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"L'usage des technologies de communication comme expérience sociale" (Accès: Lecture : Public)

le 27 Juin 2012 par Jézabel Roullée   Commentaires (0)

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compte-rendu

Après une restitution de l'intervention de Serge Proulx sur la puissance d'agir des citoyens dans un monde fortement connecté, j'ai pu écouter la conférence de Françis Jauréguiberry : "l'usage des technologies de communication comme expérience sociale" (colloque Raudin des 4et 5 juin à Bordeaux : le numérique au coeur des territoires). En attendant les actes du colloques....

Francis Jauréguiberry, Université de Pau et des Pays de l'Adour (UPPA)

Les TIC ne s'ajoutent pas à un univers existant. C'est un mélange hybride entre technologies, usages et réalité : on compare les prix d'un magasin à un autre, on prépare son déplacement sous googlemaps, on consulte forsquare...

La réalité n'est pas simplement là, mais elle nous parle, avec diverses applications numériques.
La question est de savoir comment on reçoit le monde, comment le perçoit-on, quel sens on lui donne?
De quoi est fait cette nouvelle expérience : d'un monde hybride dans lequel nous rentrons ? A quelle question cela nous renvoit?
Qu'est-ce que les TIC nous enlèvent si elles ne sont pas bien maîtrisées?

Avec les TIC et la réalité augmentée, notre environnement a de moins en moins d'âme mais il est de plus en plus bavard. Il serait intéressant de voir une mairie afficher sur son panneau de ville "ici, il n'y a pas de réalité augmentée".

Les audioguides touristiques guident le touriste oralement sur ce qu'il faut regarder. Dans un monde où on court après le temps, on risque de s'arrêter seulement sur ce qui est "remarquable", "guidé". La difficulté est de profiter du savoir et de l’utillité de la réalité augmentée sans se couper du sensible et du subjectif.

La norme aujourd'hui "c'est d'être là, sans être là?"
Cette expérience là, crée de la norme sociale.

Peut-on continuer d'expérimenter la ville en dehors des TIC?
Pourquoi continuer de poser des panneaux de signalisation alors que la courbe d'équipement de GPS ne cesse de croitre?
La lecture de la ville doit pouvoir rester individuelle et non assistée.
Dans quelle mesure la ville ou le territoire est praticable par les non-utilisateurs des TiC.
Le danger technististe réside dans le fait : plus il y aura d'infos, de services en ligne et mieux cela sera...
La surabondance d'information rend son traitement impossible.

Le fait de ne pas être géolocalisable de façon constante, de ne pas être connectée,  nous impose de nous justifier sur le fait d'être silencieux ou non repérable.

Intervention de la salle : "Le grand chasse le petit, l'hypergrand ramène le petit"