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La veille collaborative expliquée par F.Soussin à Autrans12 (Accès: Lecture : Public)

le 11 Janvier 2012 par Jézabel Roullée   Commentaires (0)

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Autrans, c'est parti, le remue-méninge démarre. Fédéric Soussin nous raconte les modalités de sa veille, organisées en 4 phases :

1. La définition des objectifs, des sujets, des groupes de personnes à suivre
2. La recherche organisée par les alertes, les réseaux sociaux, les flux d'informations (presse, RSS...)
3. Le choix d'agréger ces informations
4. Le partage durable (en stockant, indexant) ou en diffusant ces flux.

1. DEFINIR SA VEILLE

La veille nous permet  de détecter des signaux faibles (émergents, prospectifs) que les médias de masse n'offrent pas. C'est se nourrir de l'intelligence externe, c'est un outil d'autoformation (dans une logique de sérendipité : découverte heureuse, inattendue grâce au hasard au cours d'une recherche dirigée initialement vers autre chose)
Avant tout, définir les champs de veille : quels champs, quelles personnes, quelles technologies observer?
La carte heuristique (mindmaster) permet de définir ces champs de veille et de la partager.
La veille a encore plus de sens lorsqu'elle est intégrée dans la fonction de chacun et qu'elle n'est pas un métier spécifique, exclusif.
Partager sa veille, c'est se constituer des cercles de veille en fonction des centres d'intérêt de chacun. Les règles du jeu du partage doivent être élaborés ensemble, c'est un projet qui devient collectif.
Google+ est bien conçu pour partager et essaimer l'information de façon efficace.

2. ORGANISER SA RECHERCHE

Il convient d'organiser ces alertes : la syntaxe, les requêtes se peaufinent et s'améliorent au fils du temps.
Les "alertes" de google doivent être retirées du mail, pour éviter la surcharge. (utiliser : GoogleblogSearch et GoogleActualité). La recherche de mots c'est bien, mais le réseau des personnes sont des formidables accélérateurs de notre veille. "La veille c'est un réseau d'observation mais aussi d'écoute des personnes..."

3. AGREGER / CHOISIR
L'agrégateur permet de sélectionner ces sources, d'avoir une lecture rapide et permet un partage efficace. L'agrégrateur fait la somme des flux RSS récupérés, des personnes suivies...
Googlereader semble être l'outil qui gère de façon confortable la masse d'informations capitalisée par la veille.
Elle fait remonter toutes les alertes, les flux RSS (des blogs, des journaux).
Netvibes n'est plus adapté à la gestion de la masse des informations.
Comment capitaliser une information qui est bonne. Les bookmarks sont insuffisant. Comment la "webocopie" (=la photocopie en mode 2.0) intervient? Elle permet de stocker, noter, enrichir un article, de webocopier les articles presse papier.
Evernote semble être l'outil le plus adapté : il permet la consultation des informations en mode connecté et déconnecté, depuis son ordi, sa tablette ou son téléphone. Il permet une dualité d'utilisation off-ligne et on-ligne intéressante. Les données sont stockées localement et sont synchronisées.
 
D'autres participants évoquent :
- Scoopit : permet de faire de la veille et de la curation. C'est de la veille filtrée sur un sujet spécifique. Les sujets d'éducation, d'intelligence collective.
- Pearltrees : cultivez vos centres d'intérêts. La veille s'intègre sur une carte heuristique
- Posterous.com : permet de créer un blog coopératif avec une adresse mail, cette adresse partagée permet à chacun de compiler les articles directement.

Voilà, en l'espace d'une matinée, je me rends compte que ma pratique de veille est loin d'être optimisée... :-(

J'espère que mes deux voisins de séminaire - qui sortent du lot (oui, oui : Guy Pastre et Loic Gervais), vont nous partager dans le cadre des prochaines micro-conférences en ligne FormaVia la présentation de ces outils, vu que pour eux c'est acquis !  ;-)

(en direct d'#Autrans12)