grand, plus les chances d'avoir des contributeurs actifs est grande.
- Personne n'est nommée comme référent (le prestige engendre une attitude passive), tout le monde doit-être concerné.
- Le principe de bienveillance est primordial
- La vie des communautés est cyclique : un groupe se constitue autour de thème de travail, il s'organise, expérimente, doute, se donne le droit à l'erreur. La généralisation du projet peut entrainer la fin de vie du groupe, qui peut trouver alors une autre "renaissance", une organisation différente.
- Il faut une distance d'horizon des projets. Un groupe met 2 ans à se constituer, et doit accomplir des projets qui donnent une visibilité à la vie du groupe.
- Les projets sont en mode ouvert (l'open-process), réutilisables, impliquant des retours sur "utilisation/exploitation" des projets issus du groupe. Le mode feed-back permet de créer une boucle itérative.
- La duplication est une donnée importante : pouvoir dupliquer le groupe, faciliter la réappropriation d'une expérience.
- Le groupe doit pouvoir se constituer de façon formelle en créant une identité : un logo, un nom, une charte graphique, des visuels.
- Les publications issues du groupe, le vocabulaire utilisés doivent être accessibles
Ressources évoquées :
- L'écoute des silences, Thierry Gaudin téléchargeable sur un site canadien
- Outils-réseaux à mis en place une formation "animation d'une communauté" à distance. Formation animacoop, licence professionnelle.
- animation.fr : regroupe tous les animateurs francophones
Ce lien vous permet d'accéder à un rapide parcours sur le site. Vous pourrez à tout moment quitter ce guide, le recommencer depuis le début, ou aller directement à la partie qui vous intéresse :
Les Conciergeries se tiennent régulièrement les jeudis de midi et 13h. Consultez l'agenda pour y participer.
Pour en savoir plus : http://id.formavia.fr/pg/pages/view/30675/
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