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Architecture et organisation de mon identité numérique et de mes publications   Lecture : Public

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Dernière mise à jour le 11 Juillet 2011 par Florian Daniel

Architecture d'identité numérique

« Maison » et « ambassades » : mon identité numérique est construite entre les "lieux où je réside" et ceux que j'habite pour un temps ou dans un certain contexte. Divers types d'espaces sont alternativement centraux, positionnés à plusieurs titres, selon les dimensions professionnelles, personnelles, associatives ou autres.

La "Maison", c'est mon site personnel de présentation, « repère » d'identité, porte d'accès aussi à la plupart de mes autres profils publics en ligne. Je juge inutile de pointer vers ceux auquelles le visiteur n'aurait pas accès (c'est frustrant et les personnes qui doivent en avoir connaissance sont a priori informées de l'existence de ces profils par d'autres biais), toutefois certains profils disparus restent mentionnés : les cordonniers sont les plus mal chaussés, mais surtout je ne prends le temps de revoir entièrement ma "base" que ponctuellement, préférant faire beaucoup de changement d'un coup, plutôt que passer mon temps à faire des mises à jour minimes. Hormis la republication centralisée, pour ce qui est du quotidien les ambassades me suffisent largement. J'essaie ainsi, malgré la succession et la diversité des outils utilisés, de maintenir par ce biais une cohérence entre préconisations et pratiques personnelles : la « maison » est opérée « en propre », entièrement maîtrisée (informations comme outils), du serveur aux contenus. C'est l'espace d'agrégation de mon identité numérique.

Les "Ambassades" quant à elles sont des lieux de représentation « externes » : lieux de passage, de transit d'information, de vie en somme, et surtout de vie collective tandis que la "Maison" est exclusivement personnelle. Certains de ces outils et services tiers servent de réceptacles de publications, en particulier en ce qui concerne la veille. Il servent également de points de rassemblement, pour fédérer un groupe, conserver des annuaires de personnes intéressées par une thématique, partageant une identité ou un historique commun.

La (forte) tendance à l'éclatement de ces "ambassades" et à la dispersion des inforamtions qu'elles agrègent est géré en partie par la « maison ». L'organisation en « jeu de piste » de mon identité numérique est ainsi contre-balancée par la centralisation des identités et publications.

Par ailleurs, une partie des données accumulées au fil des années dans certains des services actuels ont changé plusieurs fois de « service porteur » : c'est entre autres le cas de twine, netvibes, delicious, diigo, pearltrees, et des divers carnets d'adresses. Les moyens de ces migrations résidant dans les possibilités d'import/export et les formats dans lesquels il est possible de récupérer et de réintégrer ces données, on comprendra ma manie de vérifier ces points d'interopérabilité avant d'utiliser n'importe quel outil "en production". Et d'archiver régulièrement les données afférentes, dans plusieurs formats, en plusieurs lieux et sous divers supports numériques, notamment "hors-connexion" (disques durs hors-réseau et CD/DVD après les disquettes 3.5''..). Le cloud oui, mais jamais sans backup !

L'espace « central » constitué par cette maison n'est pas pour autant un portfolio professionnel : c'est d'abord un espace personnel, préfiguré par divers sites préalables, qui évolue « tout au long de la vie » et rassemble des expériences de vie, qu'elles soient associatives, perosnnelles, de formation, professionnelles ou de diverses natures plus ou moins hybrides entres ces pôles.

 

 

Identités fragmentaire et profils « tiers »

Mon identité proprement professionnelle est gérée via divers réseaux : Linkedin et Viadeo en premier lieu (historiquement), une expérience très forte et engageante sur Twine (aujourd'hui disparu après intégration dans une plateforme plus grand public), moins via Facebook, en pointillé sur Twitter (surtout lors d'événements et rencontres publiques), et très largement sur les réseaux à la conception ou à l'animation desquels je participe.

Les endroits où l'on est sont aussi ceux que l'on investit le plus, et je concentre mon activité dans les espaces et réseaux liés à mes pratiques professionnelles : FormaVia notamment, le réseau social de la Fondation Internet Nouvelle Génération, la communauté francophone du logiciel que nous utilisons (Elgg), et quelques autres un peu moins publics.

Pour autant, ce n'est pas la même personne que j'y représente : liée à un contexte d'usage spécifique, chacun ne développe que certains axes, de l'entraide à la mise en relation, de la prospection à l'échange de savoir.

De nombreuses identités ne sont pas reliées à un portfolio unique, quoique je prenne le soin de les relier entre elles et/ou à l'espace central. Ainsi l'animateur d'une liste spécialisée sur les wikis de territoire n'est-il pas explicitement lié au consultant ou au développeur (il suffit cependant de regarder la signature mail pour faire le lien).

C'est un choix de ne pas relier explicitement des « casquettes » qui peuvent être autant de points d'entrée : ceux qui souhaitent relier les pistes le peuvent, mais il s'agit de ne pas afficher toutes les identités à ceux qui ne sont pas curieux de connaître l'approche globale d'une personne. Ceux que cela amusent peuvent jouer à un jeu de piste archéologique dans mon système d'information : j'ai fait le choix de ne rien supprimer - l'accumulation ultérieure d'informations et l'attention portée à divers sujets dans le temps font que ces couches s'empilent et disparaissent aux yeux de la majorité.

Il s'agit, outre le jeu, d'une stratégie de protection du temps libre liée à des fonctions qui peuvent vite devenir chronophages, notamment lorsqu'il s'agit de support en ligne et que les limites du champ d'intervention sont parfois floues : il est important de publier les bonnes informations au bon endroit mais pas nécessairement à tous et partout, quoique cela reste public en tous cas : question d'adéquation de ce que je considère comme une "interface personnelle" avec le contexte de diffusion : les membres de FormaVia ont aisément accès à mes coordonnées téléphoniques personnelles, "pour les besoins du service", mais je n'affiche pas celles-ci d'autres supports qui touchent des publics "hors-champ" (par ex. les présentations publiées sur slideshare).

 

Cheminement des publications

Mes publications sont essentiellement issues de la veille. Les articles « de fond », plus rares, sont généralement des réactions aux publications d'autres personnes, ou "commanditées" dans un contexte spécifique, à l'occasion d'un cours, d'une annonce ou d'une synthèse, d'un événement, de la constitution d'un dossier. Je considère que ce qui importe est davantage la diffusion et la consolidation de l'information que son annonce, aussi je préfère travailler du côté de l'architecture de l'information plutôt que de sa rédaction.

Mes publications « propres » sont généralement des cadres structurants pour d'autres : modèles d'événements, de documents. Comme en géographie le parcours du territoire commence par l'établissement d'un référentiel, par la pose de balises (plutôt que de frontières). Ces traces ne sont pas toutes publiques, loin s'en faut : listes de discussions et historiques des pages wiki rendent diffcile l'identification de mes contributions propres à des "édifices informationnels collectifs", mais nos propres savoirs sont construits sur ce qu'en ont transmis ceux qui nous ont précédé alors qu'importe !

Une bonne partie de mes publications "autonomes" (celles que j'ai écrites ou référencées et qui sont accessibles via une URL propre et publique) est organisée afin de faciliter la republication : les outils utilisés pour le stockage de la veille sont choisis en fonctions de leurs possibilités de rediffusion et d'export des données recueillies.

Ainsi mes signets sur Delicious, mes favoris sur Netvibes et Twitter, ainsi que les flux issus de divers sites personnels sont-ils agrégés et rediffusés sous la forme d'un flux global via la « maison ». Il est également très aisé de produire des flux thématiques à partir de ce « vivier » de ressources, que j'utilise notamment dans le cadre des formations que je propose.