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Septembre 2011

Contexte de travail (Accès: Public)

il y a 236 jours par loicgervais   Commentaires (0)

Je suis animateur et coordinateur des Espaces Publics Numériques de la Ville de Thonon.

 

 

Les Espaces Publics Numériques de la Ville de Thonon

La Ville de Thonon a développé cinq Espaces Publics Numériques. Quatre d’entre eux sont implantés au sein des Espaces de Quartier (Collonges, Châtelard, Morillon, Vongy) et sont depuis août 2010 gérés par l’Institut de Formation d’Animation et de Conseil dans le cadre de la délégation de service public qui lie l’Institut à la Ville. L’Espace Public Numérique de la Grangette, quant à lui demeure sous gestion directe de la Ville de Thonon et a pour mission, entre autres, de coordonner l’ensemble des Espaces Publics Numériques.

Parallèlement deux autres équipements publics de la Ville de Thonon sont acteurs de médiation numérique, le Bureau Information Jeunesse et la Médiathèque Municipale. A ce jour, ces trois équipements ne coordonnent pas leurs efforts en matière de médiation numérique.

 

Qu’est-ce qu’un Espace Public Numérique ?

 

Destiné à tous les publics, un Espace Public Numérique propose à ses usagers des activités variées et encadrées, par le biais d’ateliers collectifs, mais également dans le cadre de médiations individuelles et de plages réservées à la libre consultation.

Le développement des lieux d’accès public à l’Internet, qui offrent, outre l’accès au réseau à ceux qui n’en disposent pas, initiation et approfondissement à ceux qui sont désireux de se familiariser avec ces nouvelles technologies, constitue en effet un moyen efficace pour lutter contre la fracture numérique. Il contribue également à promouvoir les usages et à faciliter la découverte au plus grand nombre de l’accès aux nouvelles technologies et aux principaux usages de l’Internet.

 

Plus de 4000 lieux publics d’accès à l’Internet sont ouverts en France( 500 dans la région Rhône Alpes), dans lesquels un ou plusieurs animateurs multimédias accompagnent, initient,aident chacun à maîtriser et bien utiliser ces outils et services offerts par Internet et plus largement par les technologies de l’information et de la communication. Certains de ces espaces sont “généralistes”, d’autres “spécialisés” (vidéo et photo numériques, accompagnement dans la recherche d’emploi, lutte contre l’exclusion, l’illettrisme…).

 

Source : netpublic.fr

 

L’Espace Public Numérique “Grangette”

 

L’ Espace Public Numérique Grangette est équipé de neuf ordinateurs (huit ordinateurs Windows 7 en réseau local et un ordinateur en dual boot Windows XP/Ubuntu avec boot sur Urbuntu par défaut) reliés à Internet. C’est un lieu d’appropriation de l’Internet situé au sein de l’Espace Grangette qui associe initiation et usages.

L’EPN Grangette est ouvert en accès libre au public du Lundi au Jeudi de 13h à 17h. Moyennant un abonnement à partir de 1,05€ la semaine, l'usager est alors libre d'utiliser un des ordinateurs pour consulter son courrier électronique, effectuer une recherche, réserver un billet d'avion, discuter avec des amis, consulter des offres d'emplois, rédiger un rapport de stage...

En plus d'être un lieu d'accès public à Internet, l’EPN Grangette est également un lieu d'appropriation des usages. C'est ainsi que durant la période scolaire il organise des ateliers d'initiation à l'informatique en général et à l'Internet en particulier.

L’EPN Grangette est aussi un espace ressource et en tant que tel il mène des opérations de sensibilisation aux usages d'Internet aussi bien dans ses propres locaux que “hors les murs”.

Enfin il défend une approche citoyenne et responsable de l'usage d'Internet qui s'inscrit parfaitement dans le cadre de la politique de l’Internet local citoyen qui a valu à la Ville de Thonon l’octroi du label “ Ville Internet 2011 @@@”. Pour sa part l’EPN Grangette est labélisé NetPublic.

 

Les missions de l'Espace Public Numérique

 

Les missions des espaces publics numériques de la Ville de Thonon peuvent se décliner en plusieurs objectifs principaux

Permettre à tous d'avoir accès aux nouvelles technologies.

Pour atteindre cet objectif la Ville de Thonon a misé sur un déploiement des Espaces Publics Numériques sur l'ensemble de son périmètre et plus particulièrement dans les quartiers populaires relevant du Contrat Urbain de Cohésion Sociale. En plus de ce maillage territorial la politique tarifiare est volontariste. En effet l'accès aux Espaces Publics Numériques est facturé 1 € la semaine (sans limitation de temps ni d'usages) pour les demandeurs d'emploi, les jeunes de moins de 26 ans ainsi que les usagers bénéficiant des minima sociaux.

 

Accompagner le public aux usages du numérique.

L'accompagnement des usagers se déroule de trois manières.

Durant les heures d'accès libre aux équipements, les usagers peuvent solliciter l'animateur multimédia de la Grangette pour tout dépanage pnctuel. Dans les maisons de quartier, les usagers se réfèrent à l'agent d'accueil.

Par ailleurs l'espace de la Grangette propose toute l'année des séances d'initiation aux outils numériques (traitement de texte, couriel, recherche sur internet, retouche photo....).

Enfin, ponctuellement les espaces de la ville proposent des accompagnement sur des usages ciblés (télédéclaration d'impôts, envoi de cartes de voeux, ...)

 

Développer une culture numérique pour tous.

Au delà du transfert de compétences techniques sur la manipulation de tel ou tel outil, l'espace numérique a pour rôle de diffuserr et développer une culture numérique.

Sensibilisation aux usages numériques

J'interviens dans les établissements scolaires du bassin (de la primaire au lycée) pour conduire des actions de sensibilisation aux usages numériques. Cette sensibilisation s'inscrivent dans le cadre du volet 2 du Brevet Informatique et Internet "adopter une attitude responsable".

Par ailleurs j'interviens également auprès des parents et des adultes référents (animateurs périscolaires, familles d'accueil, éducateurs spécialisés, personnels de l'éducation nationale, acteurs de l'insertion socio professionnelle, animateurs socio culturels...) sur les questions éducatives liées aux usages numériques. (voir campagne net @ttitude). Les enfants de 8 à 25 ans sont le public cible de ce type d'intervention. Les adultes référents de ces enfants sont systématiquement associés à ces interventions et font l'objet d'une intervention plus spécifique sur les enjeux d'une éducation aux usages numériques.

 

Je conduis également pendant les vacances scolaires des ateliers de création à l'aide d'outils numériques (voir reportage à l'écomusée de la pêche). A travers ces ateliers plus ludiques j'aborde systématiquement les notions liées aux pratiques numériques (droit d'auteur, droit à l'image, ...).

 

Enfin une fois par mois, j'organise une présentation autour d'un ou plusieurs outils dont je vais décrire non seulement le fonctionnement mais également l'usage et aussi les incidences liées. (coir c@fé du web).

 

 

Retours d'expérience sur l'utilisation des TIC pour l'apprentissage (Accès: Public)

il y a 238 jours par Olivia Vernier   Commentaires (0)

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culture numérique, projets

Conclusion d'un professeur canadien, Martin Bolduc, professeur en biologie au Cégep de Rimouski, après avoir intégré en 2009-2010 des activités de blog et wiki afin de rendre ses élèves plus actifs dans leur apprentissage et de mieux contrôler leur niveau de compréhension :


"Ces TIC sont faciles d’utilisation et ne demandent pas de connaissances en langage de programmation. Par contre, leur utilisation demande, selon moi, de revoir ses approches pédagogiques. Elles devraient permettre d’enseigner différemment sans alourdir la tâche de l’élève ou de l’enseignant. Considérant que les TIC font partie de la vie de nos élèves, il me semble plus utile de modifier nos pratiques afin de tirer profit du phénomène technologique plutôt que d’en subir les conséquences. "

D'autres retours d'expériences intéressants dans la partie "Récit":

Source : profweb, le carrefour québecois pour l'intégration des TIC en enseignement collégial

"Exploiter les TIC pour faire apprendre" (Accès: Public)

il y a 238 jours par Olivia Vernier   Commentaires (0)

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ressources, culture numérique

Cette carte heuristique élaborée avec le logiciel CmapTools a pour point de départ : « Exploiter les TIC pour faire apprendre ».

Chacun des 5 volets abordés comporte une carte spécifique renvoyant vers des pages internet. Un véritable portail interactif de qualité !

Source : Infobulle n°110 – Juin-Juillet 2011 | C A F O C de Nantes

Un hub "La formation prof., ses formateurs et leurs compétences numériques" sur Viadeo (Accès: Public)

il y a 238 jours par Olivia Vernier   Commentaires (0)

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territoires, culture numérique, ressources

Sur viadeo, vous pouvez rejoindre le hub "La formation professionnelle, ses formateurs et leurs compétences numériques"

Vous y retrouverez quelques membres actifs de FormaVia parmi les 37 membres à ce jour.

A consulter par exemple, la 4ème newsletter "FOAD Connexion", réalisée par Véronique Jolly qui s'occupe des ressources FOAD du portail de la Région Champagne Ardenne.


FOAD Connexion se veut la lettre d'information sur la FOAD et les P@T en Champagne-Ardenne, fruit de sa veille quotidienne avec 10 numéros par an.

Retour des assises de la médiation numérique : hors les murs (Accès: Public)

il y a 242 jours par francois duport   Commentaires (0)

compte-rendu, territoires, culture numérique

Les assises de la médiation numérique viennent de se terminer. Cela se passait à Ajaccio et les participants ont travaillé sur des chantiers d'avenir. Voici la proudction de notre groupe sur la place de la médiation dans les territoires en dehors des lieux physiques :

 

 

La Nuit de tous les changements (Accès: Public)

il y a 242 jours par francois duport   Commentaires (0)

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Retrouvé par hasard, ce texte rédigé à Autrans en 2006 corrigé et amélioré par Anne-Caroline Paucot dans la production des actes de cette rencontre. L'objet était d'imaginer l'avenir. L'original est ici mais je préfère la version corrigée. A l'époque je ne connaissais pas Anne-Caroline Paucot et son dictionnaire du futur ; désormais nous partageons le même espace de coworking.

Les lambris de la République couvent bien des réflexions. Le ministre des savoirs et de la connaissances fait les cents pas.
Il est minuit et la tâche est rude. Les rapports des experts et la pression de la rue obligent l'homme à sortir du bois.Les dernières réformes n'y suffisent plus. Les réseaux menacent de faire imploser tout le système de formation. Ce soir, il met une note finale à son projet de loi. Pour cela, il faut repren- dre le fil des événements et mettre en perspective les petits changements et les grands bouleverse- ments de ces dix dernières années.
En 2007, les techniciens du ministère saluèrent la performance. Les espaces numériques de travail (ENT) étaient déployés dans toute la formation initiale et supérieure. L'urbanisation jacobine des systèmes d'information permettait de gérer au mieux les départs à la retraite du corps enseignant et de faire rentrer de plein pied les enfants dans la société de la connaissance. L'édition modifia dans la foulée son modèle économique en singeant la télévision. Les manuels scolaires étaient désor- mais disponibles dans des bouquets numériques de savoirs. Le ministère avait imaginé une infra- structure robuste et les régions payaient les factu- res, décentralisation oblige.

Les premiers retours d'expérience sont promet- teurs, même si des problèmes demeurent : désaf- fection de l'intérêt pour les études, crispation du corps professoral. Le système se sclérose. Et, au bout de 24 mois, les ENT posent des difficultés. Le système est obèse d'informations et de groupes de travail. L'administration décida d'investir dans un moteur de recherche de dernière génération intégrant analyse sémantique et traducteur univer- sel. Le fossé se creuse entre les générations, entre ceux qui savent se servir des réseaux, et les exclus du nomadisme cognitif. Les professeurs essaient
tant bien que mal d'adapter les recettes de l'ensei- gnement traditionnel à une organisation multi modale. Ils n'y arrivent pas.

Premier acte : une première rupture

L'étude sociologique de cette époque (vers 2010) montre que chaque adolescent interagit avec un réseau social de 150 à 300 personnes sur les cinq continents. La cartographie relationnelle d'un individu présente au moins sept niveaux de rela- tion, du plus proche au plus éloigné. Il multiplie les modes de communication en fonction des communautés auquel il appartient et zappe d'une activité à l’autre toutes les 20 minutes. Conséquence, les élèves et les étudiants ont détournés les outils pour leurs intérêts personnels. Les passionnés forment des communautés entre niveaux scolaires. Ils dépassent les professeurs en ne suivent plus le programme. L'autodidaxie gagne en puissance. Il suffit qu'un professeur devienne animateur de savoirs plutôt que trans- metteur de connaissances. Chaque apprenant est potentiellement un professionnel amateur. On se trouve dans une situation de pyramide renversée. L'important est d'être connecté et de développer son nœud relationnel.

Les TIC ont envahi les pratiques pédagogiques. Dans ce spectre large, il y a de tout. Certains pro- fesseurs mettent cours, exercices et annales à la disposition de leurs élèves et étudiant. L'absentéisme devient une norme. Les cours ex cathedra sont déserts. D'autres encouragent la participation et la critique constructive via des blogs et wiki. La majorité se sent abandonnée dans une société autonome où l'individu ne sup- porte plus l'autorité. L'exigence de transparence ne supporte plus les murs des écoles et la hiérar- chie des universités. Mais cela reste une excep- tion, la majorité refuse de changer ses pratiques. Une première loi tente de restreindre l'usage de l'informatique dans les écoles. Le ministre tombe.

Second acte : mondialisation des savoirs

L'usage et la mondialisation ont bouleversé ce beau programme, mariant secteur marchand et organisation technocratique. Le capitalisme cog- nitif engendre des jeux pédagogiques qui rassem- blent plusieurs millions de citoyens apprenants. Les pays du Sud, et plus particulièrement l'Afrique, accélèrent la diffusion de ressources pédagogiques sous licence creative commons. Chaque champ pédagogique possède désormais un wikipédia spécialisé. La banalisation des gril- les P2P entraîne une vulgarisation des savoirs à grande échelle. On s'échange, on annote tous documents sous la forme de post-it audio ou tex- tuel. Une idée, pourvue qu'elle soit diffusée, se développe comme une bactérie, dépassant les pré- visions de la loi de Metcalfe.

Les nouvelles lois sur la propriété intellectuelle imposent un tracking des méta-données. La popu- larité des licences creative comons accélère la dif- fusion des ressources pédagogiques libres. L'Afrique propose des services d'animation de savoirs mondiaux sur la base du griot. Une concurrence s'engage entre trois entités : l'institu- tion, le privé et le communautaire. L'institution conserve la maîtrise des diplômes. Le privé inonde le marché de parcours pédagogiques per- sonnalisés multilingues avec coach pour chaque apprenant. Le communautarisme est un mélange de religieux et de démocratie participative. La génération impose sa direction sous la forme de manifestations sporadiques, de type flashmob.

Ils veulent de la transparence et du respect. La spontanéité créative de leur mouvement inhibe le gouvernement. La pression monte d'un cran quand les salariés exigent du temps permanent à la formation. Sous la pression des réseaux, le gou- vernement met en place un ministère des savoirs. Il a 18 mois pour trouver une solution.

Troisième acte : nuit de la créativité

Le ministre relit sa proposition de loi. Il connaît ses ennemis, mais craint encore plus ses amis... Droitistes comme gauchistes ne rêvent que de pouvoir. . Il faut parfois aller contre sa classe, et croire en l'humain. Alors il relit une dernière fois sa déclaration universelle des savoirs et de la connaissance :

  • L'accès aux savoirs est libre et égal pour tous. - La formation est un droit inaliénable pour tout individu de la naissance à la mort. - Le droit d'auteur et les copyrights industriels sont abolis.
  • Les échanges de pair à pair sont autorisés et encouragés. - La créativité en réseau est un bien commun. - L'homme est encouragé à passer un cinquième de son temps à étudier.
  • Chaque individu doit parrainer au moins une personne dans sa démarche d'apprentissage. Le ministre sent bien qu'il faut aller dans ce sens, mais n’ignorant pas qu’il ne maîtrise pas tout,

il hésite, allume son ordinateur et ouvre un premier wiki national pour construire collectivement nos besoins éducatifs.

De l'expérience à la réflexion (Accès: Public)

il y a 251 jours par LEPRINCE Stéphane   Commentaires (12)

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réseau social, communautés de pratiques, projets, actualité, culture numérique

Bien que partisan d'articles courts, ce soir, je ne m'applique pas la règle...

Je reprends le temps d'écrire et de ne plus simplement décrire.

Suite à cette nouvelle rencontre au Conseil Régional pour le projet C2I2 Formateur, je vais utiliser le blog pour déposer mes impressions à "presque" chaud, et prendre du recul.

Ce peut être un début de réflexion dans notre réalisation commune que nous aurons à élaborer pour construire un guide d'accompagnement. Pour revoir nos copies aussi!

 

 

Aujourd'hui, c'était les retrouvailles des pionniers du projet C2I2 Formateur au Conseil Régional Rhône Alpes et la première rencontre qui réunissait autour de la table les représentants de la Région, les responsables de certification C2I2 des Universités de Lyon, Grenoble, St Etienne, du PRAO et bien sûr de nos animateurs de réseaux. L'Education Nationale était présente aussi pour signifier son appui au projet, évoqué comme laboratoire rhône alpin pour la formation des formateurs au C2I2E. 

 

Après avoir passé environ 4 jours de travail (cet été...) à remplir le blog d'expériences permettant de reconnaître des expériences conformes aux référentiels des compétences attendues pour cette certification, et environ 4 heures de travail en collaboration en binôme, nous attendons ce retour sur le travail réalisé et passer à la suite du projet, la phase 2, la formation d'un nouveau groupe.

Heureux de notre expérience de binôme, de notre rencontre avec Michel Chong de l'AFPA de Vénissieux, nous avions même décidé ensemble d'en faire une vidéo témoignage et de retours d'expériences avec les moyens vidéos de l'AFPA dont Michel a pu nous faire gentiment profiter.

 

 

 

Nous avions envie de partager en face à face l'expérience vécue à travailler par binôme pour tester le dispositif 

Par petits groupes, parmi ces retours d'expériences de ce début d'après-midi, surgit vite la question de la notion de preuve? On échange: "Comment prouver sa compétence?", "comment construire la suite?"...

 

Heureux pour la majorité d'avoir travaillé par binôme, c'est le plaisir de se retrouver après avoir bouclé ce fameux blog, dossier de preuves et de partager points forts, faibles, idées de préconisations pour la suite,

 

On rencontre ceux qu'on ne connaissait pas mais qu'on a lu, appris à découvrir en ligne par le réseau social soutenu en ligne par la plateforme Elgg.

 

Mais dans le second temps,il y a le bilan par les universités (qui certifient) des points à retravailler pour être certifié après avoir consulté nos travaux réalisés sous forme de blogs/portfolios en ligne sur la plateforme.

 

Déception...

 

L'Université nous demande plus pour obtenir la certification...notre démarche n'est pas assez réflexive...

On nous demande une réflexion plus développée sur nos pratiques de formateurs et l'usage de sa valise pédagogique d'outils numériques.

 

D'une démarche déjà difficile à mettre en oeuvre pratiquement, dans le quotidien du monde de la formation professionnelle et ses contraintes, on nous demande d'élever notre niveau de "professionnalisme" là où une des volontés des acteurs était je pense de faire avancer rapidement la culture au numérique, en l'incluant dans des démarches de formation de tous niveaux.

Là où je vois un moyen par le biais de Formavia de faire rentrer vite les problématiques de culture numérique, d'identités en ligne dans la formation, je découvre au travers des interventions des universitaires un énorme coup de frein à sa mise en oeuvre.

Le projet est ambitieux, la Région impulse pourtant un élan fort en demandant dans ses derniers appels d'offre de renseigner l'implication des équipes pédagogiques dans un processus de formation aux outils numériques,   à la FOAD.

Rhône Alpes met pourtant en avant le développement des TIC dans la Région. Nous y croyons, nous voulons passer à l'acte aussi bien dans les Espaces Numériques et l'accompagnement aux usages proposés qu'intégré dans les séances de formation des organismes de formation.

Ce n'est déjà pas simple de mobiliser les formateurs à changer leurs pratiques, s'essayer à de nouveaux outils...

Alors, mais pourquoi faire?

Si on prend du recul et on met de côté d'autres enjeux difficilement maîtrisables?

Et bien, de manière pragmatique, peut être alors pour réduire la différence entre le monde de l'enseignement théorique et le monde de la formation, plus pratique.

Nous avons donc franchi l'étape de l'expérimentation partagée dans la communauté, et il va falloir maintenant  faire de la théorie, décrire, écrire nos théories à partir de toutes ces riches expériences vécues réellement, concrètement dans le quotidien de la formation professionnelle ou de l'internet accompagné .

S'aider, de manière bienveillante comme le disait François, à les trouver chacun dans nos parcours.

 

Le positif , c'est de nous mettre au défi de construire un dispositif reconnu par ses formes par l'enseignement universitaire. 

Un autre aspect positif de la réorientation de ce projet est la valeur ajoutée à la certification, et la motivation à se certifier pour les formateurs plus motivante, valorisante, enrichissante mais bien plus contraignante en temps, coûts qu'imaginé au départ...

 

Quelle motivation aussi de savoir que si le projet va dans le sens évoqué cet après midi, notre équipe pionnière pourrait être amenée à accompagner, valider les futurs formateurs, animateurs au C2I en leur faisant travailler cette fameuse démarche réflexive et applicable finalement à des usages tic,tice, pas forcément complexes mais qui ont le mérite d'avoir été tentées dans sa pratique professionnelle et "analysées" ensuite. En tout cas, personnellement, j'aimerai pouvoir m'impliquer dans ce sens par la suite.

D'ailleurs, comme le disait aussi François, nous n'avons pas contextualisé assez dans nos blogs pour la majorité d'entre nous. 

Pensant que liens vers nos cv, espaces et profils en ligne, permettraient à nos évaluateurs de comprendre nos compétences, nous en avons négligé la forme, faute de temps et de méthode (nous la construisons et l'essayons en même temps!). Personnellement, j'ai complément mis de côté le pourquoi de mon engagement dans le C2I2. Et vous? Quelle est votre motivation? Pourquoi ne pas l'écrire...? Nous aurons besoin de comprendre ce qu'attend ce fameux EmaEval de notre part. Vivement ce prochain temps de rencontre que nous décortiquions cela ensemble.

 

Par contre, pour réaliser ce nouveau travail, serons nous capable de le réaliser seuls malgré un accompagnement par les pairs? 

 

Nous devrons être accompagnés je pense, et l'arrivée de l'Université dans le projet pourrait surement nous apporter dans ce sens?

Bien que vécu à chaud comme un énorme frein venant ralentir une dynamique communautaire., nous pouvons le voir comme un moyen de faire prendre de la valeur à cette certification.

Nous pouvons être fiers d'être ces pionniers du C2I2 après avoir été explorateurs du web!

Alors,allons dans un premier temps nous enrichir de la lecture de nos blogs et essayons de commenter au mieux, c'est un des premiers travaux qui nous attend.

 

Cela m'amène à réfléchir sur nos dispositifs à l'ADEA où nos éducateurs en FOAD nous livrent tant d'expériences et avec qui nous pourrions aller plus loin. 

Nous comptons dans ce sens nous appuyer sur un accompagnement et une formation au tutorat en ligne pour l'équipe afin de répondre à nos formateurs qui ont dû mal parfois à savoir comment animer les communautés d'apprenants en ligne et trouver sa place dans la construction de l'identité professionnelle de nos travailleurs sociaux en formation. Pas évident pour un formateur impliqué dans un dispositif de formation hybride. Il y a de quoi produire du "réflexif" pour nos formateurs qui passeront plus tard j'espère le C2I2 que nous élaborons ensemble.

 

A très bientôt, et prenez des forces, on a du boulot ...cher animateurs, on compte sur vous, et pour nous faire un retour réflexif à terme sur ce que nous faisons ensemble ;-)