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Animatrice du réseau FormaVia

Janvier 2012

Atelier "intelligence collective" animé par JMCornu (Autrans12) (Accès: Lecture : Public)

le 12 Janvier 2012 par Jézabel Roullée   Commentaires (0)

J'assiste aux rencontres d'Autrans 12 à l'atelier "intelligence collective : les territoires et citoyens en réseau", animé par Jean-Michel Cornu.

Deux projets aux approches différentes sont présentés, afin de nous faire réfléchir au processus de mise en place d'une intelligence collective.

Jean-Claude BLET du Conseil Régional Rhône-Alpes présente le projet de réseau social professionnel territorial de la région.

Depuis 15 ans la région développe des politiques territoriales en appui à des projets qui rentrent dans une démarche de développement local. Vu le nombre de dispositifs régionaux, un site portail, informationnel s'est imposé naturellement pour proposer une information structurée, regroupée sur un seul site.
Il y a 6 ans, le site à évolué avec un espace ressource qui permet le recueil des expériences territoriales par thématique.
Même si cela reste une fonction essentiellement de publication, il y eu la volonté d'offrir un espace alimenté, non plus par la région, mais par les acteurs territoriaux.

Depuis Septembre, une AMO travaille sur le réseau social professionnels des acteurs rhône-alpins. Ce réseau rassemble les agents territoriaux, les associations, les collectivités, les élus, dans l'objectif de faciliter les échanger sur des thématiques spécifiques.
Jusqu'alors, la Région publiait en mode projet, dorénavant c'est l'entrée "sociale" qui permet de mettre en avant les individualités, leurs compétences.
Cela devient un espace d'identification des compétences, de conduite de projet, de travail collaboratif.
Le réseau social s'appuie sur les parcours professionnels des individus. On ne se limite pas au métier,  à la fonction, dans un fonctionnement régional (avec une logique en sillos) cela permet d'ouvrir les champs d'intervention.

Les participants de l'atelier réagissent en louant le projet tout en pointant l'importance qu'à l'échelle d'un territoire, d'une filière professionnelle, il importe que les acteurs s'organisent. Par exemple : le calendrier partagé pour partager des informations de base sur une même filière d'activité (ex : tourisme), des carnets de contacts pour identifier finement les personnes ressources sur un territoire, la cartographie des acteurs sont des outils nécessaires à la bonne organistion des acteurs sur un territoire.

Yoann Duriaux  du comptoir numérique de St Etienne, présente Imagination for People.
Le comptoir est un tiers lieux où la bienveillance règne entre les usagers de l'EPN et les co-workers. Dans le cadre de la semaine de l'innovation sociale, un apérocamp est lancé, tous les 1er lundi de chaque mois et permet de faire émerger des projets.
Imagination for People, est un réseau d'acteurs qui veille, recense des projets sociaux créatifs pour un territoire. Le site offre alors la possibilité de présenter son projet (quelque soit son stade d'avancement). L’objectif est d’amener les gens à repérer, partager, soutenir et démultiplier les projets sociaux et citoyens les plus singuliers, les plus inventifs.

Les deux projets présentent deux postures différentes : une posture institutionnelle, où la région met à disposition des outils, et une autre citoyenne où les territoires organisent leurs propres réseaux.
Comment ces approches ascendantes et descendantes peuvent-elles se croiser?

Les échanges de l'atelier permettent de faire émerger les questions qu'il faut se poser pour qu'un réseau naisse. Quel processus mettre en place pour constituer une communauté?  Comment faire converger des personnes et constituer une communauté riche qui converge ?

- Un groupe doit avoir pour objectif de faire "gagner du temps"
- Pour avoir un effet boule de neige, le groupe doit atteindre 100 personnes, car sur le lot une dizaine travaillera. Plus le groupe est grand, plus les chances d'avoir des contributeurs actifs est grande.
- Personne n'est nommée comme référent (le prestige engendre une attitude passive), tout le monde doit-être concerné.
- Le principe de bienveillance est primordial
- La vie des communautés est cyclique : un groupe se constitue autour de thème de travail, il s'organise, expérimente, doute, se donne le droit à l'erreur. La généralisation du projet peut entrainer la fin de vie du groupe, qui peut trouver alors une autre "renaissance", une organisation différente.
- Il faut une distance d'horizon des projets. Un groupe met 2 ans à se constituer, et doit accomplir des projets qui donnent une visibilité à la vie du groupe.
- Les projets sont en mode ouvert (l'open-process), réutilisables, impliquant des retours sur "utilisation/exploitation" des projets issus du groupe. Le mode feed-back permet de créer une boucle itérative.
- La duplication est une donnée importante : pouvoir dupliquer le groupe, faciliter la réappropriation d'une expérience.
- Le groupe doit pouvoir se constituer de façon formelle en créant une identité : un logo, un nom, une charte graphique, des visuels.
- Les publications issues du groupe, le vocabulaire utilisés doivent être accessibles

Ressources évoquées :
- L'écoute des silences, Thierry Gaudin téléchargeable sur un site canadien
- Outils-réseaux à mis en place une formation "animation d'une communauté" à distance. Formation animacoop, licence professionnelle.
- animation.fr : regroupe tous les animateurs francophones

La veille collaborative expliquée par F.Soussin à Autrans12 (Accès: Lecture : Public)

le 11 Janvier 2012 par Jézabel Roullée   Commentaires (0)

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Autrans, c'est parti, le remue-méninge démarre. Fédéric Soussin nous raconte les modalités de sa veille, organisées en 4 phases :

1. La définition des objectifs, des sujets, des groupes de personnes à suivre
2. La recherche organisée par les alertes, les réseaux sociaux, les flux d'informations (presse, RSS...)
3. Le choix d'agréger ces informations
4. Le partage durable (en stockant, indexant) ou en diffusant ces flux.

1. DEFINIR SA VEILLE

La veille nous permet  de détecter des signaux faibles (émergents, prospectifs) que les médias de masse n'offrent pas. C'est se nourrir de l'intelligence externe, c'est un outil d'autoformation (dans une logique de sérendipité : découverte heureuse, inattendue grâce au hasard au cours d'une recherche dirigée initialement vers autre chose)
Avant tout, définir les champs de veille : quels champs, quelles personnes, quelles technologies observer?
La carte heuristique (mindmaster) permet de définir ces champs de veille et de la partager.
La veille a encore plus de sens lorsqu'elle est intégrée dans la fonction de chacun et qu'elle n'est pas un métier spécifique, exclusif.
Partager sa veille, c'est se constituer des cercles de veille en fonction des centres d'intérêt de chacun. Les règles du jeu du partage doivent être élaborés ensemble, c'est un projet qui devient collectif.
Google+ est bien conçu pour partager et essaimer l'information de façon efficace.

2. ORGANISER SA RECHERCHE

Il convient d'organiser ces alertes : la syntaxe, les requêtes se peaufinent et s'améliorent au fils du temps.
Les "alertes" de google doivent être retirées du mail, pour éviter la surcharge. (utiliser : GoogleblogSearch et GoogleActualité). La recherche de mots c'est bien, mais le réseau des personnes sont des formidables accélérateurs de notre veille. "La veille c'est un réseau d'observation mais aussi d'écoute des personnes..."

3. AGREGER / CHOISIR
L'agrégateur permet de sélectionner ces sources, d'avoir une lecture rapide et permet un partage efficace. L'agrégrateur fait la somme des flux RSS récupérés, des personnes suivies...
Googlereader semble être l'outil qui gère de façon confortable la masse d'informations capitalisée par la veille.
Elle fait remonter toutes les alertes, les flux RSS (des blogs, des journaux).
Netvibes n'est plus adapté à la gestion de la masse des informations.
Comment capitaliser une information qui est bonne. Les bookmarks sont insuffisant. Comment la "webocopie" (=la photocopie en mode 2.0) intervient? Elle permet de stocker, noter, enrichir un article, de webocopier les articles presse papier.
Evernote semble être l'outil le plus adapté : il permet la consultation des informations en mode connecté et déconnecté, depuis son ordi, sa tablette ou son téléphone. Il permet une dualité d'utilisation off-ligne et on-ligne intéressante. Les données sont stockées localement et sont synchronisées.
 
D'autres participants évoquent :
- Scoopit : permet de faire de la veille et de la curation. C'est de la veille filtrée sur un sujet spécifique. Les sujets d'éducation, d'intelligence collective.
- Pearltrees : cultivez vos centres d'intérêts. La veille s'intègre sur une carte heuristique
- Posterous.com : permet de créer un blog coopératif avec une adresse mail, cette adresse partagée permet à chacun de compiler les articles directement.

Voilà, en l'espace d'une matinée, je me rends compte que ma pratique de veille est loin d'être optimisée... :-(

J'espère que mes deux voisins de séminaire - qui sortent du lot (oui, oui : Guy Pastre et Loic Gervais), vont nous partager dans le cadre des prochaines micro-conférences en ligne FormaVia la présentation de ces outils, vu que pour eux c'est acquis !  ;-)

(en direct d'#Autrans12)