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Conseils pour naviguer en sécurité et protéger votre vie privée sur Internet (Accès: Public)

il y a 9 heures par Olivia Vernier   Commentaires (0)

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C'est nouveau, vous l'avez peut-être remarqué sur la page d'accueil de google : des "Conseils pour naviguer en sécurité et protéger votre vie privée sur Internet" (choix du français en bas à droite).

En plus des eclaircissements terminologiques, vous y trouverez surtout des conseils pour une bonne utilisation des outils proposés par google.

Cela reste néanmoins intéressant dans le cadre d'une réflexion sur les bonnes pratiques du numérique (pour les candidats C2i2e notamment).

Source : http://www.google.ca/intl/fr/goodtoknow/

 

Scénario pédagogique (Accès: Public)

il y a 10 jours par Sylvie BOULENGER   Commentaires (0)

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Une grille de scénario pédagogique

Bonjour,

J'ai élaboré une grille pour présenter mon scénario pédagogique et en participant à la classe virtuelle d'hier j'ai pensé qu'elle pourrait servir à des formateurs qui ne sont pas familiarisés avec cette présentation. J'en ai donc fait un modèle qui pourra être commenté et adapté en fonction des contextes.

Je l'ai construite en utilisant plusieurs ressources, les 2 cités dans le document présentant l'activité 4 et d'autres sites.

Vous trouverez les liens ci-joint:

Ressources pour le scénario pédagogique

Les ressources d’inspiration pour construire une grille de scénario répondant aux exigences de l’activité4 :

http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&ved=0CFsQFjAA&url=http%3A%2F%2Feduscol.education.fr%2Fcdi%2Fpratiques-pedagogiques%2Fbanque-d-usages%2Fgrille%2520scenario%2Ffiles%2Fgrille.doc&ei=7tWnT7XXF4qy0QWEtJXhAw&usg=AFQjCNFF6wob6bU-Pno11Yqpf0h3lIC-yQ&sig2=58XovMKdXxsu8T4xhI9Vrw

http://rtsq.qc.ca/saqca/Rythmes%20d%27apprentissages/annexeb.htm

http://xxi.ac-reims.fr/tic-et-tice51/spip.php?article837

http://w3.u-grenoble3.fr/espace_pedagogique/scenario.htm

http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=9&ved=0CGcQFjAI&url=http%3A%2F%2Feductice.ens-lyon.fr%2Fgeomatique%2Fexperimentations%2FFiche%2520scenario.doc&ei=7tWnT7XXF4qy0QWEtJXhAw&usg=AFQjCNE1TLBML7UBbGC23i0zbCtxEbcboA&sig2=t_ovp0c5VThrDmKnTxQC2w

http://aftlse-tice.pagesperso-orange.fr/fiches/en_ligne/fr_fich_simul.htm

http://w3.u-grenoble3.fr/espace_pedagogique/scenario.htm

Jézabel nous demande notre avis... (Accès: Public)

il y a 31 jours par Sylvie BOULENGER   Commentaires (0)

Et voici le mien sur le parcours à la moitié du temps imparti pour accéder à la certification.

Je rappelle mon contexte: J'ai repris le train en marche après avoir participé à la phase 1.

 

Problèmes rencontrés: la solitude, le temps, le manque d'échanges entre les participants entre les rendez-vous proposés, manque de visibilité sur l'ensemble du parcours, manque de compréhension du référentiel.

 

Souhaits et tentatives d'explications:

  • Plus d'échanges entre les participants. Je ne sais pas d'où cela vient mais même en contactant directement les formateurs je n'ai eu qu'un retour. Je sais pour le vivre que le temps est un vrai problème pour assurer toutes les vies que nous avons mais quand je lis un message cela me permet de me rebrancher. Concernant le travail sur l'éthique j'ai renoncé à la callaboration car je n'ai pas eu de nouvelles suite aux questions posées.

  • Certains problèmes que je rencontre comme m'appropier le référentiel sont liés, je pense, aux rencontres que j'ai ratesé et qui cadraient un certain nombre de points.

  • La solitude est lié à mon contexte de formateur indépendant et ma participation à formavia est d'ailleurs un moyen pour essayer de la juguler.

 

Je me remets dans la course... (Accès: Public)

il y a 35 jours par Sylvie BOULENGER   Commentaires (0)

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Ce matin j'ai demandé des demandes de contact à tous les membres du groupe C2I2E phase 2 puis j'ai envoyé des messages personnalisés à mes contacts pour les inviter à participer au thème: Situation 2 - Ethique et juridique sur un site.

A 17 heures j'ai eu une réponse de participation et donc je commence.

J'avais créé une page WIKI que vous pouvez retrouver ici

Tests de la plateforme de positionnement C2i2e (Accès: Public)

il y a 35 jours par Florian Daniel   Commentaires (0)

Dans le cadre du projet C2i2e, et en préparation du B2i Adultes, l'équipe d'accompagnement de FormaVia réfléchit à la mise en place d'une plateforme de positionnement pour les cadidats au C2i2e, ainsi qu'au B2i Adultes. Je vous livre ici un petit rapport d'exploration de la plateforme "C2iposens" disponible sur le site des C2i : https://c2i.education.fr/c2ipostech//index.php.

 

1ère étape : vérification de la licence et installation

La plateforme de positionnement est un développement logiciel publié sous licence CeCILL V2, une licence libre proche de la GPL, et qui autorise notamment toute réutilisation et adaptation de ce logiciel. Le site précise également "Tout ce que nous produisons est disponible au téléchargement librement et gratuitement", cela concerne donc également les ressources associées au logiciel (questions, portraits, documentation, etc.).

Les logiciels ont beau être libres, il n'en reste pas moins courtois -et utile- de signaler aux auteurs les projets d'utilisation de leur création, surtout quand il s'agira probablement de l'adapter pour en proposer une version modifiée par la suite. Cela permet d'engager la discussion et d'avoir des interlocuteurs pertinents pour le projet, ainsi que de mesurer l'intérêt porté à ces adaptations potentielles. En l'occurrence la MINES est intéressée par cette expérimentation du C2i2e dans le contexte de la formation continue, et par les adaptations des questions et portraits de la plateforme d'évaluation à cet environnement professionnel particulier. Ce point n'est pas crucial à ce stade, mais c'est ce qui permettra plus tard de mutualiser les nouveaux développements ou les améliorations du logiciel.

Trève de contexte, passons à l'installation : les pré-requis d'installation du logiciel indiquent une base LAMP, acronyme pour un système d'exploitation Linux, un serveur Apache, une base de données MySQL, et le langage de script PHP (version 5.1.6 et supérieures), c'est-à-dire sur la très grande majorité des serveurs, et surtout y compris sur les plus accessibles.

Je passe sur les transferts de fichiers sur le serveur via FTP : il faut seulement prendre garde à donner des droits 777 sur certains dossiers lorsque PHP est installé comme module apache et non comme CGI, et puis des modifs mineures du .htaccess en fonction de sa config serveur, modifications indiquées dans la procédure d'installation. Pas de surprise hormis ces questions de droits sur les dossiers (CACHE/, ressources/, config/, commun/js/langue.js, et tmp/ si on ne travaille pas sur la racine du site).

L'installation s'est déroulée ensuite sans problème jusqu'à l'étape 5 qui demande le chemin java, nécessaire pour la création des fichiers PDF... Fonctionnalité sympathique, mais qui signifie généralement qu'on dispose d'un serveur "un peu plus costaud" et non plus d'un hébergement mutualisé ou VPS. Sur le serveur utilisé ce n'est pas possible, et ce point est bloquant pour la suite de l'installation : il faut contourner le problème en modifiant une ligne dans install/actions.php (l.115 remplacée par if (!empty($javaPath) && !is_file($javaPath)){ ), et cela suffit. Le reste de l'installation se déroule sans difficulté particulière, même si on notera que certaines options et configuration sont précsentées même si on a choisi de ne pas les utiliser (configuration LDAPou CAS...), ce qui n'est pas bien génant.

Le compte administrateur est créé simplement en se connectant sur le site nouvellement mis en place.

 

Petit débuggage rapide

Une fois l'installation terminée, encore quelques petits ennuis avec l'affichage des images, indispensables pour utiliser la plateforme : il apparaît par ailleurs que les URL ne sont pas correctement formées et laissent appraître des doubles slashs "//". Ces petits manques bloquants se corrigent aisément via deux petites modifications dans config/config.inc (l.14 : enlever le '/' final ; si le fichier n'est pas enregistré, renommer l'original et enregistrer un nouveau fichier - cela est là encore lié à l'utilisation de PHP en module apache ou comme CGI). On peut en profiter pour faire certains réglages qui ne sont pas pris en compte si l'on passe apr l'interface de configuraiton normale (notamment désactiver la connexion LDAP).

Un autre petit soucis avec les messages d'erreur est corrigé en modifiant commun/fonctions_sessions.php (l.142, le foreach est remplacé par $logger->debug2(print_r($USER, true)); ).

Un autre petit bug similaire (utilisation inappropriée d'une classe) est corrigé en remplaçant une ligne commun/weblib.php (l.837 remplacée par $logger->debug("convoque_mail_test : ".print_r($convocPos, true)); ).

Par soucis de clarté d'organisation du serveur, j'en profite pour faire en sorte que le dossier tmp/ fasse partie du dossier d'installation de la plateforme(l.32 dans setup.php, en modifiant la ligne en $CFG->dataroottmp       = $CFG->dirroot."/tmp";, et l.111 en $CFG->logfile = $CFG->dirroot."/tmp/c2iens.log"; )

Enfin, on vérifiera plutôt deux fois l'envoi des mails, et donc la configuration SMTP utilisée, notamment le numéro de port. En cas de soucis, on peut également directement la fonction mail($destinataire, $sujet, $message) en lieu et place de la fonction sendmail utilisée, par exemple dans sendnewpassword.php.

 

A ce stade, la plateforme est opérationnelle dans son ensemble. Les tests sont en cours, pour voir comment s'organisent les ressources (voir la documentation : schéma d'organisation des ressources https://c2i.education.fr/c2ipostech//index.php?cle=generalite ), en terme de création de profils, portraits, situations, QCM, etc. Il reste encore un petit soucis avec les QCM, mais qui ressemble davantage à des questions de configuration qu'à un "bug" au sens propre.

 

Premiers tests et perspectives

Il est encore un peu tôt pour se pronconcer, mais la manière dont cette plateforme est conçue devrait permettre de l'adapter aisément au contexte de la formation continue, mais aussi du B2I Adultes : la possibilité de créer des profils diversifés, adossés à des questions et ressources spécifiques, devrait permettre à des formateurs de définir leurs propres jeux de questions adaptées à ces contextes de formation.

La question de la génération de PDF est un peu frustrante, car cette fonction est intéressante, mais il devrait être possible de trouver un équivalent utilisable sur des serveurs mutualisés (donc en PHP plutôt qu'en java, qui nécessite des ressources plus importantes).

Les questions techniques à peu près réglées, je continue l'explorationd'un point de vue administrateur, puis formateur gestionnaire, afin de tester les possibilités de création des comptes utilisateuret de renvoi du mot de passe, celles d'édition des ressources : portraits, QCM, situations, etc. Le schéma évoqué plus haut donne une bonne idée de l'organisation de ces ressources.

...article à suivre via les commentaires !

Retour d'expérience : mise en place des microconférences (Accès: Public)

il y a 45 jours par Florian Daniel   Commentaires (0)

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Origines

Fin décembre 2011, la première phase de l'expérimentation C2i2 niveau 2 pour les formateurs venait de se terminer (ou presque, la certification étant prévue pour juillet, et la possibilité de terminer son dossier jusqu'à cette date restant ouverte... mais ce n'est pas là le propos). La phase 2 se préparait, et l'équipe avait commencé à réfléchir à des modalités d'animation du réseau FormaVia en synergie avec la 2e phase du projet. Il ne s'agissait pas de proposer des formations au C2i2e, mais d'aller dans le même sens en proposant des formats d'animation "web", courts, visuels, ouverts à tous et qui s'inscriraient tout particulièrement dans le cadre du parcours des des candidats.

Par ailleurs, je reste attentif depuis la naissance du réseau aux outils d'échange synchrone libres et gratuits, avec pour objectif moyen terme de remplacer skype, certes utile mais trop utilisé dans le cadre de FormaVia, et qui présente très vite des limites. Il s'agit d'une veille assez diffuse, qui s'accompagne de tests réguliers de divers services et solutions opensource hébergées. A cette période-là, je testais notamment BBB et EVO, avec des résultats mitigés.

Bref, la "commande" de François est tombée à pic : l'objectif était donc de trouver une solution pour "organiser de courtes conférences" tout en conservant les supports vidéo.

 

Exploration et premières pistes

Je passe sur les explorations : il faut voir et tester beaucoup de choses pour n'en retenir qu'une partie. Les premiers tests systématiques et l'installation locale d'une instance de BBB ont d'abord fait ressortir une première remarque : "il faut peut-être viser très simple :

  • vidéo et commentaire pré-enregistrés

  • diffusion via n'importe quel service via une simple URL (que ce soit ustream, DM, outube, etc.)

  • chat en direct à l'issue de la diffusion"

De plus, les retours de chercheurs de d'universitaires sur des outils comme EVO, pourtant très prometteur, n'incitaient pas à choisir cet outil opensource (sans doute trop puissant, trop complexe, et insuffisament stable).

Quelques recherches un peu poussées ont également permis d'identifier les logiciels utilisés sous de nombreux services web, qui limitent finalement beaucoup la panoplie de solutions potentielles. Pour faire vite, beaucoup de services se contentent de "packager" quelques outils génériques comme BBB ou OpenMeetings, en version gratuite, restreinte ou payante, c'est selon.

 

La partie "critères de sélection" est plus structurante : ma traduction en contraintes et spécifications est rapidement devenue :

  • enregistrement de la vidéo

  • diffusion en temps réel ou en différé

  • diffusion de sa vidéo ou de son écran (idéalement, aussi de présentations ou possibilité de changer en temps réel)

  • chat texte et si possible audio en temps réel

  • éviter de créer un compte pour participer (il faudra tout de même un compte pour le présentateur)

  • éviter d'installer quoi que ce soit

  • multiplateforme : PC/Mac/Linux

  • si possible également depuis mobile/tablettes

..et le tout pour des groupes estimés aux alentours de 5 à 20 participants.

Précisons que la transférabilité des solutions est un critère qui préside à plusieurs des positions qui précèdent : dans la mesure du possible, je privilégie une réponse opensource ou à défaut gratuite et simple d'usage à une solution payante et/ou complexe. L'idée sous-jacente est que le développement des usages passe par l'abaissement du "ticket d'entrée" et la possibilité de s'approprier l'outil : c'est-à-dire pouvoir le tester chez soi, gratuitement ou à faible coût, et l'installer sur son propre serveur à faible coût le cas échéant.

Le suivi de ces explorations est fait au fur et à mesure dans le groupe de l'équipe d'animation, sans réponse jusque là (de fait il s'agit surtout de partager le fruit de mes explorations et interrogations).

 

Sélection des outils

Les premières explorations, accomodées de tests à 2 ou 3 participants, ont rapidement exclu "l'artillerie lourde" : les grosses solutions qui font tout et plus encore, mais au prix d'une complexité d'installation et de gestion importante - sans parler des ressources informatiques à mobiliser. Faute de tels moyens et de temps à y consacrer (le délai étant fort court), j'ai mis en place une petite page avec quelques indications de services à utiliser (et court mode d'emploi associés) selon le type de présentation souhaité.

Cette page existe encore (à ce date) sur la page http://id.formavia.fr/mod/formavia/conference.php - elle est cependant assez différente de la version initiale qui ne contenait pas encore la boîte à outils.

Assez rapidement, la page évolue avec la mise en place d'une boîte à outils de solutions et services simples et "atomiques" (1 service => 1 fonction), fruits d'explorations de services répondant à des types de présentations précis : comment diffuser une vidéo en direct, ?  échanger autour d'un doc commun ?  écrire et dessiner à plusieurs ?  naviguer ensemble sur les mêmes pages ?  etc.it

 

De l'idée à la pratique

A ce stade, le projet est suffisament avancé pour passer l'épreuve du feu : les "briques" sont là, mais pas encore les process et les modèles ; je sollicite des retours construits sur la manière dont on compte animer ce nouveau dispositif. Un échange avec Jézabel permet de préciser certains points clefs : pas trop de choix, du "plug'n'play", quelque chose qui s'utilise directement sans devoir faire trop de choix, et en terme de supports : vidéo + conférence audio, et un service d'écriture collaboratif en support écrit, pour capitaliser sur les échanges, et faciliter l'asynchrone.

Quelques personnes sont présenties pour animer les premières conférences - l'équipe pourra en assurer mais ne tient pas à se mettre en avant, d'autant que ce dispositif est tout à fait adapté pour valdier certaines compétences du C2i2e.. Une perche est lancée lors d'une réunion des candidats C2i2e phase 2, saisie au vol par André qui se propose de tester le dispositif en préparant la première microconférence.

 

La solution retenue à ce stade est donc d'associer :

  1. une conférence audio, accessible par téléphone
  2. la diffusion d'une vidéo pré-enregistrée, ou de tout autre support pour la conférence (cela peut être un TBI par exemple, ou une diffusion vidéo en direct, etc.)
  3. et un texte collaboratif

 

Le grand bain

Pour la première conférence, nous préparons l'enregistrementavec André qui me partage son écran : cela permet de guider dans la prise en main (rapide) de l'outil d'enregsitrement de "screencast" (capture vidéo de l'écran + commentaire audio). L'enregistrement se passe (très) bien, et l'enregistrement d'une douzaine de minutes est publiée dans la foulée sur une plateforme vidéo (FormaVia utilise pour le moment Dailymotion).

Les délais étant très serrés (quelques minutes avant la conférence), la première page de conférence est créée à la main : http://id.formavia.fr/mod/formavia/microconference_1.php

On attendra deux ou trois semaines de plus pour en faire un outil plus automatique et permettre à tout membre du réseau de l'utiliser. Pour le début, il faut faire rapide et efficace ("quick and dirty"), l'emballage peut attendre.

La première conférence apparaît être une réussite : presque une dizaine de participants le jour J, bien plus d'audience en ligne les jours suivants, et des échanges riches qui se prolongent en ligne : de quoi susciter de nouvelles vocations.

 

Qu'en retenir ?

Je suis toujours étonné par la nécessité de montrer pour faire comprendre et apprécier un dispositif : en celui-ci n'a rien d'original, puisque finalement on s'est contenté de combiner quelques outils qui existent déjà en ligne, et n'ont chacun rien de bien particulier. Ces outils sont d'ailleurs déjà connus et utilisés au sein du réseau, ou du moins des outils similaires. Mais montrer ce qu'on peut en faire, de manière expérimentale, bancale et sujette aux erreurs a le mérite de rendre explicite ce potentiel indicible, et de lui donner corps, c'est un préalable à l'appropriation.

L'autre point, c'est sans doute de ne pas chercher LA solution, mais LES possibilités à notre disposition ; cela nécessite d'avoir à l'esprit une grille de critères et de contraintes pour mieux s'orienter dans la jungle des outils disponibles et les sélectionner. La grille présentée plus tôt reste incomplète (par ex. les contraintes d'interopérabilité ne sont pas explicites mais bien présentes) ; elle est aussi pondérée par l'usage : on s'interdit généralement tels types d'outils, par exemple les services payants, sauf si les gains d'usages sont tels que cela le justifie, et à condition de proposer des alternatives non commerciales... Bref, il n'y a pas une réponse à tout, mais des réponses appropriées à des contextes d'usage différents.

Le moyen de cette diversité réside dans l'exploration des possibles, phase initiale de la mise en place du dispositif, mais qui ne s'arrête pas à sa mise en place : les tests continuent toujours afin d'identifier d'autres outils utiles pour ce type d'événements en ligne, synchrones et asynchrones. Plutôt que d'investir lourdement sur une solution, on en teste rapidement 20 : en cas de défaillance ce sera d'autant plus facile de savoir par quoi remplacer la pièce manquante...

Conséquence : l'outil mis en place pour faciliter la mise en place de telles conférences est conçu comme polymorphe : il se compose finalement d'un mode d'emploi, d'un cadre qui accepte tout "contenu riche embarqué", et d'un texte collaboratif. On peut donc utiliser un tableau blanc, ou une solution de visioconférence beaucoup plus complète du type BBB, Webex ou AdobeConnect à la place.. cela change considérablement la manière d'utiliser le même outil - et d'ailleurs cela prendra certainement un autre nom si cela devient le cas !

 

NB : le plugin pour "Elgg" développé pour ces conférences peut être publié sur demande. Il est encore en cours d'évolution rapide, mais devrait se stabiliser prochainement. Contactez-moi directement si vous êtes intéressé par son développement.

Environnement matériel (Accès: Public)

il y a 47 jours par Sylvie BOULENGER   Commentaires (1)

Introduction générale :

Contexte de mon profil de formateur :

Je suis formatrice en comptabilité, gestion et bureautique ;

Je travaille comme formatrice indépendante .

Ceci explique que certaines compétences soit plus développées que d'autres. Le travail collaboratif est plus orienté avec des partenaires qu'avec les apprenants.

Mon parcours :

http://sylvieboulenger.cv.fm/fr/

http://profil.cadremploi.fr/sylvie.boulenger

Les liens généraux concernant les preuves pour ce dossier :

  • Google map pour emplacement entreprise

http://maps.google.fr/maps/place?hl=fr&georestrict=input_srcid:919429789b480cd3

  • Profil tweeter

http://twitter.com/#!/Lazuliform

  • Profil linkedin

http://fr.linkedin.com/pub/sylvie-boulenger/31/ab9/6

  • Profil formavia

http://www.formavia.fr/elgg/pg/profile/sboulenger

  • Profil viadéo

http://www.viadeo.com/profile/0021wmsblkt3yv41/fr/?readOnly=true&ga_from=Fu:/hub/preferenceshub/index.jsp;Fb%3Atopmenu%3BFe%3AL2%2Bdrop_see%3B

  • Site internet de mon activité

http://formasymptote.fr/

  • Blog (nouveau)

http://formaprof.wordpress.com/

 

Les liens particuliers concernant les preuves :

  • Blog formavia :

http://www.formavia.fr/elgg/pg/blog/sboulenger

  • La messagerie - agenda -

L'image de ma messagerie

  •  

Mon environnement matériel :

J'utilise 3 ordinateurs, une imprimante multifonction, un disque dur externe, un disque dûr externe en réseau.

  • Les ordinateurs

Ordi N°1 Fixe

Ordi n°2 portable

Ordi n°3 note book

Windows XP

Windows Vista

Windows Seven

Relié à un écran de 88 cm

17 pouces

10 pouces

Usage privé et professionnel

Usage professionnel

Usage professionnel

Permet de regarder des vidéos avec confort

Construction des parcours

Conception des supports

Impression

Scan

Navigation sur internet

Lecture des mails

  • L'imprimante

Canon MG 5200 multifonction choisit pour imprimer et scanner, 5 cartouches permettant d'utiliser moins de cartouches d'encre. Elle fonctionne en WIFI ce qui me permet de pouvoir imprimer de n'importe quel ordi

La prochaine je choisirais aussi la fonction fax qui parfois est utile, sinon je scanne le document et je l'envoie par mail.

  • Les disques durs
    • Le premier me sert plutôt comme support de sauvegarde;
    • Le second , que j'ai acquis récemment, est branché sur la box et permet de créer un réseau, ainsi je peux accéder à des fichiers de n'importe quel ordinateur et gagner du temps. Avant je devais les transférer par clé USB.

Mon environnement logiciel

Cet environnement est en perpétuelle mutation mais il existe un socle avec lequel je travaille. Vous les trouverez dans le tableau ci-dessous.

Si vous désirez participer à la base de données des logiciels que vous utilisez vous pouvez cliquer sur le lien suivant :

Google doc - Liste de logiciels avec commentaires

Type du logiciel

Nom

Commentaire

Messagerie

Thunderbird

Me sert à gérer mes différentes adresse mail et à classer les newletters des sites sur la pédagogie, la formation professionnelle, le statut d'auto-entrepreneur, le comptabilité, la gestion, le secteur hôtelier, l'informatique.

Navigateur

FireFox

Je l'utilise quotidiennement depuis un moment et j'en suis satisfaite

Navigateur

Internet Explorer

Je l'utilise parfois car certain site ne fonctionne pas avec Firefox comme le site d'autoformation de Microsoft

Navigateur

Google chrome

Téléchargé mais pas encore explorer

Suite bureautique

Microsoft 2003 2007 2010

WORD - EXCEL - POWERPOINT

J'utilise ces logiciels pour créer des supports pour mes interventions sur les différentes  versions.

Suite bureautique

Openoffice

Pour construire des supports d'intervention sur ces logiciels. Alternative pour les personnes ne souhaitant pas acheter la suite Microsoft. Pour les personnes qui ont appris sur la version 2007 la prise en main est un peu compliqué.

Blog

Wordpress

Mon site est construit avec Wordpress et je me forme pour pouvoir l'administrer.

Dessin

Inkscape

Pour créer ma carte de visite. Je me forme sur ce logiciel pour pouvoir créer des objets que je pourrait utiliser (libre de droit)

Photo

The gimp

Logiciel un peu compliqué mais très puissant. Je ne l'utilise pas souvent et je dois m'y remettre à chaque fois.

Prise de note

One note

Prise de note lors de réunion mais après je trouve un peu difficile de traiter les infos.

Capture

Evernote

Utilisation fréquente-lorsque j'effectue des recherches sur internet je classe par mot clé.

 

 

Creative Commons, l’auteur reprend ses droits (Accès: Public)

il y a 53 jours par francois duport   Commentaires (0)

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Je suis consultant et publie l’ensemble de mes productions sous licence Creative Commons. Cela augmente ma visibilité sur le web et cela me ramène des clients. De la même manière, l’ensemble des publications sur FormaVia sont sous licence Creative Commons.Les licences Creative Commons sont les enfants d’un mouvement ancien. C’est une forme de décentralisation jusqu’à l’utilsateur final.

La présentation se déroule en quatre points

1/ Une petite histoire des origines pour planter le décor

2/ Ensuite, comment se servir des licences Creative Commons.

3/ Quelques outils pour enrichir vos formations

4/ Et enfin une mise en perspective. Vous verrez, c’est surprenant

Une longue histoire...

Donc commençons par le commencement avec la tragédie des biens communs

L’histoire est simple. La tragédie des biens communs concerne des ressources, qui sont soit en libre accès, soit propriété d'une communauté d'acteurs. Personne ne s’en occupe et tout le monde cherche à en profiter au maximum. La surexploitation crée au final une tragédie.

Dans le numérique, c’est diffèrent. L’espace est illimité et on peut facilement dupliquer, améliorer, transformer une ressource. C’est l’économie de l’abondance.

Dès le début de l’informatique, dans la mouvance de la culture Beatnik, les chercheurs partageaient leurs travaux et le code informatique. Il faut lire le manifeste “la cathédrale et le bazar” pour comprendre la démarche. L’auteur, Eric Raymond, est l’un des co-créateurs du terme open source. 

Open source ne veut pas dire gratuit. L’open source est du reste une industrie extrêmement rentable. De par sa nature même, l'open source est voué à devenir plus utilisé que les technologies propriétaires, parce que plus performant et évolutif.On peut aussi constater aujourd’hui que de nombreuses solutions alternatives existent face aux réponses propriétaires. Et cela ne fait que commencer.

Professeur de droit à l'université de Stanford, Lawrence Lessig est le fondateur de Creative Commons. Le risque majeur, selon Lessig est le suivant : « que l'innovation se retrouve contrôlée par les grands propriétaires de réseaux, de licences et de copyrights. Que notre créativité soit corsetée par une architecture de contrôle centralisée. L'enjeu actuel se joue sur le terrain juridique, où l'ancien modèle de protection intellectuelle ne répond plus aux besoins de la société en réseau. » Son livre L'Avenir des idées : le sort des biens communs à l'heure des réseaux numériques est disponible en ligne dans sa version française.

C’est une guerre de tranchée. D’un côté les lois s’empilent pour restreindre les libertés et renforcer les monopoles des ayants droits : LOOPSI, Hadopi, ACTA, et autres. De l’autre, des collectifs militants s’organisent pour favoriser l’échange, la créativité et l’innovation. Le prospectiviste Jeremy Rifkin, résume la situation actuelle dans son livre la troisième révolution industrielle : “La relation antagonique entre vendeurs et acheteurs cède la place à une relation coopérative entre fournisseurs et usagers. La propriété intellectuelle de l’information est éclipsée par un nouvel accent sur l’ouverture et la confiance collective. (..) Par conséquent, l’accès aux vastes réseaux mondiaux devient une valeur aussi importante que les droits de propriété privée aux XIXe et XXe siècles.” On peut le comprendre. Les propriétaires freinent des quatre fers.

L’affrontement est autant idéologique qu’économique. Il suffit de lire Cause commune : l’information entre bien commun et propriété de Philippe Aigrain : “L’information et ses technologies refaçonnent notre univers technique, social et éthique, mais ces bouleversements se font dans deux directions opposées selon que l’on choisit d’en encourager l’appropriation privée ou d’en faire des biens communs.”

Consultez  la carte européenne des systèmes de régulation et filtrage de l’internet en faveur du copyright, réalisée par OWNI. Et faite vous votre propre opinion.

Ou encore le blog S.I.Lex… L’auteur, Aka Lionel Maurel, Juriste & bibliothécaire décrypte et analyse les transformations du droit à l’heure du numérique. Il traque et essaie de faire sauter (y compris chez lui) le DRM mental qui empêche de penser le droit autrement.

Creative commons mode d'emploi

C’est quoi en fait les Creative Commons ? Les licences Creative Commons viennent combler le manque entre Copyright et Domaine Public. Et renverser la logique du droit d’auteur… Quatre éléments qui se combinent entre elles permettent de proposer six licences. Creative Commons propose gratuitement six licences qui permettent aux titulaires de droits d’auteur de mettre leurs oeuvres à disposition du public à des conditions prédéfinies. Les licences Creative Commons viennent en complément du droit applicable, elles ne se substituent pas au droit d’auteur.

Simples à utiliser et intégrées dans les standards du web, ces autorisations non exclusives permettent aux titulaires de droits d’autoriser le public à effectuer certaines utilisations, tout en ayant la possibilité de réserver les exploitations commerciales, les oeuvres dérivées et les conditions de redistribution.Voici les quatre éléments de base.

Elément de base numéro 1 : la paternité. En France, c’est un droit inaliénable.  Elle est donc présente dans toutes les licences. Vous laissez le public copier, distribuer,   afficher  ou jouer votre production et ses dérivées,  seulement s’ils vous créditent.

Elément de base numéro 2 : partage

vous autorisez les utilisateurs à modifier, mixer votre production. Mais en gardant les mêmes règles. Pas de privatisation possible. 

Elément de base numéro 3 : pas d’utilisation commerciale

Vous laissez le public copier, distribuer,  afficher  ou jouer votre production et ses dérivés seulement pour un usage non commercial. L’usage commercial nécessite votre accord.

Elément de base numéro 4 : diffusion, mais pas de modification de l’œuvre initiale.

Vous laissez le public copier, distribuer,   afficher  ou jouer votre production mais pas de modification possible.

Maintenant, on combine… Les quatre règles se transforme en six licences, du plus libre au plus restrictif. Vous pouvez à tout moment changer de licence. Les Creative Commons abaissent  les coûts de reutilisation d'une œuvre. Comme l’open source, cela n’empêche pas le business. Simplement, vous permettez certains usages. C’est la culture de la permission. Pour ma part, je pense que dans le cadre des appels d’offre public, il serait normal d’exiger que l’ensemble des ressources pédagogiques soit publié sous licence creative commons.

Rapidement quelques outils et services en liaison avec les creative commons.

Trouver des ressources sous licence CC, le moteur CC search

Dans la plupart des services comme flickr il y a dans la recherche avancée une option permettant de limiter la recherche aux contenus Creative Commons.

Cela concerne les photos, les textes mais aussi la musique… avec Jamendo. Vous en avez le choix et c’est de qualité.Aujourd’hui, plus de 40 000 albums sont disponibles sur Jamendo sous forme de morceaux gratuits, légaux et téléchargeables sous licence Creative Commons. Les musiciens chargent des centaines de nouveaux morceaux chaque jour. Creative Commons compte plus de 5 000 clients répartis dans le monde entier, ce qui comprend les clients commerciaux qui paient les licences pour utiliser la musique dans des "lms, des publicités et des émissions TV.

La video bien sûr

Mais aussi l’éducation. Sesamath est une association de professeurs de mathématique qui produisent des exercices, des cours de la sixième à la terminale. Il y a quelques années, ils ont commencé même à publier des manuels scolaires papier et éléctronique. Désormais, ils ont 20% du marché. Faite le calcul : la qualité, la gratuité et la quantité.

Voilà la courbe de progression des Creative Commons. Comme souvent, c’est toujours lent au démarrage, mais la courbe ne mollit pas.

Et demain ? On ne va s’arrêter en si bon chemin..

L’Open Data. C’est Une donnée ouverte et publique qui a vocation à être librement accessible. La philosophie pratique de l'open data préconise une libre disponibilité pour tous et chacun, sans restriction de copyrightbrevets ou d'autres mécanismes de contrôle. Cela concerne au premier chef l’Etat, mais aussi les collectivités territoriales et tous les organismes publics.

Move Commons est un outil simple pour les initiatives, les collectifs et les ONGS pour afficher les principes auxquelles ils souscrivent.

Allez sur TED pour voir cette histoire incroyable. Il se nomme Marcin Jakubowski et il propose 50 machines open source pour une exploitation agricole durable.

Le mouvement Open education, lancé par l’Unesco, se développe surtout dans les pays anglo-saxons. Mais ici aussi. Par exemple, le réseau Educagri est en train de basculer l’ensemble de ses ressources sous licence Creative Commons.

Enfin, cette image, tiré d’une présentation de Calimaq du blog S.I.Lex qui présente les différentes couches d’usage. Allez voir sa présentation. L’idée de base, c’est que le droit d’auteur fonctionne selon des schémas trop binaires – en noir et blanc – pour rendre compte de la complexité des phénomènes dans l’environnement numérique.

Une dernière pour la route… A vous de choisir. En apprentissage, je préfère la richesse de notre diversité à la pensée unique. Sur FormaVia, il y a une page sur les Creative Commons qui recense toutes informations pour approfondir le sujet.

 

Des rencontres inspirantes (Accès: Public)

il y a 90 jours par francois duport   Commentaires (0)

culture numérique, cours, compte-rendu

Je suis intervenu dernièrement dans deux manifiestations pour présenter le réseau de FormaVia et plus précisment l'expérimentation C2I2E. Le sujet central était bien évidemment les compétences numériques pour les professionnels. C'était

-le colloque TIC Santé 2012

- Les journées ANCLI du numérique à l'Agence Nationale pour la lutte contre l'illetrisme

et les suivanes partie 2 et partie 3.

 

Les nouvelles technologies nous ont condamnés à devenir intelligents ! 

A rebours, des questions revienent. Lors de ces deux manifestations, personne ou presque n'envoyait des Tweets. D'ailleurs les organisateurs n'avaient pas installés de mur de tweets. Il y avait un système de vote électronique au colloque TIC Santé et de la captation vidéo, mais pas un dialogue direct avec les participants. Dans la formation à l'ANCLI, deux personnes étaient venues avec leur matériel informatique.  Au même moment se déroulait la rencontre #Clair2012. Les partipants produisirent 4500 tweets de qualité  dont voici quelques exemples frappants :

- ppoulin RT @FrancoisGuite: #clair2012 La passion est la meilleure source d'apprentissage tout au long de la vie. Il suffit donc de faire naître la passion d'apprendre. -4:15 PM Feb 12th, 2012

- gauviroo RT @gpayette: La DéCLAIRation #clair2012 à lire, à commenter, à enrifichir, à faire circuler et ultimement à appuyer http://t.co/Fub87WWJ -9:25 PM Feb 11th, 2012

- juliebeaupre RT @d_vigeant: Regardez, innvovez, contaminez! RT @zecool: À visionner -> Réalisez-vous ? http://t.co/m2V801Bf #clair2012 RT @gauviroo / #ped2073sj -11:39 AM Feb 13th, 2012

On a discuté au moment des pauses. Les participants sont conscients des changements en cours, mais la mise en abime effraie : rapidité des changements en cours, interaction avec l'utilisateur, banalisation des savoirs, etc. La posture du formateur ou du corps médical change. Il doit être à l'écoute de son interlocuteur, descendre de son piedestal. Il y aura toujours des formateurs et des médecins, mais ils devront agir avec plus de transparence.  Comment intégrer dans ces rencontres une place à la participation et aux feed back ?

Deuxième élément, l'appétance des participants est importante. Autant il y a quelques années, le web 2.0 était un truc qui intéressait une minorité. Est-on proche du point de bascule ? Maintenant, c'est le grand public qui veut comprendre. L'institution se pose question. Mais elle craint de perdre pied. Je suis en train de lire  Comment Le Numérique Transforme Les Lieux De Savoirs  de Bruno devauchelle..Une citation résume la situation : "si une véritable culture numérique personnelle s'est développée (chez les professeurs), elle est restée à la porte de la classe. Si l'on a bien informatisé les notes, on n'a pas réellement modifié la façon d'évaluer les apprentissages" ? C'est que "en plaçant l'individu en premier, le numérique renverse un des schémas de la société traditionnelle de manière radicale".  La culture numérique est au centre des débats. Ce n'est plus un truc de spécialistes. Cela concerne chacun, en tant que parent, professionnel, citoyen.

Milad Doueihi, dans son dernier livre "Pour un humanisme numérique" résume assez bien la situation :  "Le numérique en tant que culture modifie de manière assez radicale notre rapport au temps, mais aussi avec l’espace habité et vécu. Or, ce qui caractérise l’humain est, hormis la langue et la pensée, la façon dont l’homme habite et modifie l’espace. Dans ce sens-là, le numérique demande à être regardé comme une forme d’humanisme."  Cela renvoie à cette célèbre  conférence de Michel Serres en 2007, à l'occasion des 40 ans de l'INRIA,  où il s'amusait à conclure par cette phrase humoristique :  « Les nouvelles technologies nous ont condamnés à devenir intelligents ! ». En quelques sortes, reprendre en main son avenir et son humanité c'est pouvoir participer à la communauté de destin.  Quel rapport avec le secteur de la santé ou celui de l’illettrisme  ? A priori, rien de commun et pourtant… Fondamentalement, les compétences attendues sont de même nature.

La famille des B2I et C2I sont des compétences transverses. On peut même parler de culture ou d’acculturation autour de cinq notions  :

 

  • Connaître et comprendre son environnement numérique hardware et software)
  • Respecter le droit et comprendre ses limites (renvoi au débat citoyen et au débat de société)
  • Savoir choisir des outils en fonction des objectifs et savoir apprendre à apprendre (autoformation)
  • Savoir chercher, réaliser une veille et donc développer un appareil critique
  • Savoir travailler à plusieurs et les pratiques qui en découlent

Culture numérique avant tout 

 

Voici quelques réflexions sur l’usages du numérique les apprentissages… Et si le numérique était une opportunité pour apprendre autrement, adapté aux besoins de l’apprenant ?

On le comprend aisément les compétences attendues seront différentes entre l’élève et le professionnel. Et il est nécessaire de prendre un peu de recul historique pour comprendre le changement de paradigme en cours. En pédagogie, on passe des théories du béhaviorisme, constructiviste, puis socio-constructiviste. Georges Siemens parle désormais de connectisime. Cela nécessite un outillage et des pratiques innovantes pour le formateur. Cela demande de prendre le temps d’expérimenter et d’être à l’écoute des expérimentations de ses pairs. De casser le triptyque  : unité de temps, de lieu et d’action et de penser dans une logique de synchronisation. De changer de grille de lecture puisqu’en réseau. D’agir sur temps court (immédiateté d’internet et des réseaux) et sur le temps (construction d’une identité numérique apprenante). Cela nécessite un questionnement sur des certitudes qui se sont construites sur des siècles. Le besoin est d'apprendre une méthodologie d'apprentissage adapté à son besoin personnelle (profil d’apprentissage). Cela questionne bien évidement les logiques de normalisation. Le numérique est une clé supplémentaire pour le «  connais toi toi-même  » Et l’informel commence à s’installer sur la toile… bousculant encore nos certitudes.

Ainsi l’exclusion numérique et sociale fonctionne dans les deux sens. La FOAD pour les Homless aux Etats Unis et l’ordinateur dans le mur en Inde de Sugata Mitra montrent que d’autres approches sont possibles. 

Dans l’école mutuelle, l'organisation est totalement différente des méthodes d'enseignement simultané qui prévalaient alors  : un seul maître est nécessaire pour faire fonctionner une école jusqu'aux limites d'ordre architectural concernant la capacité d'accueil du bâtiment (jusqu'à plus de 800 élèves). Ce système peut fonctionner à plusieurs étages, avec desmoniteurs généraux, des  moniteurs intermédiaires  etc., jusqu'au niveau le plus bas des élèves débutants, tout le monde apprenant à son niveau et enseignant au niveau inférieur. Ainsi «Un enfant y trouve par définition toujours une place qui correspond à son niveau ... Les moniteurs ne sont que provisoirement les premiers dans le précédent exercice de la même matière  », et non pas les meilleurs élèves ou les plus âgés comme il sera de règle par la suite. C’était en 1815 et cela ressemblait furieusement à une approche en réseau, de pairs à pairs. (L'école mutuelle, une pédagogie trop efficace  ? Anne Querrien, Les Empêcheurs de penser en rond, 2005)

Plus proche de nous, dans le numérique, on procède beaucoup par essai-erreur. L’important n’est pas de savoir, mais d’expérimenter et d’avancer en boucle itérative avant d’arriver au résultat souhaité. D’utiliser le cerveau droit et le cerveau gauche, bref de sortir de la culture de l’écrit pour apprendre à écrire. Bref, de considérer que nous sommes tous différents et que cette diversité est source d’apprentissage.

Quelques exemples glanés sur le net 

Dans les années 90, on fournit à des gamins de Harlem des ordinateurs. Ils bidouillent du  html (langage de programmation pour la mise en page du web). Rapidement, ils possèdent une langue qui dépasse l’échec scolaire.

Dreamless est un photographe de talent. Il améliore son orthographe grâce à Twitter et aux réseaux sociaux, parce qu’il est lu. Ou Facebook qui permet aux enfants à haut potentiel de se retrouver. Ou encore ce ePortfolio pour les migrants au Quèbec qui permet de renouer avec sa communauté d’origine tout en approfondissant le français. Dans l’organisme de formation Côté Projets, il fabrique un roman-photo. A chaque fois, l’outil est un prétexte pour apprendre autrement.  

Lors d’une intervention à la M@ison de Grigny, Denis Lamontagne expliquait comment il enseignait avec les peuples premiers. Ils cherchaient ensemble avec des dictionnaires en ligne la définition des mots jusqu’au moment où le mot prenait du sens. Cette approche holistique correspond à leur construction mentale comme le prouve cette étude : redéfinir le mode d’évaluation de la réussite de l’apprentissage chez les Premières nations, les Métis et les Inuits. 

Apprendre en nuage de mots, c’est ce que propose ce dictionnaire des synonymes réalisé par le CNRS. Ou le programme Sankoré qui consiste à faire produire des ressources pédagogiques sous licence Creative Commons réemployable par tous les enseignants. Le logiciel de pilotage des tableaux blancs interactifs est open source. Mais aussi La Framakey orientée "dys" est une compilation de logiciels libres à installer sur une clé USB pour les élèves et les collégiens présentant un trouble spécifique du développement, les troubles "dys" : dysphasies, dyspraxies, dyscalculies, dyslexies-dysorthographies et TDA/H.

C’est aussi s’appuyer sur l’expérience des autres. Ainsi Marielle Potdevin, orthopédagogue, met à disposition de la communauté plus de 1000 ressources. A chacun de prendre et de donner

Un dernier exemple, au CIFA TP, les apprentis ont réalisé des films sur les dangers de l’alcool. Ils ont pris du plaisir à écrire les scénarios, à filmer, monter et diffuser. Bref, le numérique ne se limite pas à une connaissance d’outils mais c’est bien une culture ambiante qui offre de multiples possibilités.

Une check list pour commencer

On a produit ensemble une carte mentale présentant les bons et les mauvais côtés du web. Cette production composite est restée au stade du papier, mais représentait une diversité de points de vue.  

Pour finir une liste rapide des points pour commencer :

  • Commencer petit : une culture se construit dans la durée
  • Penser grand : mais cela n’empêche pas d’être très ambitieux. Wikipédia, c’est 19 millions d’article en 240 langues. 
  • Valoriser ses expériences : documenter vos expériences, elle permettront de s’améliorer
  • Changer de posture : il faut considérer que l’organisation en réseau augmente votre grille de lecture initiale. De ce fait, vous vous autorisez à penser autrement. 
  • S’organiser en communauté : c’est la communauté qui cela l’accélérateur de vos réflexions et expérimentations grâce aux feed-back. 
  • Croissance fractale : le démarrage est lent, mais l’agilité permet d’aborder d’autres sujets que le projet initial. C’est un peu comme une nouvelle frontière.
  • Etablir la confiance : La confiance se donne et se reprend. La confiance est la clé de la communauté.
  • Développer les usages : la plupart des outils du web fonctionnent sur des principes similaires. Approfondir les usages d’un service web, c’est penser scénario pédagogique plutôt qu’outil. 
  • Jardiner les communs : votre espace de veille doit être organiser pour qu’il puisse servir à d’autres. Les espaces communs se développent dans la durée. 
  • Sous licence CC : publier sous licence Creative Commons, c’est la culture de la permission. Et ça rapporte 
  • Transparence : la transparence est le meilleur rempart de la perversion. 
  • Expérimenter : se donner le droit à l’erreur est une démarche scientifique.
  • Rester agile : l’innovation est tellement rapide que la formation tout au long de la vie est indispensable.