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Atelier 1 : "outil de positionnement pour les formateurs"   Lecture : Public

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Dernière mise à jour le 7 Décembre 2010 par Jézabel Roullée

Il s’agissait en 4 fois 20 mn de réfléchir sur l’opportunité, les objectifs, les modalités de mise en place  d'un outil de positionnement pour les professionnels de la formation continue. Comment évaluer les compétences numériques des professionnels vis à vis du référentiel que le réseau FormaVia est en train de construire avec ses membres dans le cadre de la CoP "culture numérique pour tous en Rhône Alpes" ? A quoi servira-t-il ? Comment le mettre en place ? Quelles sont les recommandations que l’on peut faire ?


UN OUTIL DE POSITIONNEMENT….

…POUR QUI ? :

-    Les responsables de structure
-    Les formateurs

…AVEC QUELS OBJECTIFS ?  :

-    Positionner des personnes, des structures, des territoires vis à vis de « compétences numériques », établir un diagnostic sur le niveau de « compétences »
-    Sensibiliser les OF / structures aux futurs appels d’offre de la région, moderniser l’offre de formation,
-    S’accorder sur les compétences « numériques » de base communes à chaque type de métier : que doit-on avoir comme connaissances, compétences et attitudes pour une prise en compte transversale « du numérique » dans les pratiques professionnelles (aussi bien pour le métier de maçon que de formateur).
-    Pour anticiper sur la gestion des équipes pédagogiques, pour établir des plans de formations adaptés par structure / formateur.


…QUI SE TRADUIRAIT COMMENT ? :

-    Par un diagnostic par structure au travers un outil simple, comme celui utilisé pour le PIM (passeport internet multimédia - http://www.netpublic.fr/net-public/pim/presentation/) .

-    Par un questionnaire commun avec des spécificités métier. Attention, un QCM peut-être limité. Les lacunes sont pointées certes, mais l’important c’est la mise en pratique dans un contexte pédagogique. Il est possible d’avoir une culture numérique, sans pour autant l’intégrer dans sa pratique pédagogique.

-    En s’inspirant des outils de positionnement qui existent déjà (ex : PIM, PCIE…). Le PIM atteste un niveau de pratique pour le grand public, il peut-être passé par un organisme labellisé Netpublic, et cela dure 1h. Un module en ligne permet de s’auto-évaluer.

-    En mettant en situation. Comme il s’agit plus de mesurer une « culture » que des compétences (d’autant que les outils TIC ne cessent d’évoluer), il est important de tester les formateurs en situation, à travers des cas pratiques. Pourquoi ne pas  envisager de faire une épreuve pratique devant un jury. Cela offre l’avantage d’accorder du crédit à la démarche.

-    En diagnostiquant les personnes le temps d’une rencontre : « Testez-vous / Passer votre PIM ». Nous connaissons aujourd’hui tous les lieux qui les dispenses, il faudrait pouvoir même ouvrir ces lieux, le weekend, vers les cafés par exemple. Pour les formateurs, cela pourrait se dérouler lors d’un événement, d’une rencontre FormaVia « testez-vous ».

-    Par un outil régional qui suit les individus dans leur parcours et mesure leur évolution (-> autopositionnement -> qualification B2i)

-    Par un Serious game : c’est outil est intéressant parce qu’il permet de tester le « savoir-agir » plutôt que le « savoir-faire ». Comme l’idée est d’être dans un pré-positionnement, il s’agit de voir où l’individu en est techniquement, et d’être dans une pratique virtualisée. (ex : Film machinima ; films réalisés a partir de jeux vidéos)


… POUR EVALUER QUOI ?

S’agit–il :
-    d’évaluer la culture numérique d’une personne ? d’évaluer une approche de la culture numérique ? ce qu’un professionnel doit connaître et maîtriser ? mesurer l’aptitude à s’adapter aux évolutions de la société de l’information ?
-    d’évaluer les pratiques pédagogiques ? l’utilisation du numérique dans les actions de formation ?


QUELS SONT LES FACTEURS DE REUSSITE ? :

-    Avoir un certificat reconnu au-delà du territoire régional. Cette « attestation de niveau » doit pouvoir se valoriser sur le territoire national pour faciliter la mobilité des formateurs et donner d’autant d’importance à la démarche.

-    Trouver une dénomination qui ne fasse pas référence au B2i. Pourquoi ne pas imaginer RACINE : Rhône Alpes Culture Informatique et Numérique pour l’Emploi.

-    Capitaliser sur les « bonnes expériences », les « bons élèves en Rhône-Alpes ». Tout comme il existe un trophée « ville Internet », ou « meilleur module pédagogique » (plateforme Spiral), il faudrait créer un trophée qui permet de motiver cette démarche en valorisant des initiatives exemplaires et transférables.
Le « Portail régional territoire » est le lieu d’échange entre les politiques régionales territorialisées et les territoires. « Terre à clic » valorise les projets des territoires. Il s’agit de mutulaliser les projets réalisés par les uns ou par les autres, et de les mettre en valeur. Cette démarche peut-être transposable sur les OF.

-    Expliquer la démarche globale et la dynamique régionale. Les acteurs de la formation continue doivent bien comprendre le processus dans lequel ils rentrent (ou non). Quel est l’intérêt de positionner sa structure, ses salariés vis à vis des compétences numériques ? Quels sont les enjeux pour la structure, les formateurs ? 

-    Avoir des objectifs chiffrés. Se donner les moyens dans un temps déterminé de diagnostiquer les structures.

-    Avoir une vraie politique d’évaluation régionale du dispositif. Définir des hypothèses au préalable et les confronter à la réalité (ex : investir sur la formation des formateur c’est le pari qu’un individu à qui l’on apprend à se servir des TIC en situation de recherche d’emploi, a un retour vers l’emploi plus rapide).

-    Se donner les moyens de ses ambitions : la région pourrait prendre en charge la formation de formateurs. Une fois le diagnostic numérique établi par structure et par territoire, il conviendra de lancer un cycle de formation des formateurs qui idéalement devrait être pris en charge par la Région pour faciliter cette professionnalisation et cette montée en qualification des structures.

-    Trouver un positionnement entre « donner envie » / « contraindre » / proposer un cadre régional 
o    Concernant l’envie : passer au delà des résistances aux changements qui sont liés à la peur, peut-être à l’âge, ainsi qu’à l’appréhension de la technique. Comment dépasser les résistances aux changements, comment dédramatiser, démocratiser, rendre plus accessible les outils.
o    Concernant la contrainte : attention au caractère obligatoire de la « qualification » (ne pas reproduire les dérives du B2i, de certification massive)

-    Normaliser le vocabulaire : pour que l’on partage le même langage, il serait intéressant de s’appuyer sur le glossaire normalisé de l’AFNOR : qu’est-ce qu’un parcours ? un scénario pédagogique ? une séquence ?

Rapporteur : Guy Pastre, M@ison de Grigny & Jezabel Roullée, FormaVia

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compte-rendu